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Écurie avec couloir pour l’alimentation

Nous allons examiner successivement chacune de ces dispositions.

1. Ecurie longitudinale simple. — On désigne sous ce nom l'écurie qui présente les dispositions indiquées par nos figures 253, 256 et 257.

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La longueur de cette écurie est de 15 mètres dans œuvre, sa largeur de 5 mètres ; les murs ont 0'°,50 d’épaisseur.

Gomme le plan l’indique (fi g. 255), cette écurie peut contenir dix chevaux. A l’extrémité droite du plan se trouve, en a, un cabinet dans lequel couche le valet d’écurie chargé du service. Ce cabinet est entièrement clos, mais les

Fig. 256. — Coupe longitudinale d’une écurie longitudinale simple. Échelle de 0ra,005 pour mètre.

côtés ont des châssis vitrés qui permettent au valet devoir de son lit ce qui se passe dans l’écurie.

c, c, c, sont des crochets sur lesquels on place les harnais.

Les matériaux employés dans cette construction sont des moellons et de la pierre de taille pour les murs; les cintres des baies sont en briques ; on peut employer pour celles-ci de la pierre de taille, comme pour les angles du bâtiment.

Lorsqu’on veut faire des constructions très-économiques, au lieu d’employer de la brique pour les dessus des baies on la remplace par une pièce de bois faisant linteau.

Dans cette écurie, les séparations sont mobiles, au moins pour les deux chevaux qui i&lÛÉÊÊÊÊÊÊÊÊÊÊÈ sont placés au droit du garçon d’écurie. Fig. 257. - Coupe transversale d’une Lorsque celle-ci a 4 mètres de hauteur, on ecuil<: l0nolludmnie simple, peut établir le lit du garçon dans un entresol Lcll<llc de o ,ooo poui mutie.

dont le plancher bas est assez élevé pour permettre aux chevaux de passer au-dessous. L’inspection de nos figures fait voir le mode d’éclairage et l’entrée de cette écurie, qui est ventilée par deux tuyaux d’aération très-suffisants pour sa capacité. On multiplie quelquefois ces tuyaux; c’est un tort, car ils donnent une ventilation trop active, ce qui refroidit promptement

l’écurie ; or, on doit éviter les changements trop brusques de température, nous ne saurions trop le répéter.

Au-dessus de cette écurie [fig. 258), il existe un grenier à foin auquel on arrive à l'aide d'échelles, soit par l’extérieur, soit par une trappe pra-

Fig. 258. — Élévation pour écurie longitudinale simple ou double. Échelle de 0",005 pour mètre.

tiquée dans l’écurie même, dans l’angle gauche, c’est-à-dire du côté opposé au cabinet du garçon.

Dans les combles sont pratiquées de petites lucarnes dites chatières, pour ventiler le grenier, ce qui est très-nécessaire, afin d’éviter la fermentation,

Fig. 259. — Plan d’une écurie longitudinale double (premier type).

Échelle de O"1, 005 pour mètre.

1 échauffement, et de prévenir l'inflammation du fourrage, au cas où il aurai! été enfermé un peu vert ou humide.

Ces détails ont une grande importance, et il n’est pas permis de les négliger lors de la construction des écuries.

2. Ecurie longitudinale double (premier type). — Nos figures 259 et 260

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représentent une écurie longitudinale double. Comme dans la précédente, les chevaux sont placés suivant la longueur du bâtiment, mais ils sont sur deux rangs. 11 résulte de cette disposition qu’on économise remplacement qui sert de passage derrière les chevaux ; en effet, pour dix chevaux il faut autant d'étendue de passage que pour vingt. 11 ne faudrait pas croire toutefois que cette économie est si grande qu’elle le paraît; car, dans le précédent système, le mur qui fait face aux mangeoires des chevaux serf â suspendre les harnais et à la couchette du valet d’écurie. Avec les dispositions d’une écurie longitudinale double, on est donc forcé d’établir de chaque côté bb, un dépôt de harnais qui occupe la place de quatre chevaux, plus une place perdue pour le lit du garçon d’écurie a : total, cinq chevaux sont logés en moins par ce système, ce qui fait que le bénéfice du passage derrière les chevaux n’est pas aussi net qu’on aurait pu le supposer.

