‹ Architecture navale; construction pratique des navires de guerreChapitre 261 sur 290 · GHAP. XXXIX. EFFORTS AUXQUELS SONT SOUMISES LES COQUES DES NATIHES · texte numérisé non relu

GHAP. XXXIX. EFFORTS AUXQUELS SONT SOUMISES LES COQUES DES NATIHES

Sous raction de la force d'inertie du canon Tangie du pont et de la marailïe tendra à se refermer à tribord et à s'ouvrir à bâbord. — Ceci s'applique évidemment à tous les poids fixes et mobiles du bâtiment. Sous raction des forces d'inertie les angles des ponts avec la muraille, et surtout ceux du pont supérieur» tendent alternativement à s'ouvrir et à se fermer; ils supportent des efforts analogues à ceux qu'on fait subir à deux panneaux de menuiserie qu'on veut disjoindre.

Si, poussant plus loin cette dernière comparaison, on envisage le navire comme une grande caisse dont le pont des gaillards forme le couvercle, les parties comprises de chaque bord entre ce pont et le tournant de la cale constituent les flancs, et la partie inférieure d'un tournant de la cale à l'autre le fond, on aura une idée assez exacte des points où les efforts de dislocation sont particulièrement à redouter : ce sont les tournants de la cale dans le bas et les points de jonction du pont des gaillards et de la muraille dans le haut.

Les constructeurs n'ont pas l'habitude de se préoccuper d'évaluer ces eilorts de dislocation qui d'ailleurs ne donnent plus lieu aujourd'hui aux mêmes traces de fatigue qu'autrefois depuis qu'on emploie le fer et l'acier dans la charpente des navires. Cependant M. le professeur Rankine a proposé la règle approximative suivante : en appelant

fi, le moment des forces de dislocation ; c, le creux ;

l, la largeur du navire ;

R, le moment de redressement au moment oii l'inclinaison maximum est atteinte :

M. Whiie, après avoir rappelé cette formule dans sa « Naval architecture », fait à ce sujet quelques remarques pleines d'intérêt pratique, c Ed c appliquant cette règle à deux types de bâtiments, l'un ayant une courte c période de roulis comme les navires de la classe du Prince Consort, l'autre f une longue période comme ceux de la classe Hercules, on voit un rec marquable contraste. Des observations exactes montrent que Vffercules < roule seulement de 15^ de chaque bord sur la verticale, tandis qu'un cui- « rassé transformé roulait de 30° de chaque bord. Supposons ces deux c nombres bons. Pour ces deux vaisseaux les valeurs respectives de ^ et c

« sont à peu près les mêmes, le rapport ~ étant d'environ 1/3 pour

C chaque navire. En admettant ce rapport, on trouve que le moment des « forces de dislocation lorque le Prince Conso7*t a ses roulis les plus durs « doit être d'environ 2 200 tonneaux-mètres tandis que le moment corres-

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