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ACCESSOIRES

Cryptes et autels. — Chaque église renferme un certain nombre d'acces-

plupart du temps construits en pierre, portent tous les caractères d'ornementation des parties intégrantes de l'église. Tels sont, par exemple, les autels. Originairement, c'étaient des tables sur les-

Cuves baptismales. — .\\\ début de l'ère chrétienne, le baptême se donnait par foules, A l'époque mérovingienne, on construisit pour cette cérémonie spéciale des édicules ronds, distincts des

églises, comme par exemple, le monument de Poitiers connu improprement sous le nom de Temple Saint-Jean. 11 y en avait un par siège épiscopal. A partir de répoque carlovingienne, comme au lieu de baptiser les grandes personnes « par immersion », on ne baptisait plus guère

nales, quelques-unes même avaient, en plan, la forme d'un quadrilobe. Elles étaient fréquemment ornées de sculptures représentant soit des moulures et des feuillages, soit des personnages disposés sous des arcatures, et étaient fermées par un épais couvercle.

Poitiers. — Eglise Notre-Dame la Grande.

Façade du xii' siècle. Les loiis des bas-côtés atteignent la hauteur

du toit de la nef. Les arcs portent sur des demi-colonnes accolées aux

piliers ou à la muraille.

que des enfants, et par» intusion », on se contenta de sortes de cuves, qu'on disposait dans chaque église, aussi près que possible de l'entrée. Ces cuves étaient rarement en métal, plus souvent en pierre. Elles affectaient toutes les formes : rondes, rectangulaires, polygo-

Tombeaux et cimetières. — Les chrétiens ne conservèrent pas l'usage païen de l'incinération et le remplacèrent par celui de l'enfouissement des corps en utilisant des sarcophages de bois, de métal, de plâtre ou de pierre. Ce sont ces derniers qu'on rencontre le plus

LES STYLES

souvent. Au début, c'étaient de simples auges de pierre, à parois Verticales, recouvertes d'une dalle. Lorsqu'ils étaient décorés, ils portaient sculptés soit des panneaux, soit des ornements en croix. A l'époque carolingienne. ils sont généralement plus étroits aux pieds qu'à la tête; puis ils offrent à la partie la plus large une niche pour la tête; au xir siècle, on en rencontre même qui ont les parois bombées ; l'ornementation en estalorsplus variée; mais on cesse bientôt de les creuser dans desbloc^ de pierre; on les constitue avec des assemblages de moellons ; dans la région parisienne ils sont presque toujours taillés dans le gypse, ou pierre à plâtre. Ces cercueils étaient enfouis soit dans

Caen. — Eglise de la Trinité, ou abbaye aux Dames, fondée en 1066.

l'église même, lorsqu'ils renfermaient les corps de saints personnages, soit tout près dans le cimetière qui l'entourait.

Dans les églises, les tombes importantes étaient signalées par la présence d'un i petit monument. Au

début c'était un simple bloc de pierre en forme de bière; puis on l'orna d'arcatures, de colonncties, de ligures. Plus tard, on représenta, couchée surune dalle, l'effigie du défunt dans son costume d'apparat :

chevalier, évêque ou princesse. Cette coutumesuscita, surtout depuis le xir siècle, d'importants monuments de sculpture. A partir du xiii'' siècle on l'a remplacée, pour les personnages moins importants, par la simple représentation de l'effigie gravée en creux sur une dalle plate.

Fhot. Vilry.

Trêves. — (Cathédrale (xr siècle).

Beauvais. — La Cathédrale.

Le clocher, haut de 153 mètres, s'est écroulé en 1,73. — Reoiarquer la hardie<!SP des arcs-boulants du « chevet » (à droite) et la forme des « remplages » de pierre qui divisent les fenêtres. — Le portail du transept (a gauche) est du XVI' siècle (style flamboyant).

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