LES PORCHERIES
1. Généralités. — Les porcheries sont des locaux destinés au logement de l’espèce porcine. On les nomme encore toits ou tects à porcs, souille de sus (cochon) bauge à cochons.
On a cru trop longtemps que le porc se plaisait dans l’ordure et dans le fumier, il n’en est rien. Il est avéré aujourd’hui, que non-seulement le porc aime la propreté, mais encore que les porcheries sales et mal tenues influent d’une façon fâcheuse sur la santé de ces animaux et sur la qualité de leurs produits.
Les porcheries servent à deux fins, soit à l’élevage, soit à l’engraissement; dans les deux cas, il est nécessaire de donner à ces animaux un local bien aéré, spacieux, salubre et autant que possible exposé au midi.
Les porcs sont rarement réunis ; ils vivent séparément dans de petites loges ou box, dont la réunion constitue la porcherie.
L'instinct du porc est très- destructeur ; avec son groin, il fouille la terre et tout ce qui l’entoure, il faut donc que son habitation soit solidement construite.
Quoiqu’il aime et recherche l’eau avec avidité, il faut que l’endroit où il repose soit complètement privé d’humidité, il devient donc nécessaire de ventiler activement sa demeure.
2. Dimensions des loges. — La place à donner au porc varie suivant l’âge, le sexe et la race, et suivant aussi que l’animal est destiné à l’engrais ou à la reproduction. Il y a en effet, une grande différence de taille entre le verrat normand ou craonnais, le verrat anglais et le petit cochinchinois.
Néanmoins, lorsqu’on voudra construire des porcheries, nous conseillons d’adopter des dimensions moyennes. Voici celles que nous avons appliquées le plus souvent dans nos travaux : 2 mètres sur 3, soit 6 mètres carrés. Pour une truie mère de race moyenne donnant dix ou douze petits par portée, il faut 3 mètres sur 4, soit 12 mètres carrés. Pour les porcelets qu’on réunit ordinairement dans une loge, il faut compter sur lm,50 carré par tête.
Pour les animaux à l’engrais, les cultivateurs anglais n’accordent que 2m,2o de longueur sur lnqïo à 2 mètres de largeur, et ils se trouvent fort bien de ces dimensions.
Chaque loge doit avoir une petite cour de même largeur qu’elle, dont la longueur varie suivant l’espace dont on peut disposer; du reste dans les plans qui suivent, le lecteur trouvera toutes les dimensions qu’il convient de donner aux cours et aux loges des porcheries. Il pourra donc choisir
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les plans qui satisferont le mieux au programme qu’il voudra remplir.
Lorsque les tects à porcs ne sont point plafonnés, ce qui arrive le plus souvent, la partie la plus basse delà construction ne mesure que lm,80 audessus du sol ; dans le cas contraire, il suffit d’établir le faux plancher à lm,90 ou 2 mètres, de façon à ce qu’un homme puisse s’y tenir debout.
3 Ouvertures. — Portes. — Suivant la disposition donnée à l’ensemble de la porcherie, les ouvertures sont de diverses sortes.
Chaque loge peut avoir une, deux et même trois portes y compris celle de l'extérieur à l’intérieur de la loge ; mais la porte principale est celle qui donne accès dans la cour.
Il existe plusieurs modèles de portes.
La figure 392 représente une porte coupée.
Fig. 392. — Porte coupée pour porcherie. Fig. 393. — Porte double pour porcherie. Échelle de 0™ 02 pour mètre.
La figure 393 une porte double, qui donne accès à deux loges contiguës qui ne sont séparées que par une cloison, comme cela arrive souvent et comme nous le verrons bientôt. Un simple poteau placé au milieu de la baie sert de battement pour chaque porte, il sert aussi de pied droit ou pilier pour soutenir le linteau, dans l’axe de la baie.
Ces deux genres de portes sont surmontés d’une imposte vitrée ; le dernier [fig. 393) est plus économique, mais la porte (fig. 392) a plus d’utilitc pratique, plus de solidité et produit un meilleur effet.
Les portes des porcheries doivent être solidement construites en planches assemblées avec rainures et languette. Lorsqu’elles ne sont pas coupées, elles doivent porter des écharpes du côté extérieur à la loge comme l’indique la figure 393.
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Leur ferrure consiste en deux pentures ; un verrou, ou un crochet, sert à la clore ou à la maintenir entrouverte. Pour cela, il suffit de sceller dans le mur et dans deux positions différentes deux pitons ou crampons, l’un est près de la feuillure de la baie, et l’autre en avant.
