LÉGENDE
b ; b, chambre; c, four ; d, laverie; e, cabinet a donner au clieml> Comme
a. cuisine
cette largeur de 4m,10 est à
d’aisance ; f, chenil
peu près invariable, il ne reste plus qu’à déterminer la longueur du local. Pour l’obtenir il faut multiplier 0m,80 par la moitié du nombre de chiens qu’il faut loger. On aura donc pour l’expression en surface :
— nx lm(i,64.
Si nous substituons à n une valeur, 8 pa exemple, en effectuant les calculs nous aurons :
Pour la longueur L = 0,80 X4 = 3m,20;
pour la surface
n X 1 mn,64
ce qui nous donnera de part et d'autre 13m<i,12dc pour la surface du chenil, comme le démontrent les deux opérations suivantes :
ou bien S = 8, X lm,64 — 13m,12.
LOGEMENT DES ANIMAUX DOMESTIQUES
Petits cuenils. — Nous avons décri l précédemment divers types de loge pour un ou deux chiens, mais lorsqu’on a'plusieurs chiens à loger, soit pour des bergeries, soit pour des meutes de chasse, il faut construire des chenils.
Dans la figure 424 nous avons donné un plan de maison de garde-chasse qui contient un réduit pour huit à neuf chiens et qui constitue un premier type de petit chenil.
Aussi toute pièce exposée au levant ou au midi et planchéiée peut servir pour le môme usage.
Au lieu de planehéier le sol du chenil, il vaut mieux établir de chaque côté du chenil de petites banquettes un peu inclinées en avant et percées de trous comme les planches à bouteilles. Ges petits lits de camp de lm,()5 de large sont portés sur des pieds de Ü",16 de hauteur. Le sol des chenils
Fig. 425. — Plan d'un chenil moyen.
Échelle de 0ra,005 pour mètre.
Légende :
a, chenil pour meutes; b, petite cour; c, chien aggravé ou malade, d, lices portières c, four; f, chaudière; g, entrée.
doit être dallé ou carrelé avec des carreaux en terre cuite et avoir une double , inclinaison partant des murs de côté pour aboutir au centre du chenil, qui sera le point le plus bas. Cette disposition permet l’écoulement des urines et facilite les lavages.
Les chiens placés côte à côte ont souvent l’habitude de se mordre; pour les en empêcher, il suffit d’établir sur les banquettes à 0m,80 d’axe en axe de petites séparations ou cloisons légères en bois hautes de 0m,40 à 0,n,50. Ces petits boxes présentent encore l’avantage d’empêcher la transmission de la gale, des chancres, et autres maladies contagieuses, qu’on peut ainsi enrayer plus facilement chez les animaux parmi lesquels elles se déclarent.
On doit aussi ménager dans les angles des chenils de plus grandes loges pour les lices portières.
2'Ji TRAITÉ DES CONSTRUCTIONS RURALES.
Toutes les fois qu’on pourra le faire, on joindra une conr au chenil, afin que les chiens puissent respirer l’air extérieur suivant leur caprice. Nous ne nous étendrons pas plus longuement sur ce sujet, car des figures
Fig. 426. — Plan du premier étage d'un chenil moyen.
Echelle de 0”,005 pour mètre.
Légende .
a, chambre du maître piqueur; b, b, b, trois autres chambres; c, dégagement; d, terrasse.
avec notes explicatives feront mieux comprendre que toute description l'aménagement et la meilleure disposition à donner aux chenils.
Notre figure 425 donne le plan d’un chenil moyen que nous avons construit en France, près de Bellegarde, dans le département du Gard. Il se compose : au rez-de-chaussée ( fig . 425) d’un chenil pour meutes a ayant une petite cour b avec deux auges pour l'eau, de petites cases pour chiens aggravés ou malades c, de cases pour lices portières ou nourrices d, d’un four e
ayant à côté une chaudière f. La pièce g sert à la fois de fournil et d’entrée, et de cage pour l’escalier conduisant au premier étage. Celui-ci (fig. 426) sc compose d'un palier d’arrivée et contient quatre chambres et une ter-
Fig. 427. — Coupe d’un chenil moyen faite sur la ligne A, B, C, D, de la figure 425. Échelle de 0m,005 pour mètre.
