RÉSUMÉ SUR LES ÉCURIES ET LES ÉTABLES
Lorsque nous avons traité des écuries, nous avons vu qu’il n’y avait pas de dimensions rigoureuses à leur donner, mais nous avons déterminé l’es-
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pace qu’on devait donner à un cheval et à un bœuf. Nous avons dit aussi, que la disposition des bâtiments était très-variable, et, que les écuries longitudinales, transversales ou mixtes, présentaient chacune des avantages et des inconvénients, mais qu'il valait mieux cependant adopter autant que possible les bâtiments longitudinaux.
Nous avons ensuite donné les meilleurs systèmes de sauterelles, qui permettent de dégager promptement les chevaux ayant enjambé leurs barres de séparations.
Norts avons passé en revue les divers systèmes de stalles de boxes et d’écuries spéciales. Nous avons aussi étudié avec détail la manière de pratiquer convenablement les portes et les fenêtres et surtout l’importante question de la ventilation, qui est de deux sortes : la ventilation naturelle et la ventilation artificielle.
La première est de beaucoup la plus rationnelle; mais il faut observer qu’on n’est pas toujours maître de la diriger, car elle est influencée par diverses circonstances. Elles est activée par un plafond poreux, entravée à divers degrés par un plafond plus ou moins imperméable ; elle est augmentée par un vent intense, amoindrie au contraire dans de notables proportions par l'humectation des murs, pendant les pluies. La brique notamment absorbe beaucoup d’humidité; mais, par suite d’une rapide évaporation dont elle est susceptible, elle reprend promptement son état de siccité ; et, dans cet état elle remplit les conditions qui constituent sa qualité.
Pour la ventilation artificielle, nous ferons observer à nos lecteurs les particularités suivantes : par une installation rationnelle d’un nombre suffisant de ventilateurs, on peut fournir aux étables la quantité d’air pur et frais nécessaire aux animaux. Cette quantité, du reste, est de beaucoup moindre que celle nécessaire à l'homme, dont l'économie s’accommode mal d’un air vicié. Nous avons recommandé plus particulièrement les cheminées verticales, parce qu’elles sont préférables aux systèmes de ventilations horizontales.
Des expériences concluantes pratiquées à l’aide de l’anémomètre nous permettent d’affirmer que les cheminées ayant une hauteur de 8 à 9 mètres et une différence de température de IG degrés à 20 degrés centigrades existant entre l’air extérieur et celui des étables, les ventilateurs verticaux fournissent à l'heure 1,400 à 1,500 mètres cubes d’air par mètre carré de section. Nous ajouterons qu’il est inutile et souvent nuisible de prolonger les cheminées vers le bas des étables ; elles doivent s’arrêter au plafond.
Pour obtenir une action uniforme, les souches de cheminées doivent être
pourvues d’appareils supprimant les entraves qu’un vent violent peut apporter à leur bon fonctionnement. Dans toutes les écuries ou étables, quelle
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que soit du reste leur capacité, de petites ouvertures d’appel placées de distance eu distance favorisent énergiquement l’action des ventilateurs d’aspiration.
Si nous examinons maintenant la condensation de l'humidité sur les murs et principalement au plafond, nous trouvons qu’on peut l’éviter :
1° En rendant la ventilation aussi intense que le permet l’introduction de l'air dans les écuries, et en tant que l'air introduit n’exerce pas une fâcheuse influence sur la température intérieure ;
2" En construisant des plafonds poreux ;
3" En couvrant ces derniers de mauvais conducteurs de la chaleur, ce qui évite le refroidissement et par suite la condensation des vapeurs.
Pour le sol des l’écuries et l’aire des étables, nous avons signalé divers modes de pavages; il faut en faire un choix judicieux et utiliser de préférence les ressources que fournit la localité. Nous n’avons donc rien ;\ résumer sur cette question, pas plus que sur le mobilier des écuries, qui doit toujours ctre en rapport avec la fortune de celui qui le paye.
Disons maintenant quelques mots sur les abords et l’entourage des écuries et des étables.
Généralement, ces abords sont encombrés de fumier et d’ornières; des mares situées au centre de la cour exilaient trop souvent des miasmes putrides. Ges eaux fétides et croupissantes infectent l’air et causent souvent des épizooties ou du moins de dangereuses maladies. On doit donc faire disparaître le fumier des endroits exposés au midi, et le placer ainsi que la purinière, et cela autant que possible, en plein nord; la décomposition y est plus lente, moins malsaine et partant moins dangereuse.
Les grandes cours peuvent sans inconvénient être plantées d’arbres soit en lignes soit en bouquet. Ges arbres ont pour effet d’abriter les bâtiments en été contre les ardeurs du soleil, et en hiver contre la violence des vents; nous recommandons de choisir de préférence les conifères, d’abord parce qu’ils forment facilement des rideaux, ensuite, parce que l’odeur résineuse qu'ils dégagent, chasse au loin les insectes qui tracassent les animaux. Si les cours des écuries et des étables sont très-vastes, on fera bien d’y planter des platanes. G’est un fort bel arbre, à la taille majestueuse et qui donne un ombrage sombre et frais. Cet arbre a en outre la propriété d’éloigner les insectes, car il ne leur offre pas de nourriture et pas de chaleur. Sa luxuriante végétation purifie l’air ; or, l’air pur, c’est la moitié de la santé aussi bien pour les animaux que pour l’homme. Du reste, l’insalubrité des cours rend plus difficile la ventilation des écuries et des étables, puisqu'elle fournit autour du logement des animaux un air déjà vicié.
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