Fenêtres. — Il est indispensable de ventiler les porcheries, un bon moyen consiste dans l’emploi de châssis à lames de persiennes, telles que nous les avons décrites et figurées dans les bergeries {par/. 261 ; fig. 350). On pose ces châssis au nord et au midi des loges.
Quand les portes n’ont pas d’imposte, il faut établir des fenêtres afin de pouvoir ventiler. Bien souvent ces fenêtres sont de simples petites baies carrées sans châssis en menuiserie, qu’on bouche dans les grands froids avec un tampon de paille; ou bien, on se sert encore de fenêtres analogues à celles que nous avons décrites pour les écuries (pag. 229, fig. 302), mais ayant des dimensions moindres.
Souvent aussi, au lieu de fenêtres, on établit sur la toiture des porcheries des tuiles en verre ou des châssis à tabatière. Ces derniers sont préférables, car ils peuvent servir à deux lins, soit à éclairer l’intérieur de la loge, soit à la ventiler.
4. Sol. — Pavage. — On doit paver solidement le sol des porcheries, sans quoi le porc avec son groin toujours prêt à fouiller le sol, aurait bien vite détruit son logement.
Nous recommanderons donc d’employer comme pavage les matériaux les plus durs et les plus imperméables, le grès, le porphyre, la brique de bonne qualité qu’on pose sur champ et en épi.
On peut également employer le béton ; dans ce cas, on dresse quelquefois le sol en forme de cuvette au centre de laquelle on pratique un trou pour l’écoulement du purin. Ce système est mauvais, parce que si le trou vient à se boucher, l’animal croupit alors dans les liquides qu’il a expulsés. Il vaut beaucoup mieux dresser un profil convexe, dont les pentes se dirigent vers un trou placé dans un des angles de la loge.
On asphalte aussi le sol des porcheries ; dans ce cas, il ne faut laisser aucun endroit défectueux, car ce point donnant prise à l’instinct destructeur de l’animal, il détruirait rapidement tout l’asphaltage.
Les cours doivent être pavées de même que les loges ; on doit y ménager aussi des pentes et des rigoles pour l’écoulement des liquides. On devra même établir des siphons au-dessus des trous pratiqués sur les citernes à purin, pour empêcher l’odeur des purinières de venir infecter les loges, surtout pendant les fortes chaleurs, car, à cette époque de l’année, il se produit un dégagement considérable d’émanations ammoniacales les plus délétères.
Notre figure 394 montre un système de siphon â fermeture hydraulique,
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il est construit en maçonnerie ; mais aujourd’hui, on en fabrique en fonte qui sont d'un prix de revient, moins élevé que ceux en construction.
Avec ce système de siphon, le dernier liquide évacué par l’animal ferme la portion a, de sorte que les odeurs ammoniacales concentrées dans lespurinières ne peuvent s’exhaler par le conduit b ; surtout, si les fosses à purin sont construites de façon à ce que le sommet de la voûte soit supérieur au point a. Cette observation est très-importante, car si elles étaient construites en contre-bas, les quantités considérables d’ammoniaque contenues dans la fosse, au lieu de se condenser au sommet delà voûte, exerceraient assez de pression pour traverser le liquide a, en sorte que le siphon ne servirait à rien, ou du moins aurait peu d’etfet.
11 existe aussi des fermetures il palettes qui ne s’ouvrent que sous le poids du liquide qui les charge, de sorte qu’elles ferment hermétiquement les trous de canalisation, mais il faut se méfier de ce système qui se dérange facilement dans les écuries et les étables û cause des matières tenues en suspension dans les eaux de purin. Fig. 304. — Siphon à fermeture
Planchers en bois. — Dans les pays où le bois iiyûiaulique.
de chêne est à bas prix, on établit dans les porcheries des planchers en bois soit claire-voie, soit en planches rainées et assemblées. On pose ce dernier plancher avec une inclinaison de 0m,05 par mètre, de manière à former un lit de camp, sur lequel reposent nos guerriers d’un nouveau genre. Ces planchers ont donné aux éleveurs d’excellents résultats, mais nous le répétons, ils ne peuvent pas être établis dans toutes les localités.
5. Auges. — Le porc est de sa nature très-vorace; sa gloutonnerie proverbiale le rend même parfois redoutable, car si on n’y prend pas garde, il peut mordre ceux qui lui portent sa nourriture, aussi a-t-on imaginé des moyens particuliers pour lui donner sa ration, sans avoir à redouter ses morsures.
