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BARRES AVEC MÈCHE INTERMEDIAIRE ET BIELLES

fois, Tune tirant, l'autre poussant : grâce à cette disposition, la mèche du gouvernail n'a à subir aucun effort de flexion et travaille simplement à la

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torsion; mais, par contre, il faut faire les bielles très robustes, pour les empêcher de fléchir à la compression.

b) Tiges. — Quand on se sert d'une paire de tiges, on installe une artir

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eulation à l'un des bouts de chacune d'elles et quelquefois aux deux bouts, en les disposant de manière qu'il n'y ait qu'une seule tige qui trayailie pour lirer la traverse de la mèche. Dans ce cas, il y a, outre Teffort de torsion, un effort de flexion sur la mèche. Mais les bielles sont plus susceptibles de rompre que la mèche et, en définitive, cette transmission par traction présente plus de sécurité que la précédente et est moins encombrante. Entre les deux, c'est celle que nous préférons.

c) Tire-veilles. — Au lieu de se servir de barres rigides pour transmettre le mouvement, on peut employer des chaînes. Dans ce cas, on place sur chaque mèche un barhotin ; on appelle ainsi un secteur en acier présentant des empreintes dans lesquelles viennent se loger les mailles de la chaîne ; sur chaque barhotin, on dispose un bout de chaîne pour Tenroulement, ces deux bouts sont reliés par des tiges. L'ensemble des chaînes et des tiges constitue une sorte de transmission funiculaire^ on la désigne, comme on fait souvent pour celles-ci, du nom de commande par tire-veilles.

L'avantage de cette disposition est, qu'en maintenant un écartement constant entre les deux tiges, elle permet, lorsque les deux mèches sont assez éloignées, d'établir entre elles une cloison étanche que les tiges, par suite de leur direction invariable, peuvent franchir à travers des presseétoupes, établis à la manière ordinaire. On peut, si on le trouve plus commode, croiser les tire-veilles; d'ailleurs rien n'empêche de faire de méine, si la transmission est eiTectuée au moyen de bielles ou de tiges.

La fig. 5 94 repiésente une transmission du genre de celle que nous venons de décrire, à tire-veilles croisées. On voit que l'une des tiges est remplacée sur une partie de la longueur par deux tringles en fer plat, laissant entre elles le jeu nécessaire pour livrer passage à la seconde. Il va de soi, en effet, que dans ce cas il serait impossible d'installer deux tiges semblables ayant leurs axes dans le même plan comme celles dont on se ser^ lorsque les bielles ne sont pas croisées.

Les chaînes qui s'enroulent sur les tourteaux à empreintes prennent do mou au bout d'un certain temps ; on doit installer des ridoirs sur les tiges, pour faire disparaître ce mou quand il se produit. Les fig. 595 et 595 ^ ' montrent la disposition de ces appareils. Ils consistent ordinairement en un noyau central N, formant un double écrou à deux 61etages en sens opposé, dans lequel pénètrent les deux vis v v qui terminent, la première, Tun des bouts de la lire-veille qui embrasse la fausse-mèche, la seconde, l'extrémité de la tige correspondante. En tournant l'écrou à 6 pansiN, on rapproche les vis v i? et on supprime le mou. On empêche le dévissage du ridoir en vissant à" bloc lescontre-écrous e.

d) Fausse-mèche. — La fausse-mèche est une barre cylindrique d'acier; la portion inférieure de cette tige joue le rôle de pivot et pénètre dans une crapaudine constituée par un manchon en acier moulé, solidement relié à la coque. Au fond de cette crapaudine est un grain d'acier dont le profil est un arc de cercle ; l'extrémité du pivot qui roule sur ce grain est arron-

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