CO
Fig. 2G1. — É::ui ic longitudinale double (deuxième type). Échelle de O^OOS pour mètre.
4. Écurie transversale simple. — La figure 262 montre une écurie transversale simple. .Cette écurie se compose d’un grand corps de bâtiment de
Fig. ?62. — Écurie transversale simple.
Échelle de 0m,00') pour mètre.
16m,40 de longueur. Il est divisé en deux par le cabinet du garçon d’écurie et celui qui renferme les caisses à avoine, son, etc. Une écurie simple se trouve de chaque côté du bâtiment. Le mur opposé aux râteliers et auges sert à suspendre aux crochets c, c, le harnachement des chevaux.
TRAITÉ DES CONSTRUCTIONS RURALES
5. Écurie transversale double (premier type). — Dans notre figure 263 est représentée une écurie transversale double; le plan de celle-ci est absolument disposé comme le plan de l’écurie transversale simple, seulement les harnais se trouvent dans une sellerie qui précède le cabinet du garçon d’écurie, et les chevaux sont disposés sur deux rangs.
Fig. 263. — Écurie transversale double (premier type). Échelle de 0",005 pour mètre.
6. Écurie transversale double (deuxième type). — Notre figure 264 représente le deuxième type d’une écurie transversale double ; c’est un grand corps de bâtiment rectangulaire, qui est divisé en quatre parties : la première à droite d, sert de sellerie ; derrière elle se trouve un cabinet avec un lit c; les deux autres parties sont les écuries proprement dites, et enfin l’extrémité gauche a sert de chambre aux valets d’écurie; b est une entrée pour l’es-
Fig. 264. — Écurie transversale double (deuxième type).
Échelle de 0"‘, 005 pour mètre.
calier qui conduit au grenier à foin situé au-dessus. Ce deuxième type est fort commode. La sellerie est à l’abri des émanations délétères de l’écurie, et les garçons d’écurie logés ensemble se relèvent successivement pour faire le service ; quelquefois, pour plus de sécurité, comme les chevaux de l’écurie de droite sont éloignés de la chambre des garçons, on établit
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comme nous venons de le dire un cabinet c pour un garçon derrière la sellerie, comme le montre notre figure.
7. Ecurie avec un couloir pour l' alimentation. — On a établi quelquefois des écuries avec un couloir pour l’alimentation, mais ce genre ayant des inconvénients a été délaissé. Nous en dirons cependant quelques mots, puisque nous étudions à fond la question des écuries, et que nous devons dire non-seulement ce qui est bon et qu’il faut faire, mais encore ce qui est mauvais 'et qu’on doit éviter.
Dans ce système d’écurie, on donne la nourriture aux chevaux par des trappes qui glissent avec plus ou moins de fracas sur des coulisses, ce qui a l’inconvénient d’effrayer quelquefois les chevaux ; il est vrai qu’ils s’y habituent vite, mais ce genre d’écurie prive d’une grande ressource, celle d’habituer l’animal à vivre pour ainsi dire familièrement avec l’homme. En effet, il faut que le cheval qui, pendant son travail, est sous la main et en compagnie de l’homme, s’habitue le plus possible à sa présence et à sa fréquentation; l’instant le plus propice pour développer et entretenir pour ainsi dire la liaison, l’amitié, qui doit exister entre l’animal et son maître, est sans contredit celui où le cheval voit son conducteur s’approcher de lui pour lui remettre sa nourriture : ce qui le touche le plus en effet, sa grande préoccupation, lorsqu’il a jeûné quelques heures, c’est de savoir s’il mangera bientôt; aussi dans ce moment il est fort bien disposé pour son maître, car il n’ignore pas qu’il est surtout sous sa dépendance pour sa ration. Aussi blâmons-nous complètement le système d’écurie avec couloir pour l’alimentation, parce qu’au lieu d’habituer le cheval à l’homme, il tend au contraire à les rendre étrangers l’un à l’autre.
Après avoir étudié les dispositions d’écuries, nous devons parler des séparations, car la simple barre qui est le point de départ de celles-ci nous conduit jusqu’au boxe, qui pour n’être qu’une séparation n’en constitue pas moins un genre particulier d’écurie. Nous le verrons du reste quelques paragraphes plus loin.
Dans bien des cas, on est obligé de séparer les animaux qui habitent la même écurie ; c’est indispensable lorsque celle-ci renouvelle souvent son personnel. On est obligé d’agir de môme dans celles qui reçoivent des chevaux entiers et des juments.
