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ACCESSOIRES DU GRAND DRAIN

pouvoir enlever plus aisément les saletés et aussi pour pouvoir donner de Tair et de la clarté au moment du nettoyage.

Lorsqu'on prévoit les trous d'homme à percer dans le vaigre pour pénétrer dans un compartiment du double fond où passe le drain, on doit avoir soin de les mettre à proximité des trous de visite afin de rendre l'accès de ceux-ci moins fatigant et plus rapide. Indépendamment de ces trous de visite intermédiaires, on ménage toujours une porte à chacune des extrémités du drain.

Dans le cas où le drain est à échelons, si les tronçons sont un peu longs, on met encore quelques trous de visite intermédiaires ; sur les nouveaux cuirassés, ils sont assez courts pour que ces portes soient inutiles.

308. Accessoires du drain, a) Soupapes, — Ainsi qu'il a été dit

plus haut, dans chacun des compartiments de la cale que le collecteur traverse et dans ceux auxquels il aboutit, on branche sur le drain un tuyau

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muni d'une soupape (S, PI. X) se manoeuvrant du pont principal. Il serait naturel de donner à la soupape et au bout de tuyau le même diamètre qu'au drain, cependant leur diamètre est souvent un peu inférieur à celui du collecteur (28*^™ par exemple pour la soupape relative à un drain de 35*").

En général la soupape est en bronze {fig. 543), elle repose sur un si^ en fonte que des boulons fixent au vaigre et à la collerette du tuyau branché sur le drain.

Dans le but de prévenir toute action galvanique on a, sur certains navires, substitué Tacier au bronze pour la confection de la soupape. La

fig, 544 montre une soupape de ce genre, très simple de construction, qui a été installée sur le Brenfius,

Une crépine en tôle de forme cylindrique empêche les saletés, qui pourraient être entraînées par Teau, d'arriver à la soupape et d'engorger son siège.

Les tringles qui permettent d'ouvrir ou de fermer les soupapes doivent toujours aboutir au pont principal. Ces tringles sont disposées, comme il a été dit p. 244 à propos de la manœuvre des vannes.

L'emploi d'un double drain est relativement récent en France. Sur tous les anciens bâtiments, le collecteur est formé par un tuyau unique placé à tribord de la carlingue, par exemple.

Alors, lorsque deux grand compartiments symétriques, tels que chambres de chauffe, chambres de machines, sont séparés par une cloison médiane étanche, chacun d'eux a une soupape spéciale, les deux bouts de tuyau aboutissant d'ailleurs au même point du collecteur dans une caisse unique. b) Robinets, ^-~ Au-delà du double-fond, on remplace souvent les soupapes par des robinets. C'est la disposition qui est figurée en R à l'avant du cuirassé représenté PI. X, sur le prolongement du drain.

c)Peet-valves, — 11 ne faut pas qu'une avarie locale du collecteur d'épuisement paralyse entièrement cet important organe. Aussi deux obturateurs, convenablement placés, permettent-ils de diviser, en cas de besoin, le drain en trois tronçons : chacune de ces divisions correspond à deux ou trois grandes pompes à vapeur et à une pompe à bras, représentant environ le tiers de la puissance totale des appareils de pompage attelés sur le drain. De la sorte, si une avarie quelconque se produit dans l'un des tronçons, on peut disposer du reste du drain sur lequel se trouvent attelés de puissants moyens d'épuisement.

Fig. 544

AGCES80IRB3 DU GRAND DRAIN

Comme obturateurs on se sert, en général, ie peet-valves. Nous donnons fig. 545 le dessin d'un des appareils de ce genre le» plus simples et les mieux compris. Il se compose d'une flasque en bronze A glissant devant les deux oriQces 0 et 0' de la boUe en fonte qui la contient. Cette flasque est actionnée à l'aide d'une tige filetée V qu'un volant force à monter ou à descendre. Quand la tige est descendue à bloc, la fiasque pressée par la vis se coince contre les rainure» servant de glissières et est appliquée fortement

Fig. 545

contre le bord de l'orifice. On obtient avec ces appareils une très grande étanchéité malgré la pression d*eau, ce qui n'a pas lieu avec un registre ordinaire.

Sur certains petits bâtiments, on a fait les peets-valves du drain en acier moulé. On gagne un peu de poids et on diminue les chances de corrosion du tuyautage en acier.

Enfin, sur quelques navires, pour faire communiquer les tronçons du drain, on a employé au lieu de peet- valves des soupapes identiques a celles qui servent à évacuer l'eau des compartiments de la cale dans le collecteur. Tels sont les organes de tronçonnement représentés en V, PI. X.

Sur les nouveaux navires où il existe deux drains, lorsque de grands compartiments du navire sont séparés par une cloison longitudinale placée dans l'axe, chacun d'eux est naturellement mis directement en communi-

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calion avec le drain situé du même bord. Cependant, il convient de relier les tronçons symétriques des deux collecteurs au moyen de bouts de tuyaux sur lesquels on interpose des peet-valves ; de cette façon les pompes attelées sur Tun des drains peuvent épuiser dans l'autre s'il y a lieu.

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