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CALCUL DE LA RESISTANCE DE LA COQUE A LA FLEXION LONGITUDINALE

Nous avons vu qu'en France on admet pour M la valeur déduite de la relation

on a donc pour la valeur de R à la fibre la plus chargée

^ Mu DLu

1 "~ 3or

Les calculs se font en considérant comme fibres extrêmes le pont le plus élevé d'une part, et le galbord ou la quille saillante d'autre part.

Pour les cuirassés dont les œuvres-mortes sont rapportées, on ne tient généralement pas compte de la résistance de cette partie, et on prend la ligne milieu du pont blindé comme fibre supérieure. Cette manière de faire est assez rationnelle, car en temps de combat les œuvres-mortes peuvent être fort endommagées ; d'ailleurs leur introduction dans le calcul augmente peu le moment d'inertie et relevant beaucoup la fibre supérieure conduit souvent aune charge plus élevée. Cela prouve que les ponts supérieurs seraient les premiers à se rompre, ce qui ne présente pas du reste d'inconvénient majeur. On fait souvent aujourd'hui le calcul dans les deux cas ; en supposant d'abord le bâtiment intact, et ensuite en le limitant au pont blindé.

Pour avoir le moment d'inertie I, on fait la somme des moments d'inertie de toutes les sections des pièces longitudinales de la charpente que l'on rencontre sur la coupe au maître (bordé, vaigrage, bordé de pont, lisses, etc.) sans différencier celles qui sont continues de celles qui ne le sont pas. Quelquefois même, on ne déduit pas la totalité des évidements pratiqués dans les lisses non étanches et on compte les couvre-joints. Ajoutons que, lorsqu'il s'agit d'un cuirassé qu'on suppose limité au pont blindé, on a rhabitude de faire entrer ce pont pour le tiers de son épaisseur.

Le moment d'inertie par rapport à la fibre neutre s'obtient comme nous venons de le dire en faisant la somme de tous les moments élémentaires. Pour calculer ceux-ci, on sait que le moment d'inertie d'une petite surface b> par rapport à un axe xy est égal au moment d'inertie pris par rapport à son centre de gravité augmenté de la quantité wa*, a étant la distance de son centre de gravité à la fibre neutre. Pour les éléments des tôles et des sections des fers profilés que l'on a à considérer, le moment d'inertie par rapport au centre de gravité de la petite surface est, en général, négligeable (*) et Ton se contente de prendre (oa*.

(i) Cela est à peu près vrai si on compte tôle par tôle ; mais si on prend plusieurs tôles ensemble comme on le fait quelquefois, les moments d'inertie élémentaires ne sont plus négligeables. Pour le montrer, supposons par exemple une cloison en tôle, d'épaisseur «, constituée par 5 virures longitudinales de hauteur l chacune.

Si on compte virure par virure, on a pour une seule tôle

. tf/3

Pour évaluer les distances a du centre de gravité de chacune des petites surfaces élémenlaîres à l'axe neutre mn (fig, 6G3), il faut avoir préalablement la position de cet axe. Or, lorsqu^on considère toute la matière delà

Fig. 6G3

section comme travaillant réellement, sans tenir compte du rivetage, l'axe neutre passe par le centre de gravité de la sec lion transversale du navire. Il suffit donc de déterminer ce dernier point en prenant les moments wrfde toutes les petites surfaces w par rapport à une ligne horizontale quelconque, au trait de dessous-quille par exemple, d représentant la distance du centre de gravilé de chaque petite surface à celte ligne arbitraire. Si on appelle

et pour rensemble des cinq tôles

Si on compte toutes les tôles ensemble, on a de suite

le nombre obtenu par le second procédé est donc 5 fois plus grand que l'autre. On conçoit que, si on en use ainsi dans un certain nombre de cas, la somme des moments partiels cesse d'être néLrlijijeable.

il convient de remarquer que, jwur que îe calcul soit aussi exact que possihlt\ il faut que les éléments sur lesquels on opère n'aient pas une grande hauteur: mais comme nous l'avons déjà sp^'^cifié, il s'agit plutM de calculs comparatifs que d'une méthode exacte, aussi ou ne saurait trop recommander d'adopter pour tous les projets une même manière de compter.

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