Cependant l’absence de toute séparation présenterait des avantages. En premier lieu, elle laisserait plus d’espace aux animaux pour leur repos et aux hommes plus de facilité pour leur service; ensuite cette absence de séparation permettrait aux chevaux qui doivent être attelés ensemble de se connaître, et elle les habituerait à vivre côte à côte. Cependant comme on est obligé de séparer les chevaux, nous devons indiquer les divers moyens en
usage, ils sont nombreux comme nous allons le voir ; le plus simple consiste dans le barrage.
DES SEPARATIONS.
\. Le barrage. — On emploie ordinairement une barre en bois ronde de sa nature ou rendue telle par le rabot. On préfère adopter cette forme, afin d’éviter aux chevaux les blessures qu’une barre à vive arête pourrait leur occasionner.
Cette barre suivant la taille de l’animal mesure de2m,25 à 2m,30 de longueur. Elle est üxée d’un côté à la mangeoire à l’aide d’un crochet et de l’autre elle est soutenue par une corde ou chaîne en fer fixée à une solive du plancher ou bien à un pilier, lorsqu’il s’en trouve dans une position convenable dans l’écurie. Nous ajouterons qu’aujourd’hui les cordes de chanvre ou les chaînes en fer sont remplacées par des cordes en, fil de fer galvanisé.
Le barrage, qui est un moyen assez primitif d’empêcher les chevaux de se taquiner, a des inconvénients. Il arrive souvent, en effet, que les chevaux enjambent cette barre et en essayant de se dégager peuvent s’estropier eux-mêmes ou blesser leurs voisins.
Pour obvier à cet inconvénient et afin de désempêtrer rapidement l’animal, on se sert d’un ustensile, très-varié dans ses formes, qu’on nomme sauterelle. La plus simple est représentée par la figure 265. Elle se compose d'un petit crochet en bois a et d’un anneau b, qui glisse le long de la corde c. Une boucle en corde d située à l'extrémité de la barre est prise dans la sauterelle. En remontant l’anneau le crochet échappe et bascule, la barre tombe et le cheval se trouve dégagé. Les figures 266, 267 sont deux autres genres de sauterelle au repos ; la figure 268 est celle représentée figure 266, mais au moment où la barre échappe.
Ces diverses sauterelles laissent à désirer, puisqu’elles nécessitent la présence d’un valet d’écurie ou d’un garçon quelconque pour dégager l’animal; il fallait donc trouver un système permettant au cheval ayant enjambé sa barre, de se dégager lui-même par le poids de son propre corps. Ce système a été trouvé, notre ligure 269 le représente. Cette sauterelle mesure 0m,3o de longueur sur 0m,06 de largeur à sa base. Elle possède un anneau brisé en forme de lyre au point a. On peut aisément en saisir le mécanisme: lorsque le cheval pèse sur le point o, il agit comme un véritable levier par rapport au point c ; l’extrémité de la sauterelle force sur les bras de la lyre qui cèdent et laissent échapper le bois de la sauterelle, par suite la.
Fig. 265. — Sauterelle en bois.
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barre tombe instantanément et le cheval se dégage ainsi de lui-même. L’essentiel dans ce mécanisme, c’est que les bras de la lyre soient assez serrés
Fig. 2G6. — Sauterelle en bois au repos.
Fig. 267. — Sauterelle en bois au repos.
Fig. 268. — Sauterelle en bois pour le dégagement de la barre.
pour nécessiter un effort sensible pour les écarter. Sans cette précaution,
Fig. 269. — Sauterelle Fig. 270. — Sauterelle en fer permettant à permettant au che- l’animal de se dégager,
val de se dégager de lui-même.
Fig. 271. — Sauterelle en 1er au repos.
le moindre mouvement imprimé à la barre ferait levier à son tour, et la laisserait s’échapper.
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Il arrive parfois que le cheval, au lieu d’enjamber sa barre de séparation, se trouve pris en dessous, s’il s’accroupit pour se reposer. Dans ce cas lorsqu’il se relève, si la barre est fixe et rigide il peut se blesser grièvement. Pour parer à ce danger, les Anglais ont imaginé un système de sauterelle, qui dégage la barre, si la pression exercée sur celle-ci agit de bas en haut. Voici ce système représenté par notre figure 270. — a est une tige de fer à pivot mobile c fixée sur un plateau cl. La barre étant soulevée, la chaîne qui la supporte fait glisser l’anneau b; la tige pivote sur cet la barre se trouve dégagée. C’est ce système qui a donné naissance à la sauterelle que représente notre figure 271. Il est si simple que la seule inspection du dessin suffit pour le faire comprendre. Tous nos croquis de sauterelle sont faits au dixième de leur grandeur réelle.
