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DES ÉCHAFAUDS

Dès qu'un édifice sort de terre, il faut nécessairement établir des constructions temporaires pour porter les ouvriers eL les matériaux qui vont ériger

EMPLOI ET MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX

l’édifice. L’ensemble de cette charpente porte le nom d’échafauds, échafaudage.

Les échafauds servent aussi toutes les fois qu'il faut travailler â une certaine hauteur, même dans un édifice construit. Ils se divisent en deux grandes classes, les échafauds fixes et les échafauds mobiles. La première classe se subdivise elle-même en divers genres, tels que échafauds ordinaires, d’assemblage, volants, etc.

La manière la plus simple d'échafauder consiste à plante» verticalement en terre à environ 3 mètres les unes des autres des écoperches dont le .pied est maintenu par un patin en moellons et plâtre. Elles sont reliées entre elles par des traverses longitudinales avec des cordages, et de chaque écoperche partent d’autres pièces horizontales nommées boulins, qui sont scellées perpendiculairement dans le mur. On doit éviter d’employer des bois et des cordes échauffés, à plus forte raison pourris, même en partie.

Les planches employées pour former le plancher des échafaudages proviennent du déchirage des bateaux, elles mesurent ordinairement 4 mètres de longueur sur0m,30 à 0m,35 de largeur et ont 0œ,04 à 0m,0o d’épaisseur. Pour les empêcher de se fendre, on cloue trois petites traverses sur l’une de leurs faces, ou bien on les cercle en fer dans leur milieu et dans leurs extrémités.

Les échafauds volants se construisent de différentes manières, selon la nature des travaux et la disposition des lieux.

Quelquefois, pour un motif quelconque, il est impossible de faire reposer les échasses sur le sol ; par exemple, si la porte d’une remise se trouve en face d’un passage étroit, les écoperches gêneraient l’entrée et la sortie de la remise ; dans ce cas, on peut établir un échafaud dit à bascule (fig. 107) qui se compose de fortes pièces de charpente a placées sur les appuis des fenêtres, et, on s’oppose à leur Ms mouvement de bascule en maintenant l’extrémité de leur partie intérieure par un potelet de support e qui repose sur le plancher et par un poteau vertical b, dont l’extrémité supérieure s’appuie sur le plafond. Sur la partie extérieure de ces pièces, on établit le premier plancher de l’échafaud. L’écoperche c est engagée dans un patin en plâtre p, on pose ensuite le boulin d.

Lorsque le travail est de peu d’importance et

Fig. 107. — Echafaud en bascule. Échelle de 0ra,0l pour mètre.

que le premier plancher ne doit pas porter d’échafaudage on se contente

TRAITÉ DES CONSTRUCTIONS RURALES

(au lieu de pièces de charpente, d’employer des morizets pour les pièces horizontales ; et, pour empêcher le mouvement de bascule, on les attache simplement après un boulin vertical qui s’appuie sur le plancher et sous le plafond. Le boulin remplace ainsi le poteletet ou le poteau dont nous avons parlé cidessus.

Quand le premier étage du bâtiment n’est pas libre, ou qu’on ne veut pas y entrer, on supporte la partie extérieure des boulins horizontaux cl par des boulins inclinés a dont la partie inférieure est scellée au pied du mur dans de forts patins ; le reste de l’échafaudage se construit à la manière ordinaire. On pose d'abord le boulin b.

Pour des réparations accidentelles, ou pour planter ou encastrer dans un mur un objet quelconque, les échafauds volants ne se composent souvent que d’une ou de deux planches liées aux extrémités par des cordages qui passent sur le sommet du mur pour aller se fixer contre la face opposée soit à des crampons soit à toute autre saillie solide {fig. 109).

En résumé, il existe trois genres d’échafauds.

1° Les échafauds sur plans verticaux, qui sont les plus employés, et qui servent sur les façades de murs. 2° Les échafauds sur plans horizontaux qui sont utilisés pour traîner les plafonds, et leur corniche, ainsi qu’à faire les enduits, et les rejointoiements des voûtes.

3° Les échafauds volants qui servent à toute sorte d’usages et qu’on démonte pour changer de place suivant les besoins et l’avancement des travaux pour lesquels ils sont établis. Dans les grands travaux de maçonnerie, on emploie un grand échafaudage volant qui est une sorte de tour qui roule sur des rails placés parallèlement à la face des constructions. Dans cette tour, on établit un engrenage mu par une manivelle à bras ou à vapeur, qui sert à monter les matériaux les plus lourds.

Cette tour les dépose presque à l'emplacement qu'ils doivent occuper, de sorte qu’on économise de la maind’œuvre et du bardage pour les blocs de pierre ; mais, nous le répétons, on ne peut employer ce genre d’échafaud que dans les constructions trèsimportantes.

Quelquefois cette tour est fixée sur un point de la construction. Dans ce cas,

Fig. 109. — Échafaud pour réparation légère.

Échelle de 0m,01 pour mètre.

Fig. 108. — Échafaud pour passage étroit à rez-de-chaussée.

Échelle de 0",01 pour mètre.

EMPLOI ET MISE EN OEUVRE DES MATÉRIAUX

elle se compose de quatre longues pièces de bois de sapin de 15 à 18 mètres de hauteur, de là son nom de sapine.

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