‹ Architectures ruralesChapitre 152 sur 167 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

Est requis à tout bon mesnager d’estre hasardeux à vendre, hastif à planter; tardif à bastir, diligent néantmoins à édifier après avoir planté, non devant, si nécessité ne le presse, ou quelque bonne occasion ne le pousse.

(Olivier de Serres.)

Notre volume est terminé, mais nous n’avons pas la prétention d’avoir tout dit sur cette partie de l’industrie agricole. Il nous reste à parler de l'usine pour compléter notre sujet. Nous pouvons dire cependant qu’aucune matière essentielle n’a été omise dans la première partie de notre travail ; si d’un autre côté, comme nous le disons au commencement de notre livre, nous rappelons à nos lecteurs que nous donnerons bientôt les grandes industries agricoles (l), nous pourrons ajouter que jamais un travail aussi complet n’aura été publié sur les constructions rurales.

Évidemment, si nous avions pu consulter nos lecteurs, et leur demander

(I) Dans ce nouveau volume, nous donnerons : les industries cotonnière, linière, tourbière, séricole, des engrais, des sucres, de la distillerie, de la bière, des vins, de la meunerie, boulangerie, amidonnerie, féculerie, des huiles, etc., etc. Notre livrp sera divisée en deux parties: les substances animaleset, végétales non comestibles, et les substances animales et végétales comestibles, de nombreux bois dans le texte et hors texte élucideront notre travail.

TRAITE DES CONSTRUCTIONS RURALES

leur sentiment sur le présent volume, il est probable que l’un nous eût demandé de plus longs développements sur une partie qui l’intéressait plus particulièrement; tandis qu’un second ou un troisième nous eût fait bon marché de cette même partie, pour nous réclamer de plus amples détails sur une construction spéciale.

En somme, comme un auteur ne peut contenter tout le monde, mais qu’il est responsable de son œuvre, nous avons travaillé avec conscience et nous nous sommes surtout efforcé de nous maintenir dans de justes proportions et de ne pas délayer une question au détriment d’une autre ; c’est là un écueil que bien peut d’auteurs peuvent éviter.

Nos lecteurs décideront si nous sommes à l’abri de ce reproche; en tous cas, nous avons fait tous nos efforts pour ne pas le mériter.

Dans un livre tel que celui que nous venons d’écrire, la conclusion ne peut être bien longue, car chaque chapitre ou plutôt chaque partie de chapitre porte elle-même sa conclusion ; en effet pour la connaissance des matériaux nous avons décrit les bons, les médiocres, les mauvais; pour leur misé en œuvre, nous avons indiqué les meilleurs procédés ; c’est donc au lecteur à tirer lui-même la conclusion, suivant sa position financière.

Pour l’habitation de l’homme, nous avons dit ce qu’il fallait faire et éviter; pour les logements des animaux, nous avons résumé les avantages à réaliser pour leur construction et leur ventilation.

Quant aux annexes de la ferme, aux travaux du génie civil, à la ferme, mais la conclusion est tout indiquée par les exemples que nous fournissons, puisqu’ils sont eux-mêmes le résumé des meilleurs types dans l’espèce.

Pour les devis, marchés, ordres de service, ce sont des matières sur lesquelles le lecteur peut seul tirer des conclusions avec compétence suivant les obligations et les engagements qu’il peut ou désire remplir, et suivant ce qu’il veut obtenir.

Enfin, pour la jurisprudence, il est bien difficile de rien conclure, ou du moins, il n’y a qu’une conclusion à tirer; c’est d’éviter toujours les procès et tâcher de vivre en bonnes relations avec ses voisins; et si l'un d’eux, récalcitrant et grincheux, cherche à vous porter un préjudice ou un dommage quelconque, il faut être bien assuré de son droit et avoir vingt fois raison, (et pour cela il est indispensable de connaître la loi) avant de lui intenter un procès.

Aussi notre conclusion se bornera à donner quelques conseils.

Aux architectes, nous dirons : Il se construit plus de bâtiments ruraux et d’usines que de palais , dès lors, il serait plus utile d’étudier la science

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