On vient d’inventer un nouveau genre de sauterelle qui est très-commode.
C’est un ustensile en cuivre qui a la forme d’un petit cylindre portant trois anneaux, deux à chacune de ses extrémités, et un troisième dans son milieu.
Les deux premiers servent à la suspension du bat-flanc, et l’anneau du milieu à faire manœuvrer la sauterelle ; en effet, quand ce dernier est baissé, il serre et maintient une tige qui se trouve dans le cylindre, au contraire, quand il est levé il dégage la tige et le cylindre se sépare en deux.
Ce système de sauterelle, très-pratique, se manœuvre facilement; mais il a l’inconvénient d’être un peu plus cher que ceux que nous avons décrits précédemment.
Des divers systèmes de séparation, le barrage est le plus défectueux; cependant lorsqu’il est bien établi, il peut être de quelque utilité; mais pour cela il faut observer dans sa pose :
1° De laisser au cheval un espace suffisant;
2° De placer la barre à une hauteur proportionnelle à sa taille.
La position à laquelle on doit assujettir la barre est donc variable suivant la taille de l'animal ; mais il existe une règle fixe que voici : du côté de la mangeoire, elle doit partager l’avant-bras du cheval dans son milieu, et par derrière elle doit arriver à 0ra,13 environ au-dessus du jarret.
Malgré toutes les précautions qu’on peut prendre, la barre a des inconvénients; on les amoindrit en la rembourrant dans le tiers inférieur de sa longueur, avec de la paille tressée, de la corde, du vieux drap ou cuir. On suspend même quelquefois après la barre un paillasson qui sert à amortir les coups de pied lorsqu’un cheval tracassier en adresse à ses voisins. Comme le plus souvent ce n’est qu’une affaire de taquinerie, le cheval qui ne frappe plus directement sur son voisin s’arrête, et perd l’habitude de ruer, parce
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qu’il croit n’avoir affaire qu’au paillasson. En lui donnant ainsi le change, on le corrige de ce défaut.
2. Stalles volantes ou bat- flancs. -- Nous venons de voir que la séparation la plus élémentaire était la barre; le mode qui vient ensuite est la stalle volante ou bat-üancs. Elle se compose d’une pièce de bois d’un seul tenant ou d’un assemblage de planches réunies entre elles par des rainures. Les planches employées onL0m,22 de hauteur sur 0m, 034 dépaisseur ; comme Û y a trois planches pour faire le bat-llancs, il a donc une hauteur totale de O"1, 66 environ.
On assemble aussi les planches soit à l’aide d’anneaux ou de charnières qui leur donnent une certaine mobilité. On emploie généralement du bois de chêne, parce que dur et résistant, il pourrit difficilement; mais, comme il s'éclate, les chevaux peuvent s’implanter dans les jambes des échardes. Pour parer à cet inconvénient, on emploie du bois d’aulne, qui est assez mou pour ne pas s’éclater sous les coups de pieds des cheveaux et cependant assez résistant "pour ne pas se briser sous le même choc.
Les stalles volantes sont suspendues de la même façon que les barres, et, afin de pouvoir augmenter ou diminuer à volonté l’espace laissé entre les séparations, on établit au profond parallèlement à la mangeoire, une tringle de fer sur laquelle glisse une petite roue de même métal, qui supporte la chaîne de suspension.
Il existe divers systèmes de stalles volantes ou bat-flancs. Le pliis simple est une planche qui remplace la barre. Nos figures 272, 273 représentent les deux stalles volantes les plus employées. Celle de la figure 272 est composée de trois planches de 0m,22, assemblées par une rainure; en a, se trouve un crochet qui s’accroche dans un anneau du côté de la mangeoire, en b une bague en fer, dans laquelle passe la chaîne de suspension qui supporte la sauterelle.
La figure 273 indique une autre disposition de bat-flancs ; ce sont trois planches réunies par des charnières c; en a, se trouve le fer terminé en bague pour recevoir la chaîne de suspension; en b un système de ferrure analogue à un gond de porte et qui est fixé dans la mangeoire. Les figures 274, 273 indiquent, à plus grande échelle, diverses ferrures bat-llancs.
