‹ Architecture navale; construction pratique des navires de guerreChapitre 61 sur 290 · BOULONS PRISONNIERS DU CREUSOT · texte numérisé non relu

BOULONS PRISONNIERS DU CREUSOT

l'on emploie pour les cuirasses de ceinture des plaques, dites de diminution, dont l'épaisseur tombe de 40 à 25 centimètres en allant des environs de la flottaison au can inférieur, de même il est rationnel pour les ponts protecteurs de diminuer l'épaisseur de la dernière plaque du talus.

Quand les ponts sont à ligne brisée, on emploie toujours, en France, des plaques de cuirasse appliquées sur une ou le plus souvent sur deux . tôles de platelage. Les plaques sont, en effet, comme nous venons de le dire assez faciles à fabriquer dans ce cas ; on doit d'ailleurs éviter dans le tracé toutes les complications de forme qui peuvent augmenter leur prix, ainsi la plaque supérieure du talus doit avoir la forme 1 {fig. 372) et non la forme 2.

Fig. 371

Des ressauts légers en passant d'un des pans au suivant ne présentent aucun inconvénient.

Lorsque le pont a une courbure continue, il est plus simple d'avoir recours à un cuirassement en plusieurs épaisseurs de t(Mes; le pont du Sicrcouf est Axé par quatre épaisseurs de tôles, celui du Dupuy-de-Lome (*) par trois. Ce système est évidemment beaucoup plus économique, et s'il y a, au point de vue de la résistance, une très légère '^*

infériorité, due au fractionnement en plusieurs épaisseurs, on la compense et au delà lorsque, comme sur le Dupuy-de-Lôme, on profite de la moindre épaisseur des tôles, pour employer de l'acier spécial beaucoup plus résistant que le fer et l'acier sous môme épaisseur.

Les ponts blindés des bâtiments étrangers sont presque toujours eu plusieurs épaisseurs de tôle, quelle que soit leur forme. La surépaisseur à donner à la partie baute du talus s'obtient en rajoutant une tôle à cet endroit.

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