‹ Architecture navale; construction pratique des navires de guerreChapitre 26 sur 290 · CHAP. XXIII. — CONSTRUCTION DES CLOISONS ET ANCHES · texte numérisé non relu

CHAP. XXIII. — CONSTRUCTION DES CLOISONS ET ANCHES

ordinaire, dans laquelle on respecte la continuité du revêtement inté rieur.

Sur les navires à pont blindé unique chaque cloison monte jusque sous le platelage du pont blindé, auquel elle est tenue par deux cornières. Sur les cuirassés, type Lazare Carnot, où le pare-éclals constitue un véritable vaigrage, on limite la cloison à ce revêtement, exactement comme dans les fonds et en abord. Enfin, lorsqu'il y a deux ponts blindés, le mieux est d'arrêter la cloison de la cale au platelage du pont blindé inférieur, et de constituer au moyen d'une cloison séparée la partie comprise entre les deux ponts blindés. Au contraire, les plates-formes et les ponis ordinaires en tôle sont interrompus à la rencontre des cloisons et viennent simplement reposer sur celles-ci par l'intermédiaire de deux cornières qui font l'office d'un barrot.

Les cloisons étanches longitudinales sont construites d'une manière analogue ; leurs montants sont, comme nous Tavons dit, disposés au droit des barrots pour économiser les épontilles. Si ces cloisons se trouvent dans une partie non vaigrée, il est ordinairement possible de les faire tomber sur une carlingue intercostale étanche. Si cela présente quelque difficulté, on arrête les tôles de la cloison un peu plus haut, et on établit entre leur pied

Fig. 331

et la carlingue voisine un fond horizontal de peu d'étendue qu'il est facile de faire étanche. Les montants se prolongent jusqu'à la membrure et la partie horizontale est soutenue par des bouts de cornière. La fig, 331 montre une disposition de ce genre. On prend, bien entendu, les précautions

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