TUBES DE SORTIE DES ARBRES LATERAUX
peu près avec celui de la panne verticale de la cornière inférieure, / le contour du trou ouvert dans le bordé. Les coupes faites dans la figure précé-
Fig. 401 dente permettent en même temps de se rendre compte de la façon dont le
axe de làrbre porte Ihélice
Fig. 402
tube est relié aux couples et de la manière dont ceux-ci sont déviés dans la partie qui avoisine TorîGce de sortie.
La fiç. 401 représente la seconde des dispositions que nous avons men-»
CHAP. XXVIÏ.
OUVERTL'HKS AU-DESSOUS DE LA FLOTTAfSO.S
tioniiées plus haut. La collerette en tôlerie reliant le tube à ta torjueeât remplacée par une robuste pièce d'acier moulé. La solidité est aussi graadf* et le travail est plus simple.
Enfin le tube peut être constitué par une pièce d'acier moulé alhat de la sortie à la cloison du presse -étoupes. Telle est la disposition îodîquée fig. 402.
2o7. Tubes de sortie sur les navires reeouveris» 0*1111 «loublaiçe en cuivre. — Lorsqu'il s'agit d'un bâtiment en acier rovùUi de bois et doublé de cuivre, on i>eut employer un dispositif analogue àTun ou l'autre des deux derniers que nous venons de décrire.
Si on fait le tube en tôlerie sur presque toule sa longueur, on remplace la collerelle en acier moulé par une collerette en bronze. Seulement cetl(* pièce est un peu plus compliquée; car au lieu de recevoir seulement Taboutissement du tube en acier, elle est façonnée de manière à logpr les alx)u!s du plan ou des deux plans qui recouvrent la carène.
Si le tube est massif, la même précaution est à prendre. Ln ftg, 403 rela-
tive à un navire à bordé en acier recouvert de deux plans do bais mmilre comment se font ces aboutissements.
Nous préférons beaucoup les tubes massifs en bronze. Ils sont ïM^nt-ètrc un peu plus lourds; mais, en supprimant les effets galvaniques, tW^ cUiifrereux dans une partie où Teau est agitée, ils assurent une entière sêcurilt' que Ton ne peut avoir avec l'autre système. On remarquera, en elTel, que ïe presse-étoupeset la boîte du coussinet étant également en bronze, loiitf^i les surfaces baignées par l'eau à l'intérieur du tube sont de mt'me métal» il suffit pour n'avoir aucune action galvanique à redouter de garnir l'arbi'e d'une cbemise en cuivre comme nous allons l'indiquer.
258. Préservation des arbres porle-liéliee au clelii «lu presse-éloupes. — Sur les navires construits jusqu'à ces dcrdw^^
PRÉSERVATIOX DES ARBRES PORTE-HELICE AU DELA DU PRESSE-ETOUPES IGl
années, La construction des tubes de passage des arbres porte-hélice était un peu plus compliquée : l'hélice qui, aujourd'hui, est assez souvent en acier, était toujours en bronze. Cela aurait sufti pour provoquer une oxydation rapide de l'arbre près du moyeu de Thélice. D'ailleurs la corrosion n'est pas moins à craindre à Tintérieur du tube; on doit en effet placer des manchons en bronze sur Tarbre au portage des coussinets, non seulement pour diminuer le frottement sur le bois de gaïac dont est garni le coussinet» mais aussi à cause de l'usure excessive à laquelle sont sujettes toules les pièces d'acier exposées à des frottements dans Teau.
Si donc on ne prend pas de précautions spéciales, il se produit une action galvanique qui fait rouiller l'arbre. L'eau étant continuellement en mouvement au voisinage de l'arbre, il résulte de celte agitation un dégagement d'air qui favorise la corrosion, et la rouille se détache bientôt, mettant à nu une partie piquée prête à subir une nouvelle attaque. Ces usures locales peuvent entraîner la rupture de l'arbre.
