‹ Architecture navale; construction pratique des navires de guerreChapitre 27 sur 290 · ATTACHES DES CLOISONS · texte numérisé non relu

ATTACHES DES CLOISONS

requises pour obtenir l'étanchéité au passage de la membrure à travers la lisse. La cornière que nous avons représentée, derrière cette membrure, se retourne pour former un cadre complet dans chaque maille.

Lorsqu'il existe un vaigrage, on fait également tomber, dans la plupart des cas, le pied de chacune des cloisons latérales à l'aplomb d'une lisse. C'est évidemment la meilleure disposition à donner à ces divers éléments pour constituer un ensemble bien rigide ; mais, au point de vue de la solidité de la cloison prise isolément et de son étanchéité, cela n'a pas d'importance. L'attache d'une cloison latérale avec le vaigrage est faite assez souvent au moyen d'une simple cornière, placée du côté de Tintérieur, à cause de la difficulté d'équerrer la cornière que l'on mettrait dans l'angle aigu situé du côté de l'extérieur. Lorsqu'on a affaire à une cloison d'une grande hauteur, on tâche cependant de doubler cette cornière ; c'est ainsi qu'on opère également pour l'attache des cloisons placées dans l'axe du navire, la difficulté précédente n'existant pas dans ce cas.

Les montants des cloisons transversales et longitudinales sont reliés à la membrure ou au vaigrage, au bordé ou aux barrots du pont blindé et des ponts intermédiaires au moyen de petits mouchoirs en tôle, fixés d'une part aux montants et reliés d'autre part aux pièces en question. Cette dernière attache se fait, soit directement par quelques rivets si les deux faces du montant et de la pièce sont dans un même plan, soit par un bout de cornière ou un bord tombé, dans le cas contraire.

En un mot, on emploie les dispositions très simples qui ont été décrites et figurées chap. X quand on a étudié l'attache des barrots sur les cloisons étanches, attache qui est un cas particulier du système de consolida* tion dont nous nous occupons maintenant. On réalise ainsi une consolidation analogue à celle obtenue au moyen de taquets spéciaux pour les cloisons transversales libres sur une grande hauteur. Lorsqu'il s'agit d'une cloison longitudinale, la paroi étant en général abandonnée à ellemême sur une grande longueur, il importe le plus souvent de mettre de semblables mouchoirs.

Nous avons supposé qu'il existait des montants, cela n'est pas obligatoire, les cloisons plissées n'en comportent pas. Il ^est tout aussi indispensable cependant de bien encastrer ces cloisons au pied et à la tète ; on dispose donc des taquets qui s'appuient, d'une part sur le vaigre ou sur le pont, d'autre part sur la cloison. Le mode le plus simple consiste à mettre à une distance de 1",20 environ, correspondant à un multiple de la longueur des ondulations, de simples trapèzes (^) en tôle fixés par des bouts de cornière au vaigre ou au pont d'un côté, à la cloi-

0) Ces trapèzes sont, à bien prendre, des taquets triangulaires en tôle, dans les* quels on aurait abattu Tangle droit ou légèrement obtus placé au sommet des deul petits côtés, pour réserver le passage d'une cornière.

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CHAP. XXm. CONSTRUCTION DES CLOISONS ETANCHES

son de Tautre. Cette forme de trapèze, qui laisse dégagée la cornière de pied ou de tète c, est nécessaire pour permettre de faire ou de reprendre le matage de cette cornière qui doit être étanche. Sur le Brennus, on a employé une disposition plus coûteuse, mais qui donne à la fois une rigidité un peu plus grande et surtout un aspect très décoratif. On a disposé deux bandes de tôles longitudinales A, de 7 millimètres d épais, seur, découpées comme l'indique la fig. 332, une de chaque côté de la

Fig. 332

cloison. Ces tôles s'écartent de la cloison de manière à former un épatement total de 50 centimètres, soit 250 millimètres de chaque côté de Taxe de la cloison, au pied et à la tête. Elles sont rivées d'une part directement sur la cloison et d'autre part sur le vaigre ou le pare-éclats par une cornière continue es? de 75 X 75 (9^,9). De petits taquets t en tôle emboutie placés au pied des tôles ondulées complètent la liaison.

Dans les soutes à charbon l'effort de poussée, exercé par ce combustible sur les parois, oblige à maintenir en outre la cloison au moyen de tirants horizontaux ou inclinés qui relient entre eux les montants de deux cloisons latérales, ou les montants d'une cloison latérale et la membrure. Ces tirants sont le plus souvent formés d'une cornière ou d'un fer à T relié au montant au moyen d'une petite équerre en tôle, comme on peut le voir

fig. 331.

211. Passage des liaisons. — L'étanchéité des cloisons qui n'est obtenue que grâce à des soins multipliés ne doit pas être compromise par le passage de liaisons longitudinales ou transversales qu'il n'est cepen* dant pas possible d'interrompre à chaque cloison, sans leur faire perdre

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