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CONSTITUTION DES TUBBS : PALIER ET PRESSE-ÉTOUPES

Chaque tube se compose d'an cylindre en lùleavec couvre-joînt extérieur à deux rangs de rivets. L'épaisseur de la tôle employée pour la confection de ces tubes varie de 12 millimètres sur les grands cuirassés à 6 millimètres sur les torpilleurs. Quelquefois on forme le tube de deux épaisseurs de tôle qui servent mutuellement de couvre-joints.

Lorsque le tube n'a pas un diamètre trop considérable, on le fait en acier moulé.

b) Palier. — L'arbre porte-hélice vient reposer à sa sortie du navire sur un coussinet en bronze garni de bandes de gaVac avec un jeu suffisant pour que le gonflement du bois ne produise pas de coincement. Ces bandes qui sont représentées, soit en vue, soit en coupe, sur les diverses figures de détail (fig[. 404, 406), butent par une de leurs extrémités contre im ressaut venu de fonte avec le coussinet en bronze, et par l'autre contre une rondelle annulaire maintenue fixe par des vis, de telle sorte que le gaïac ne peut se déplacer dans le sens de la longueur. Les angles intérieurs des bandes de gaiac reçoivent de légers chanfreins dans lesquels l'eau peut circuler librement. On a trouvé que dans ces conditions le frottement était très doux et l'usure faible. En outre, le coussinet est en deux morceaux installés de telle façon qu'on puisse faire passer la moitié supérieure à la place du demi-coussinet inférieur, quand celui-ci est trop usé. Lorsque l'arbre est placé dans l'axe, ce coussinet arrière est logé dans l'étambot. S'il s'agit d'un arbre latéral, il est installé au voisinage de la sortie, dans les conditions qui seront indiquées plus loin.

c) Presse^toupes. — Le presse-étoupes (fi^. 405) est formé par une boite à étoupes en bronze à l'intérieur de laquelle on bourre des tresses de chanvre carrées, boiyllies dans du suif. On serre ces étoupes au moyen d'un presse-garnitures qu'on enfonce plus ou moins en agissant sur les écrous de boulons fixés sur une collerette placée en avant de la boite. En marche, le presse-étoupes ne doit pas être trop serré.

Si la boite à étoupes était en une seule pièce et le presse-garnitures aussi, il ne serait pas possible de les mettre à poste après la mise en place de l'arbre. On les fait en deux pièces demi-oylindrlques réunies par des boulons à oreilles. C'estJune*disposItion générale qu'on retrouvera employée dans tous les cas analogues.

Vers le milieu de la hauteur de la botte à étoupes se trouvent de petites vis que nous n'avons pas représentées pour simplifier les dessins, et dont le but est de permettre de regarnir le presse-étoupes en marche. Ces vis traversent la boîte et peuvent venir presser sur les tresses. Après avoir comprimé à l'aide du presse-garnitures les tresses déjà placées, on serre ces tresses au moyen des vis en question de façon à les empêcher d'être chassées par la pression de l'eau. On peut alors dégager le presse-garnitures et ajouter de nouvelles tresses.

L'arbre est recouvert de manchons en bronze à son portage dans le coussinet et à son passage dans le presse-étoupes. Cette disposition est

indispensable pour éviter l'usure rapide qui se produit sur les pièces de fer ou d'acier frottant dans Teau.

255. Tubes d*étainbot. — Dans le cas où il s'agit d'un tube placé dans l'axe (*), ce qui se présente sur les navires à une ou à trois hélices, le cylindre en question prend le nom de tube (Tétambot. Il vient se river à l'avant par l'intermédiaire d'une cornière avec une cloison éfanche, ou, quand il s'agit d'un bâtiment de petite dimension, avec une simple surélévation de la varangue. C'est cette cloison ou cette varangue surélevée qui porte le presse-étoupes au moyen duquel on interdit l'entrée de l'eau à bord. A l'arrière, le tube se loge à l'intérieur d'une feuillure pratiquée dans un renflement de l'étambot (fig. 404). Entre la cloison ou la varangue du presse-étoupes et l'étambot, le lube est relié par une collerette en cornières à chacun des couples qu'il traverse.

S56. Tubes de sortie des arbres latéraux. — Lorsqu'il y a deux ou trois hélices, le tube de sortie de chacun des arbres latéraux rencontre la muraille sous un angle assez faible. Cela complique un peu la

Fig.399

construction dans le voisinage de la sortie. Le tube rencontre, en efîet, un certain nombre de membres. Si on ne veut pas les couper, on est conduit à les infléchir de manière à leur faire contourner le tube ; mais en agissant ainsi, on produit une déformation de la carène, nuisible à la marche. Aussi préfère-t-on couper franchement la plupart des membres rencontrés par le tube, en se bornant k infléchir ceux qui n'ont besoin que d'être déviés légèrement.

Ce mode de construction permet de ne pas altérer d'une manière sensible les formes de la carène. La fig, 399 monlre la déviation des couples à la

(*) Voir sur la fig. 398 la coupe par l'axe de l'arbre central.

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