TLBES DES ARBRES PORTE-HELICE DES NAVIRES ANGLAIS ET AMERICAINS
serait bon de savoir si les paliers qu'on a trouvé avantage à supprimer étaient prolongés par des ogives bien dessinées. Le coussinet intérieur nous paraît certainement préférable, mais il est bon de le rapprocher autant que possible de la sortie; il ne faut pas, comme on le fait quelquefois, le disposer contre la cloison du presse-étoupes, car alors l'eau qui s'introduit dans le tube ne rencontre aucun obstacle qui Tempèche de sortir quand le navire marche avec une certaine vitesse. Ce phénomène tendant à produire le vide dans le tube, l'eau expulsée doit être remplacée par une nouvelle quantité de liquide, ce qui occasionne des remous dont l'action peut être nuisible. Si le coussinet est placé à* la sortie de l'arbre, l'eau ne peut s'échapper aussi librement, et les remous sont moins importants et moins défavorables. D'ailleurs il nous semble qu'il serait bon dans tous les cas de prendre la précaution de diminuer l'ouverture en rapportant sur la co<|ue un petit morceau de id\e qui laisse simplement le jeu nécessaire autour de l'arbre ; j^ut-étre même serait-il avantageux de donner are morceau la forme d'une petite poupe comme on le faisait autrefois avec les paliers entièrement ou partiellement extérieurs à la coque.
260. Tubes <los arbres porte-héliee des navires angolais et aniérieains. — Arrières en eroix. — Sur un certain nombre de navires anglais et américains, le tube de sortie, au lieu d'être arrêté à la coque, se prolonge au dehors comme l'arbre lui-même qu'il continue à envelopper. Le tube est arrêté seulement au support placé sur Tavant de l'hélice. On cherche ainsi à diminuer les remous et le choc direct d<'S filets liquides sur le coussinet du support. Le motif est par conséquent rehii qui a fait adopter en France Teniploi d'ogives aux points où ces phénomènes sont à craindre, seulement on a poussé plus loin l'application de ce principe. Il est vraisemblable que les résultats ne diffèrent pas de ceux {|u*on peut obtenir avec des ogives bien dessinées. D'ailleurs, beaucoup d»* bateaux lins et rapides offrent la disposition française, ce qui paraît confirmer notre manière de voir.
La construction du tube n'olîre rien de bien particulier : le tube est le plus souvent en tôlerie, mais il est quelquefois massif sur toute sa longueur. Nous reman|uerons seulement que Tarbre est soutenu par un certain nombre de coussinets assez rapprochés placés dans ce canal, et par conséquent moins expos<3 à fléchir que dans la disposition précédemment décrite, où il est abandonné à lui-même sur une grande longueur.
Ifis nouveaux paquebots anglais et américains présentent la particularité d'avoir leurs arbres porte-hélices latéraux entourés par la coque jusqu'à l'emmanchement du propulseur. En un mot, le canal dont nous venons de parler s'est développé jusqu'à faire partie de la coque elle-même. Chaque lubc fait corps avec une sorte de patin, "oit horizontal, soit normal aux formes du navire, patin qui se prolonge jusqu'à l'avant du moyeu de r hélice.