GRAND DRAIN. -— DIMENSIONS, CONSTRUCTION ET INSTALLATION
le débit Q, évalué en mètres par seconde, sera (2) Q = SV = 4,12 S v/IÎ
La quantité d'eau que les pompes pourront enlever sur les cuirassés les plus généreusement dotés comme moyens d'épuisement n'excède pas 4 500 tonneaux à l'heure, ce qui est déjà un joli chiffre, si on remarque que c'est, en général, plus du tiers du déplacement ; celte quantité correspond à un débit de 1S250 à la seconde. Supposons la brèche ouverte à 4^,00 au-dessous de la flottaison, d'après la formule (2) la quantité d'eau qui pénétrera dans le navire en une seconde sera 8,24 S.
Puur que les pompes étalent la voie d'eau, il faut que
S < o^sisn
Or, la brèche qu'ouvrirait un coup d'éperon ou l'explosion d'une torpille aurait probablement â ou 3 mètres carrés. Il ne faut donc pas compter sur les pompes seules pour assurer la sécurité du navire dans le cas d'une attaque heureuse de l'ennemi. On voit combien il est indispensable d'établir un compartimentage étanche pour isoler Je compartiment endommagé du reste du navire.
Lorsqu'un compartiment se remplit, la vitesse avec laquelle l'eau monte ^a en diminuant et cette diminution de vitesse donne une indication utile pour repérer la hauteur de la brèche. Si l'épuisement est possible, on met les pompes en action pour vider le compartiment et faire une réparation provisoire.