CHAP. XXXVII. — GOUVERNAILS. INSTALLATIONS POUR MANŒUVREB A BRAS
Au conlraire, les moyens d'action dont il sera question dans la seconde partie de ce chapitre sont de véritables moyens de fortune, auxquels on n'aura recours qu'à la dernière extrémité et dans des cas qu'il est bon de prévoir, mais qui sont heureusement peu fréquents.
Enfin, pour terminer, nous décrirons les principaux systèmes de freins auxquels il est nécessaire d'avoir recours, quand il faut immobiliser momentanément le gouvernail pour procéder à la réparation de la drosse principale, mettre en place la barre de combat, etc.
A. MAiNCEUVRES AU MOYEN DE ROUES A BRAS
4*70. Roues à bras arrière avec rinstallation ordinaire de commande mécanique du gouvernail. — Sur certains petits navires il n'y a pas de servo-moleur, sur les autres le servo>moieur peut être mis hors de service, il faut alors pouvoir manœuvrer à bras; un treuil appelé roue à bras est établi dans ce but, soit sur le prolongement même du servo-moteur^ soit au-dessous de cet appareil.
Dans le premier cas, il commande directement l'arbre du treuil sur lequel vient s'enrouler la drosse du chariot ; dans le second, il lui communique le mouvement au moyen d'une chatne-galle. Un embrayage permet de passer la commande par le servo-moleur à la commande au moyeu de la roue à bras.
On dispose plusieurs plans de rayons sur le treuil ; les rayons au nombre d'une dizaine sont encastrés, au pied dans le treuil, à l'extérieur dans un limbe concentrique au moyeu ; chaque rayon déborde le limbe en prenant la forme d'une poignée que les hommes saisissent peur manœuvrer la roue à bras. Le diamètre de la roue hors poignée dépend en partie de l'espace disponible à bord ; mais il convient de ne pas dépasser i™, 90 ; avec un diamètre plus grand les roues sont d'uno installation difOcile et la manœuvre en est pénible pour les hommes de petite taille.
Le nombre des plans de rayons dépend de la force qu'exige la manœuvre du gouvernail, on met, suivant les cas, deux, trois ou quatre plans, eeqai permet de faire agir quatre, six ou huit hommes. Les plans de rayons doivent être écartés d*une soixantaine de centimètres au moins pour que les hommes puissent manœuvrer la roue avec sécurité sans risquer d'être atteints par le plan de rayons qui est placé derrière eux.
Sur divers bâtiments, on a, en outre, disposé une roue à bras extérieure. Cette roue est munie d'un barbolin sur lequel s'enroule ou se déroule la drosse formée le plus souvent d'une chaîne ordinaire à maillons courts sans étai, ou d'une chatne-galle. Un arbre placé sous le pont blindé reçoit un barbolin semblable et, par un renvoi de mouvement, fait tourner l'arbre