Voici quelques dispositions ingénieuses qui méritent d'ôtre signalées à nos lecteurs.
Nos figures 393, 396, montrent une auge encastrée dans un mur, dans l’axe duquel se trouve suspendu par trois charnières un volet en tôle. Lorsqu’on veut nettoyer l’auge ou la remplir, on soulève le volet ; ceci fait, on le fixe au moyen d’un verrou placé sur le côté gauche, comme le montre notre coupe [fi g. 393), le volet s’appuie par le bas sur l’auge ; il vaut mieux qu’il affleure simplement celle-ci, de façon ü pouvoir le faire passer du côté opposé. Ainsi agencé, le volet est repoussé du côté de l’animal, on
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pousse le verrou, et celui qui nettoie l’auge ou y vide la nourriture de l’animal ne risque point d’être mordu. Les opérations terminées, on retire le verrou et on remet le volet dans la position indiquée par notre croquis fij. 39o). Ce système peut être adopté pour toutes les fermetures d’auge.
Nos figures 397 et 398 représentent une auge qui peut être remplie exté-
Fig. 395. — Coupe d’une auge encastrée Fig. 396. — Auge encastrée dans un mur.
dans un mur.
Echelle de 0",0î pour mètre.
rieurement à la loge par un godet ou gousset pratiqué dans le mur. Un conduit amène la nourriture dans l’axe de l’auge. Ce système, qui paraît si pratique et si ingénieux, laisse pourtant à désirer, car si l’animal s’approche au moment où on lui verse sa nourriture, il peut recevoir, et reçoit en effet
Fig. 397. — Coupe d’une auge h godet.
Échelle de 0m,02 pour mètre
Fig. 398. — Auge à godet vu du côté de ce dernier.
tout sur la tête, car sitôt que le porc sent l’odeur de sa popote, il se met en arrêt devant le canal abducteur. Ce système a encore l’inconvénient de retenir sur les parois de la conduite, une partie des aliments, qui se sèche ou s’aigrit, en attendant qu’une nouvelle ration vienne pour entraîner une partie de l’ancienne dans l'auge.
Auges à fermetures en bois. — Les fermetures d’auge dont nous venons
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de parler sont d’un prix relativement élevé, aussi, dans beaucoup de contrées, on les fait en bois.
Nous donnons figures 399 et 400 un système qui pour être primitif n’en est pas moins bon. C’est une petite baie allongée, dans laquelle une auge est placée dans 1 axe du mur, un volet fixe encastré entre deux chevrons
Fig. 399. — Coupe d'une auge avec un volet fixe.
Fig. 400. — Auge avec un volet fixe.
Echelle de 0m,02 pour mètre.
formant linteaux sert de fermeture. Ce volet ne descend que jusqu’au niveau du bord supérieur de l’auge, laquelle a sa paroi extérieure à la loge, c’est-à-dire celle du côté où l’on donne la nourriture, un peu plus élevée que la paroi correspondante.
La figure 399 fait parfaitement comprendre le système sans qu’il soit
Fig. 401. — Coupe d’une auge avec volet à claire voie.
Fig. 40?. — Auge avec un volet à claire-voie. Échelle de 0"1, 02 pour mètre.
nécessaire de l’expliquer plus au long; il est très-usilé en Normandie.
Nos figures 401 et 402 représentent un volet à claire-voie qui remplace le volet plein, il se manœuvre de même, un crochet placé au point a permet de maintenir ouvert le dessus de l’auge pour le nettoyage et le versement de la nourriture.
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Notre figure 403 indique un autre genre de volet pour les porcelets qui ont 1 habitude de se mordre entre eux lorsqu'ils prennent leur repas ; aussi le système en question ne permet aux jeunes élèves que de passer leur tête par les arcades, et dans cette position, ils ne peuvent se maltraiter mutuellement.
Les auges sont faites en général avec des matériaux durs, mais on em-
Fig. 403. — Auge avec volet pour porcelets. Échelle de O"1, 03 pour mètre.
Fig. 40 i. — Auge en fonte pour deux porcelets.
ploie aussi très-souvent du bois ou de la brique ; dans ces deux cas, les bords supérieurs doivent être doublés en fer. On doit aussi ménager au centre des auges un trou pour l’écoulement des eaux de lavage.