Les stalles volantes mesurent 2ra,2o de longueur. Nous conseillons néan-
Fig. 272. — Stalle volante ou bat-flancs. Échelle de 0“,03 pour mètre.
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moins de ne les faire que de 2m, 10 à 2m,lo. Cette longueur et suffisante; du reste, dans les petites écuries, si l’on dépasse cette dimension, elles pourraient gêner pour l’entrée et la sortie des chevaux de très-grande taille.
3. Stalles fixes. — Enfin il existe des stalles fixes; on les faisait autrefois en maçonnerie, aujourd’hui, elles ne sont plus qu’en bois, parce qu’on are-
Eig. 273. — Stalle volante ou bat-flancs. Fig. 274. — Crochet pour bat-flancs
connu qu’elles étaient plus solides, prenaient moins d’espace et étaient d’un nettoyage plus facile.
Les stalles doivent toujours avoir au minimun lm,75 de largeur sur 2m,50 de longueur, afin d’empêcher les chevaux de se donner des coups de pieds.
La figure 276 représente une stalle fixe vue de profil; la figure 277, la
même vue de face, c’est ce qui se fait de plus économique dans l’espèce. Elle est simple et commode et remplit parfaitement son but. Nous ne lui adresserons qu’un reproche, c’est que le bois, au lieu d’ôtro fil de bout est horizontal, de sorte que le cheval, en se frottant contre sa stalle, peut s’implanter des échardes dans le bas des jambes.
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La figure 278 montre une autre stalle fixe. Dans celle-ci, le bois est fil debout. Quelquefois, avec le même système, le fil du bois est horizontal ( fig . 279) ou posé à 45 degrés (fîg. 280).
Pour rendre mobiles les stalles fixes, on emploie une ferrure spéciale, qui permet, lorsque cela est utile, un nettoyage et des réparations faciles, cette ferrure se pose à l’angle droit inférieur de la stalle, tandis que le haut est maintenu par une sorte de forte charnière ; l’autre extrémité de la stalle est arrêtée par un fort verrou sans bouton saillant; ce verrou s’enfonce dans le sol. Nos figures 281 et 282 donnent ces ferrures à une assez grande échelle pour permettre leur construction.
Dans ces derniers temps, on a imaginé une armature en fer forgé qui maintient les madriers de chêne formant la stalle.
La figure 283 montre l’ensemble de cette stalle; la figure 284 indique les dé-
Fig. 279. — Portion de stalle fil horizontal.
Échelle de 0
278. — Stalle fixe avec le bois fil debout. Échelle de 0m,02 pour mètre.
Fig. 280. — Portion de stalle dont les fils du bois sont à 45 degrés.
',02 pour mètre.
Fig. 277. — Stalle fixe vue de face.
Échelle de O”, 02 pour mètre.
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tails à Om,10 pour mètre; ce dernier système est breveté; mais on sait le
cas qu’on doit faire d’un brevet.
Fig. 281. — Ferrure busse pour rendre mobile les stalles fixes. Échelle de O1", 15 pour mètre.
pour rendre mobile les stalles fixes.
Echelle de O1”, 15 pour mètre
Fig. 283. — Stalle fixe avec armature en fer. Échelle de 0"‘,02 pour mètre.
Fig. 284. — Coupe d’une stalle fixe avec armature en fer.
Échelle de 0™, 10 pour mètre.
Il ne nous. reste plus qu’à exposer quelques observations pratiques Sur les stalles fixes ou mobiles. Quelques constructeurs ont revêtu leurs stalles avec
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des feuilles de métal; l’usage a promptement fait justice de cet emploi; en effet, les chevaux, avec leurs fers, déchiraient rapidement les feuilles de tôle ou de zinc et ils s’écorchaient à leur tour les jambes, à ces éraflures.
Quelques-uns ont essayé de placer ces mêmes feuilles entre deux bois. Ce système, outre le tort qu’il a d’augmenter considérablement le prix de fabrication, avait encore celui de diviser le bois en deux parties, de sorte que ces feuilles, qui n’étaient Kl que pour renforcer les stalles, les affaiblissaient au contraire; aussi ces procédés n’ont jamais été d’un long usage, et nous ne les mentionnons que pour éviter des écoles à ceux qui seraient tentés de renouveler ces malheureux essais.