Pour préserver l'arbre de l'oxydation, on avait autrefois l'habitude de le recouvrir, jusqu'à sa rentrée par le presse-éloupes, d'une che^nise de cuivre rouge chaudronnée c {fig. 40 i^. 11 était alors utile de protéger le tube luimême contre l'oxydation, qu'on avait à redouter parce que l'eau, pénétrant librement dans le tube jusqu'au presse-étoupes,conslituail le liquide d'une pile dont le tube était l'élément électro-positif et la chemise l'élément électro-négatif. Dans ce but, on plaçait à l'intérieur du tube en tôle d'acier ou de fer, un autre tube concentrique en tôle de cuivre /, ce second tube était
Fi-. 404
isolé du premier par une couche de suif, coulé à chaud après sa mise en place, et ne le touchait que par des portées ménagées à ses extrémités. Il était, en outre, soutenu par une cale longitudinale qui l'empêchait de fléchir. Sur les navires récents, les arbres porte-hélice ne sont pas chemisés, ils sont simplement garnis de manchons en bronze au portage des coussinets et des presse-étoupes, et l'arbre est protégé au voisinage de ces manchons par une collerette d'un alliage à base de zinc, connu sous le nom de métal
162 CHAF. XXVll. OUVERTURES AU-DESSOUS DE LA FLOTTAISON
Feutonj disposé à chaque exirémité de ces manchons. Les portées en bronze sont indispensables, car toute pièce d'acier exposée à des frottements dans 1 eau s'use avec une extrême rapidité. Mais Texpérience a paru montrer que, sur les navires en acier, iL n'y avait pas d'inconvénient majeur à supprimer la chemise, même si Thélice était en bronze.
La disparition du chemisage, en entraînant colle du tube intérieur en cuivre, a simplifié la construction. Toutefois nous pensons que la garantie est plus grande quand, au lieu de rapporler de simples rondelles sur l'arbre au voisinage du coussinet, on le recouvre entièrement de l'alliage en question dans la partie baignée par l'eau de mer jusqu'au presse-étoupes. Les traits de force, qui sont placés autour de l'arbre sur les différentes figures relatives aux sorties d'arbre, représentent du métal Feuton, à moins qu'il ne soit indiqué dans le texte ou sur la figure qu'on a affaire à une chemise de cuivre.
La suppression de la chemise en cuivre a été étendue dans ces derniers tenïps aux navires à coque en acier doublés en cuivre. Cette extension n'est ]>as justifiée; il est prudent sur ces navires de conserver le chemisage. D'ailleurs il n'y a nullement besoin de tube intermédiaire entre l'arbre et le tube en bronze, tout danger d'action galvanique disparaissant si on fait celui-ci d'une seule pièce allant jusqu'au presse-étoupes, ainsi que nous l'avons recommandé.
Nous signalerons enfin le procédé de M. Miidd qui consiste à recouvrir l'arbre au moyen d'un étui en caoutchouc emmanché entre les deux portées en bronze du tube. Les portées dépassent les paliers de 15 centimètres environ ; elles sont travaillées à leurs extrémités suivant un profil triangulaire. L'arbre est décapé aussi complètement que possible, puis recouvert d'un enduit spécial capable d'adhérer parfaitement au caoutchouc. On met alors en place le manchon en caoutchouc qui couvre à la fois l'arbre et le prolongement des porlées, et les extrémités de l'étui sont ligaturées au moyen de fils de cuivre placés sur une toile métallique.
259. InHtiUlation des paliers de sortie. — Une autre modification assez importante est relative à la sortie des arbres porte-hélice latéraux. L'arbre porte-hélice ne porte pas simplement sur le presseétoupes situé à l'avant du tube, il vient, comme on l'a vu, reposer à sa sortie du navire sur un coussinet en deux pièces, garni intérieurement de bandes de gaïac mises en place avec un jeu suffisant pour que le gonflement du bois ne coince pas l'arbre. Lorsqu'il s'agit d'une hélice diamélrale, le coussinet en question est logé dans l'élambol (voir flr/, 404) ; s'il y a deux hélices latérales, on peut loger le coussinet à l'intérieur même du tube {fig. 400 et iOlj, c'est ce qui se fait en général aujourd'hui.
Dans la disposition représentée fïg. 405, on voit à l'intérieur du tube T, un manchon M, en acier moulé, qui sert à reporter le coussinet porte-gaïac en arrière de la cloison du presse-étoupes, tout en permettant d'opérer le