Dimensions des auges. — Les auges ont 0m,15 à 0m,20 de profondeur sur 0,n,30 à 0m,35 de largeur. Leur longueur est variable, on donne 0m,oÛ pour un seul porc, 0m,90 pour deux, et, au-dessus de ce nombre, autant de fois 0m,40 qu’il y a d’animaux qui doivent s’en servir. Leur hauteur au-
Fig. 405. — Auge en fonte pour six porcs (premier type).
Fig. 406. — Auge en fonte pour six porcs (deuxième type).
dessus du sol est de 0,n,20 à 0m,2o, et même 0m,50 suivant la race à laquelle elles sont destinées.
Quand une auge est commune à plusieurs animaux, on doit y établir des séparations, afin d’empêcher les porcs de se mordre les uns les autres. Pour les auges en pierre ou en briques, ce sont de simples barreaux de fer espacés de ü”,3o à ()ra,4 ) et qui sont fixés en travers des bords supérieurs. .
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Quand les auges sont en fonte, c'est une ailette de la même matière qui établit les séparations comme on le voit dans la figure 404 qui représente une auge en fonte pour deux porcelets, la figure 405 une plus grande pour six, dans laquelle les séparations sont do simples barreaux. La figure 406 est un modèle pour cinq à six animaux. On peut transporter ce dernier à l’aide d'une tringle munie d’une bague. Ces modèles en fonte nous viennent d’Angleterre.
6. Bassins. Baignoires, Mares. — Tout le monde sait que le porc aime à se baigner, aussi doit-on établir dans les porcheries des bassins, baignoires, ou mares.
On pratique dans ce but des fosses rectangulaires, dont les deux côtés longitudinaux sont perpendiculaires, tandis que les deux autres côtés sont inclinés en pente douce. Ces fosses ont 4 à 5 mètres de longueur, et
Fig. 407. — Plan d’uno porcherie simple.
Échelle de 0m,0I pour mètre.
ne doivent pas avoir plus de 0m,60 de largeur. On les fait assez étroites, afin que l’animal ne puisse se retourner une fois qu’il est dans l’eau, et qu’il soit obligé de traverser la partie profonde pour sortir du côté opposé à celui par lequel il est entré. Si l’on donne à ces bassins plus de largeur, on établit autant de cloisons qu’il y a de fois 0m,60 dans la largeur totale. Ces cloisons sont faites par des pieux rapprochés.
Quelquefois, on fait dans l'axe d’une grande cour de porcherie, une dépression dans le terrain, le centre de cette excavation a 1 m, 10 de profondeur et une pente douce ménagée sur scs bords conduit de tous côtés, c’est ce qui constitue la mare.
7. Dispositions diverses des porcheries. — Les porcheries sont simples ou doubles avec ou sans couloirs.
Les porcheries simples figure 407 se composent d’une loge ayant 2™, 80
28 1 TRAITÉ DES CONSTRUCTIONS RURALES
sur 3m,20 soit 9 mètres carrés en chiffre rond. Devant chaque loge, il existe
Fig. 408. — Plan d’une porcherie simple avec couloir pour l’alimentation. Échelle de 0m,005 pour mètre.
une courette qui possède une auge construite d’après l’un des systèmes que nous avons précédemment décrits.
Fig. 409. — Élévation d’une porcherie simple.
Échelle de 0ra,005 pom mètre.
Les figures 408, 409, 410 donnent les plan, élévation, coupe, d’une
porcherie simple avec couloir pour l’alimentation. Dans ce type (fig. 410) la porcherie se compose d’un grand bâtiment, que des cloisons en bois séparent en loges.
Celles-ci mesurent 2 mètres de largeur sur 3m,40 de longueur, soit G">,08.
La figure 409 montre l’élévation et la figure 410 la coupe de ce bâtiment.
Fig. 410. — Coupe d'une porcherie simple avec couloir d’alimentation.
Échelle de C“,005 pour mètre.
LOGËMÉ.NT DES ANIMAUX DOMESTIQUES. 285
Les courettes ont 2 mètres de largeur sur 5 de longueur, soit 10 mètres carrés.
Fig
411. — Plan d’une porcherie double de lTnslilut de Grignon avec couloir central. Échelle de 0ra,005 pour mètre.
Fig. 412. — Façade principale de la porcherie de l’Institut de Grignon. Échelle de 0ra,005 pour mètre.
Fig. 413. — Élévation latérale de la porcherie de l’Institut de Grignon. Échelle de O"1, 005 pour mètre.
