‹ Architecture navale; construction pratique des navires de guerreChapitre 203 sur 290 · CHAP. XXXVI · texte numérisé non relu

CHAP. XXXVI

die de la même manière, de façon à réduire le frottement. Les seuls efforts que la fausse-mèche ail à subir sont dus à la flexion. Il est bon de soutenir son extrémité supérieure par un collier relié aux murailles du navire, afin d'augmenter sa résistance à ce genre d'effort.

La barre à chariot s'assemble directement sur la traverse capelée sur la fausse-mèche. Si donc» on emploie le dispositif de transmission par bielles ou tiges, on est amené à donner à cette traverse une forme de T, l'emmanchement de la barre se faisant sur le grand bras du T et Tattache des bielles ou des tiges au bout des deux pelita bras. La barre à chariot est quelquefois terminée par un tenon qui pénètre dans une mortaise de la traverse et est assemblée à celle-ci par deux boulons {fig. 596); il vaut mieux avoir recours à un emmanchement conique avec clavette {fig. 597), le tenon étant porté par la traverse et la barre terminée par une embasi

Covf^ àh

Vue Aortzoniale du Umn

-] lB,

Fig. 597

qui embrasse exactement le tenon et lui est reliée par une clavette.

Cependant comme le montage exige alors un peu plus de place dans le sens horizontal, on peut être, dans certains cas, amené à réaliser cette teoue au moyen de deux boulons.

455. Barre avec mèche fntermédialre et barre renversée. — Sur des bâtiments très fins de l'arrière, on peut, au Ueu des systèmes de transmission précédents, employer celui dit à barre articulée ou renversée. Dans ce dernier cas (fig, 598), la barre à chariot embrasse, comme précédemment, la mèche intermédiaire, mais elle se prolonge audelà de cette mèche et vient s'articuler à laide d'un boulon b dans un coulisseau c qui se déplace dans une rainure rectiligne r portée par l'extrémité d'une seconde barre B' attelée sur la mèche.

Iill«l...

TRANSMISSION PAR BARRB SANS CHARIOT CLCVATION

Fig. 598

456. Transmission par barre sans chariot. — • On peut, tout en agissant sur la mèche au moyen d'une barre, éviter les inconvénients dus au mou. grâce à une disposition ingénieuse en usage sur les paquebots des Messageries Maritimes. Supposons, comme précédemment, lesjpoulies réduites à leur centre et la barre à son axe OA, et les poulies

conductrices d*en abord M et N placées sur la corde de Tare sou tendu par la position moyenne OA et les positions extrêmes OA^ OA, {fig. 599) ;

402 CHAP. XXXVl. — GOUVERNAILS. ORGANES DC TRANSMISSION

mais au lieu de faire faire dormant à la drosse en tète de barre au point Â, imaginons qu'après avoir passé sur des réas placés d'une part en A, d'autre part en un point fixe C de la direction OA, elle vienne se frapper au point 0. Inclinons la barre de manière à l'amener à une position quelconque OA'. Quand nous supposions les deux cordons de la drosse frappés en A, il se produisait un mou m = n (a'A — aA') s'il y avait n brins. Dans notre nouvelle hypotbèse, le dormant étant situé au delà du point A, il faut tenir compte de rallongement subi par la longueur de drosse qui, lors'jue la barre est droite, va du point A au point 0. Or, cbaeun des bouls de la drosse s'est allongé sur co parcours de la quantité A'C -h CO — OA. Donc, si on détermine le point C de telle façon que

2 (A'C -h CO — OA) = 7n

le mou sera détruit.

Il est évident que la position du point C varie suivant l'inclinaison donnée à la barre ; mais, si on opère sur des inclinaisons variant de 5 à 6*^ jusqu'à 35** et sur des longueurs de barres allant de 1",700 à .S'^jSOO, on constate que le point C se déplace de quelques centimètres à peine sur la direction OA.

Il sufût, par conséquent, de choisir, entre les positions extrêmes trouvées pour C, un point quelconque, tout en se rapprochant davantage du point relatif aux inclinaisons maxima, auxquelles correspond le plus grand mou. Si on calcul»^ le mou qui reste, on n'aura plus qu'une valeur de trois ou quatre centimètres, qu'il est toujours facile de rattraper complètement.

Pour cela, le point C étant déterminé, au lieu de donner à la drosse la direction CO, on lui fera suivre une direction quelconque CO', la plus commode suivant les circonstances, et on fera dormant sur la tige d'un tendeur j qui aura précisément pour but de rattraper le peu de niou qui se produira encore.

La détermination du point C se fiît aisément en remarquant que dans le triangle A'CO, on connaît l'angle en 0 qui est l'inclinaison de la barre, le côté OA' = OA qui est égal à la longueur de la barre, et la somme des

deux autres côtés OC -hCA' = OA -\- -^, Pour plus de sécurité au lieu de

déterminer C de telle sorte que la somme des allongements des deux nouvelles portions A'CO de la drosse soit juste égale au mou à rattraper, on choisit ce point de telle sorte que cette somme soit inférieure de3à4cenlimotres à ce mou de façon que le leiHlenr se trouve toujours en force.

Dans la réalité, les différents retours, que nous avons supposé s'effectuer en de simples points, exigen t rétablissement de systèmes de poulies (/?^.600), mais on arrive toujours à une solution aussi satisfaisante en procédant par tâtonnement, après avoir pris comme point de départ le résultat obtenu «i raisonnant sur des points ou des lignes droites, ou, ce qui revient au

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