DU NAVIRE
521. Classification des efi*orts« — S'il est indispensable de s'opposer à tout changement de forme du navire dans le sens de la longueur, il n'est pas moins nécessaire de maintenir l'intégrité de forme des diverses sections transversales. On peut considérer plusieurs cas.
i** Le navire est échoué et supporté seulement par sa quille ;
2° le navire flotte en eau calme ;
S*» le navire flotte sur mer agitée.
530 CHAP. XXXIX. — EFFORTS AUXQUELS SONT SOUMISES LES COQUES DES NAVIRES
5t^2« IVavire échoué et supporté par sa quille. Action de la pesanteur, — Lorsque le navire, échoué sur les lins d'un bassin de radoub ou sur le fond dans un port à marée, est uniquement supporté par sa quille, il subil, de la part du sol, une réaction verticale R, égale et contraire à son poids D, qui s'exerce dans le plan longitudinal. Le poids qui faîtéqui* libre à coite réaction peut être décomposé en deux forces verticales d, égales à la moitié de la précédente, et appliquées au centre de gravité de la coque et du chargement de chaque bord. Si on considère un })ord seul,
chacune des forces d dirigée de haut en bas constitue avec la force ~ dirigée
de bas en haut un couple qui tend à briser le navire suivant le plan longitudinal et à faire baisser le tournant de la ra.le en produisant un afîaissement des murailles. Plus le couple en question sera grand, plus la teodance à la déformation sera considérable. Sur un cuirassé dont les murailles sont chargées d'un énorme poids de blindage, le centre de gravité du demi-navire pourra se trouver reporté tout à fait en abord ; il sera donc bon de prendre des précautions spéciales. D'ailleurs pour les bâtiments de combat ces conditions ne se présentent guère qu'au moment où le navire passe au bassin, et ses flancs sont alors soutenus par des ventrières (*) placées sous la cale et par de nombreuses et solides accores. En cas d'échouage sur une côte, il est rare que le navire reste absolument à sec, et, si Feau vieni à baisser beaucoup, le bâtiment se couche en s'appuyant à la fois sur sa quille et sur le tournant de la cale. Néanmoins on conçoit qu'il y ait certaines circonstances où des efforts de ce genre puissent agir avec une grande intensité, par exemple lorsqu'on lance un croiseur cuirassé avec son blindage en place. Le navire doit être étudié en vue de ne pas se déformer même lorsqu*il est ainsi abandonné en n'étant supporté que par sa quille.
^^il. \avlre flottant en eau ealme. a) Action des forces verticnlesy pesanteur et poussée. — Lorsque le navire flotte en eau calme, la tendance à la déformation transversale sous l'action de la pesanteur est évit demment moindre que dans le cas précédent. Si on imagine comme tout à
l'heure le navire coupé en deux parties égales par le plan diamétral, le demi-poids du navire est appliqué au même point que précédemment,
mais la réaction ^, égale et contraire à d, au lieu de s'exercer dans le plan
lonifitudînal, est appliquée au centre de carène du demi-navire fictif, à ^ une certaine distance de l'axe ; le bras de levier du couple est donc bien
r moins grand et le moment beaucoup plus faible.
• b) Tendance à Vécrasement sous la pression horizontale de Veau. —
Jusqu'ici nous ne nous sommes occupé que des composantes verticales de
(*) Chantiers de bois qui sont travaillés de manière à épouser la forme dessectioas transversales du navire aux points où ils sont disposés.