Nos figures 411, 412, 413 représentent les plan et élévations d’un corps de bâtiment des porcheries de l’Institut de Grignon. C’est un type de porcherie double avec couloir central pour l’alimentation; les lignes
TRAITÉ DES CONSTRUCTIONS RURALES
ponctuées a, b {fi g. 411) indiquent les canalisations pour les urines. La figure 412 est la façade principale.
Fig. 414. — Plan d’une porcherie écossaise. Échelle de 0“,005 pour mètre.
Ce bâtiment est couvert en zinc avec doublis en paille, afin d’empêcher
Fig. 415. — Face principale d’une porcherie écossaise.
Échelle de 0"
Fig. 416. — Coupe transversale d’une porcherie écossaise.
',005 pour mètre.
les rayons solaires d'incommoder les animaux pendant les chaleurs
La figure 413 montre l’élévation latérale.
Les agriculteurs écossais ont des porcheries très - économiquement construites. Celle que nous donnons dans nos figures 414, 413, 416, 417 a été relevée par nous dans les environs d’Edimbourg.
Le plan {fi g. 414) se compose d’une série de travées contenant
chacune deux loges a, b, faites en planches de 0 ",034. La figure 413 est la face principale.
LOGEMENT DES ANIMAUX DOMESTIQUES. 287
La figure il G une coupe transversale sur c, cl ; et la ligure 417 une faco latérale.
Gomme nos lecteurs peuvent s’en convaincre, en jetant les yeux sur nos
I'ig. iI8, — Porcherie de la ferme de Britannia.
Échelle de 0ra,005 pour mètre.
croquis, le bois entre en grande partie dans la construction de ce genre do
tects à porcs.
otre figure 418 donne un spécimen d’une porcherie construite en Bcl-
Fig. 419. — Plan d’une grande porcherie (premier type). Échelle de 0n,,0025 pour mètre.
gique et dépendant de la célèbre ferme de Britannia à Ghislellcs dont nous donnons plus loin (cdap. yi), le plan et la perspective.
C’est une porcherie double à couloir d’alimentation dans lequel circulent des rails, cjui permettent d’apporter en wagon la nourriture aux animaux.
288 TRAITÉ DES CONSTRUCTIONS RURALES
Dans les quatre angles du bâtiment a, ci, a, a, il existe des loges sans cours, mais plus grandes que les autres, elles ont environ 12 mètres carrés. Elles
sont destinées à des truies portières.
Les autres loges b, b, mesurent lm,40 sur 2m,20, soit seulement 3 mètres carrés; cette exiguité n’est admissible que pour les animaux à l’engrais.
Après avoir donné des porcheries isolées ou des portions de grandes porcheries, nous allons soumettre à nos lecteurs quelques types complets, car cette branche du commerce agricole a pris de nos jours une grande importance.
Notre figure 419 représente un plan composé de six corps de bâtiment dont quatre doubles qui peuvent loger en-
rr
1 cri
Fig. 420. — Plan d’une grande porcherie avec cour centrale (deuxième type).
Échelle de O"1, 0025 pour mètre, semble quarante habitants. Ce plan renferme des loges de trois dimensions. En
Fig. 421. — Plan d’une grande porcherie (troisième type). Échelle de 0m,0025 pour mètre.
a, a, g, a, sont les plus grandes, qui servent pour les truies portières, en b,
b , b, celles des porcs adultes et en clés porcelets.
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La cuisine de cette porcherie se trouve en dehors du bâtiment.
Notre figure -420 donne un type avec une cour centrale contenant dans son axe une cuisine et une grande marc ; les courettes sont disposées autour des loges extérieurement la grande cour.
Enfin notre figure 421 fait voir un plan beaucoup plus considérable. Les loges y sont spacieuses, et l’air peut circuler largement et librement autour d’elles. La cuisine a est au centre des bâtiments. Au moyen d’un railway, des wagons traversent la cuisine et peuvent porter rapidement partout la nourriture des animaux. Dans les angles, b, b, il existe des hangars, qui servent à renfermer, l’un des racines on autres substances pour la nourriture du bétail, l’autre les ustensiles nécessaires au lavage, nettoyage ou à l’exploitation de l’industrie. Au milieu de la cour, une mare divisée en cinq compartiments de 0m,6ü chaque, permet de faire la toilette aux fidèles compagnons de saint Antoine.
Cette porcherie contient en tout quarante-huit loges, mais on peut, soit en avant, soit en arrière delà cuisine, ajouter d’autres compartiments ; du reste le plan est disposé de telle sorte qu’on peut, en le rabattant, doubler le nombre des loges.