Nous dirons encore que la porte d’écurie, au lieu d’être sur le mur pignon, est percée sur l’un des murs de face, comme l’indique notre figure; c’est une sixième place de perdue. Donc si nous comparons ces deux systèmes, nous avons, pour la première disposition :

Longueur de l’écurie, 15 mètres ; largeur, 5 mètres ; surface

Fig. 260. — Coupe transversale d’une écurie longitotale, 75 mètres, sur lesquels tudinaie double.

dix chevaux sont logés, ce qui Échelle de 0m,005 pour mètre.

donne 7m,50 pour un cheval.

Pour la deuxième disposition, nous avons : longueur, 18 mètres ; largeur, 8 mètres; surface totale, 144 mètres carrés, sur lesquels 16 chevaux sont logés, ce qui donne 8m,30 pour un cheval. Si nous mettons en parallèle ces deux résultats, 7m,50 et 8m,30, nous trouvons qu’il existe un écart de 11 pour 100.

On peut, pour ces différents cas, établir des formules qui représentent la superficie nécessaire à chaque cheval ; ces formules, qu’elles soient appliquées à de grandes ou de petites écuries, sont peu variables, car les besoins du service sont les mêmes et exigent la répétition des mêmes dégagements pour chaque vingtaine de bêtes.

Examinons le premier cas. — Dix chevaux sans sellerie spéciale, avec cabinet de garçon et porte d’entrée, passage, occuperont, à raison de lm,50

de largeur sur 5 de longueur, un emplacement de 75 mètres carrés; d’où la surface nécessaire à chaque cheval est dans la formule suivante :

Deuxième cas. — Seize chevaux, à part leurs selleries latérales, cabinet de garçon, porte d’entrée, occuperont, à raison de lra,50 de largeur sur 4 mètres de longueur, une emplacement de 96 mètres carrés. Or, dans le deuxième exemple, nous avons 144 mètres carrés pour la surface totale; il reste donc 48 mètres pour les dépendances, soit 50 pour 100 de la surface occupée par les chevaux. Comme on peut le voir par la comparaison des deux dispositions, la première est plus économique, en tant que surface occupée. Au point de vue de la construction, elle est plus coûteuse, puisque, pour loger un même nombre de chevaux, le développement des murs est plus considérable. En effet, si nous calculons la longueur de ces murs, nous trouvons comme développement linéaire : 42 mètres pour la longueur totale des murs de l’écurie longitudinale simple avec ses accessoires, et 52 mètres pour l’écurie longitudinale double avec ses accessoires; ce qui donne dans le premier cas 4m,20 linéaire de murs pour un cheval et dans le second, 3n,,25.

Si maintenant, nous nous plaçons au point de vue économique, nous trouvons que, dans le second cas, le grenier à foin étant beaucoup plus large, contiendra beaucoup plus de fourrage, mais l’écartement des murs nécessite un plancher plus coûteux; ce même écartement donne une surface à couvrir d’une superficie plus considérable, de sorte que les bois de charpente seront plus forts, la surface de couverture plus grande; les combles coûteront par conséquent beaucoup plus cher que dans le premier système. Ainsi donc en balançant les avantages et les désagréments et en supputant les dépenses, on voit que les deux systèmes coûtent à peu près le même prix pour leur établissement; aussi nous n’hésitons pas à conseiller de préférence la construction des écuries longitudinales simples, chaque fois que l’emplacement permettra de les établir.

3. Ecurie longitudinale double (deuxième type). — Le deuxième type d’écurie longitudinale double consiste, comme le montre la figure 261, en un bâtiment refendu dans son milieu par un mur. Ce type présente, en définitive, deux écuries simples, juxtaposées, puisque les chevaux n’ont pas de voisins derrière eux ; et si l’on est forcé de faire une écurie double, nous pensons que c’est à ce modèle qu'on doit s’arrêter, aa sont les crochets pour suspendre les harnais; b un lit pour le garçon d’écurie; c le coffre à avoine.

Les écuries doubles ou à deux rangs autrement établies doivent toujours être rejetées pour les chevaux de choix, carrossiers, de course, en un mot

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pour les chevaux de sang; car, malgré la largeur des passages, les chevaux vicieux ou méchants trouvent toujours l’occasion de ruer lorsque d’autres chevaux sont derrière eux, ou lorsqu’ils sortent de l’écurie ou qu’ils y rentrent.

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