‹ Architecture navale; construction pratique des navires de guerreChapitre 221 sur 290 · ROUES A BRAS ARRIÈRE AVEC LA COMMANDR MECANIQUE ORDINAIRE · texte numérisé non relu

ROUES A BRAS ARRIÈRE AVEC LA COMMANDR MECANIQUE ORDINAIRE

du tambour sur lequel est enroulée la drosse principale. Lorsqu'il y a une transmission rigide allant de l'aplomb du blockbaus au servo-moteur, on r utilise naturellement pour éviter de mettre de nouveaux arbres ; dans Tautre cas, on installe quelques bouts d'arbres supplémentaires.

Lorsque la roue reçoit une drosse en cbatne, celle-ci s'enroule sur un barbe tin portant généralement de huit à dix empreintes. On est quelquefois» amené à augmenter le nombre d'empreintes afin d'accroître l'écartement des deux brins de la drosse, ce qui peut être nécessaire pour tenir le» briAfi à ttOke distance eooTenable d'épontiilea, menitants de oliiisons, etc. . . qui se trouvent assez souvent dans Taxe du bâtiment, en dessous des dHpersiructnres sur lesquelles est posée cette roue à bras.

La roue extérieure est évidemment d'une surveillance plus facile pour l'officier de quart que la roue placée au-dessous du pont blindé. Mais comme on ne pourrait la garnir pendant le combat parce qu'elle serait trop exposée, sa présence ne dispense pas de la roue intérieure. D'ailleurs, en cas d'avarie du servo-moteur, la mise en service de la roue intérieure est plus rapide que celle de la roue extérieure. £n outre, cette dernière, placée aussi haut qu'on le voudra, est masquée sur les navires modernes par les superstructures de la passerelle, le blockbaus, les cbeminées et les mâts ; il est difficile de commander la manœuvre en se tenant à proximité, et il est beaucoup plus sûr pour l'ofGcier de quart de se tenir au poste de l'avant et de commander la manœuvre de la roue à bras intérieure par le porte-voix. Enfin un accident au servo-moteur, bien que très rare, peut arriver au moment du combat tout aussi bien qu'en temps oïdinaire; si une semblable éventualité se produit en présence de Tennemi, on aura immédiatement recours à la roue à bras intérieure. Il est donc naturel, si le servo-moteur est avarié à un autre moment, d'employer le même moyen, car il y a toujours grand intérêt à ce que tous les services du bord soient organisés en cours normal de navigation de la mêoae manière qu'au moment du combat.

11 semble donc que Ton doive regarder comme suffisante la roue à bras intérieure; sur beaucoup de bâtiments récents, on n'a installé que celle-là, et cet exemple nous parait à imiter dans tous les cas.

Nous ferons cependant exception pour ceux des croiseurs destinés aux stations lointaines qui reçoivent une voilure ; en effet, lorsqu'on marcbe à la voile, il est bon que l'officier de quart soit placé à l'arrière du mât d'artimoai, pour pouvoir embrasser d'un coup d'œil toute la voilure. Il est nécessaire, en conséquence, d'installer, en prévision de la marche à la voile, un poste à l'arrière, et, comme la manœuvre du gouvernail doit, dans le cas exceptionnel où on n'aurait pas de chaudières allumées, se faire à bras d'booimes, TinstalLation d'une roue sur la dunette est admissible. Elle n'est d'ailleurs pas indispensable, même dans ce cas, si on a eu la précaution très naturelle de disposer au même endroit un poste de commande du servo-moteur. Sur ces navires, il y aura presque toujours une chaudière

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