STUCS
Si au lieu de gâcher le plâtre avec de l’eau pure, on emploie de l’eau alunée, une dissolution de gélatine ou de colle de Flandre, on obtient un produit particulier nommé stuc. Le stuc peut être regardé comme un marbre factice ou artificiel. On le colore de diverses façons par des oxydes métalliques : il faut rejeter les couleurs végétales parce qu’elles ne tiennent pas. Avec le stuc, on imite toutes sortes de marbres ; il s’applique soit à la brosse lorsqu’il est liquide, soit en ravalement. 11 se polit avec de la poudre de grès et une molette de pierre ; on bouche les cavités qu’il présente avec du stuc liquide, on le ponce, puis on le rebouche à nouveau. On répète ces opérations jusqu’à ce que la surface soit parfaitement unie. On donne le dernier poli avec une pierre à aiguiser ou pierre de touche, enfin le brillant en le frottant avec un chiffon de drap graissé à la cire.
On fait encore du stuc avec de la chaux et de la poudre de marbre. Le mélange broyé à l’aide de la molette est appliqué et poli comme le stuc ordinaire.
La prise du stuc est beaucoup plus lente que celle du plâtre ; on fait aujourd’hui de fort beaux marbres factices : leur prix de revient est trèsvariable.