DIVERS MASTICS
Mastics argileux. — On prend de l’argile pulvérisée et tamisée, du tan filamenteux et menu et du goudron minéral (coaltar). On opère le mélange de ces substances. Les deux premiers ingrédients complètement secs sont jetés à petits intervalles dans une chaudière, dans laquelle on manipule le mélange. Ce dernier est répandu sur le lattis; on peut presser avec un fer pour en faire l’application, ou bien employer un rouleau en fonte semblable à ceux dont on se sert dans les jardins pour comprimer les gazons. On a eu soin avant de rouler, de jeter du sable fin.
Ce dernier mode de couverture est plus cher que ceux décrits précédemment, mais il est meilleur. On peut suppléer au tan par de la tourbe.
Mastic au charbon de bois. — Sable fin tamisé 6/9“, argile en poudre. 4/9°, charbon de bois 8/9e; suivant la nature du sable et de l’argile employés, la quantité de goudron est très-variable. Il faut faire divers essais pour préciser le dosage; mais le mastic doit être liant afin de pouvoir bien adhérer.
Mastic aux cendres de houille. — On prépare ce mastic comme le précédent, il se compose de goudron, de charbon de terre et de cendres de ce même charbon. Les proportions doivent être faites de façon à ce que le mélange ne soit liquide que s’il est en ébullition.
Ce mastic est moins bon que le précédent comme usage, parce qu’il est plus dur, plus sec, et par conséquent plus cassant, mais aussi il coûte beaucoup moins. An lieu de batte il vaut mieux employer le rouleau, car le moindre mouvement de la charpente du toit fait craquer ce mélange.
Tous ces mastics sont d’une utilité certaine pour le recouvrement des maçonneries massives, pour les terrasses, les voûtes et chapes de ponts, etc. Dans de pareils milieux et des bases aussi solides les fissures et les crevasses sont bien moins à craindre que sur une couverture légère, élastique, plus ou moins sujette à caution.