LOGEMENT DES ANIMAUX DOMESTIQUES. 295
rasse. Les chambres servent pour le maître piqueur et pour ses valets; celle
Fig. 428. — Perspective d’un chenil moyen.
marquée a possède un judas dans le plancher, afin de pouvoir intervenir par la voix dans les querelles que pourraient avoir les chiens.
Fig. 429. — Plan d’un grand chenil.
a, cuisine ; b, petit chenil pour chiens malades ; c, chenil pour meutes ; d, lices ; e, four; f, boxes; g, g, abreuvoirs; h, lit de camp.
La figure 427 fait voir la coupe suivant la ligne A, B, C, D du plan (fig. 425). Enfin la figure 428 montre la perspective.
TRAITÉ DES CONSTRUCTIONS RURALES
Le chenil pour meutes a ( fig . 425) est voûté, de sorte que si des maladies contagieuses venaient à se déclarer dans ce chenil, on pourrait l’évacuer et flamber les murs et môme y brûler de la paille, des copeaux pour l’enfumer et détruire les miasmes contagieux. Ensuite, on raclerait les murs et on leur donnerait un badigeon au'lait de chaux.
Grands cuenils. — Nous donnons dans notre figure 429 le plan d’un grand chenil. En a se trouve la cuisine, en d le four, en c le chenil pour
Fig. 430. — Élévation d’ur. grand chenil. Échelle de 0",001 pour mètre.
meutes, en b le petit chenil par cases pour chiens malades, en c le chenil pour les lices pleines ou nourrices, en f des boxes avec courettes pour chiens de race qu’on veut tenir séparés, gg sont les auges-abreuvoirs' et h les bancs ou lits de camp; afin que les chiens ne reposent point sur le sol humide.
La figure 430 est l’élévation de ce chenil.
Nous avons sous les yeux le grand chenil du Jardin d’acclimatation de Paris : la figure 431 montre le plan général et la figure 432 un détail de ce
Fig. 431. — Plan général du grand chenil du jardin d’acclimation de Paris.
plan à plus grande échelle et côté. Ce chenil construit sur les données du savant directeur du jardin est en tous points remarquable, et satisfait aux meilleures données posées pour les chenils ; en effet, les chiens ont chacun leur cabane c, mais ils sont réunis par paire; ils ont de l’eau claire et courante /, une petite cour g bordée de trottoirs h, et une terrasse au-dessus de leur cabane; ceci dénote une grande connaissance des habitudes du chien, qui fuit toujours l’humidité. Il ne peut être mis dans de meilleures
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concluions, puisqu’il peut se reposer sur un plancher très-sec, où il arrive par trois marches posées en avant des cabanes. — Un couloir a dessert les cabanes; b est une canalisation couverte pour les urines qui se rendent dans des citernes situées aux deux extrémités du chenil; l’espace c sert à
Fig. 432. — Dû tait du plan du chenil du jardin d'acclitnaiion de Paris. Échelle de 0m,02 pour mètre.
leur donner la nourriture; les points cl d indiquent la canalisation des urines provenant du dessus des terrasses. Les détails de ce chenil nous ont été fournis par notre confrère M. Simonct l’habile artiste, architecte en chef du jardin zoologique d’acclimatation de Paris.
TRAITÉ DES CONSTRUCTIONS RURALES
LAPINIÈRES.
On désigne sous le nom générique de lapinières (1) toutes sortes de locaux servant à l’élevage et à l’entretien du lapin.
Les lapinières peuvent être de simples loges à lapins, des clapiers, des garennes, ou des terriers. Nous donnerons tout de suite la définition de ces mots.
Les loges ou cabanes à lapins ne servent qu’à renfermer quelques animaux isolés ; c’est la lapinière la plus simple.
Le clapier est un lieu, où l’on élève des lapins en plus ou moins grande quantité, mais toujours sous la surveillance de l'homme qui leur apporte chaque jour leur nourriture.
Les garennes sont des lieux plantés d’arbres, dans lesquels les lapins vivent, se propagent et se nourrissent en toute liberté. Nous devons dire aussi que certaines garennes se rapprochent des clapiers, car il y a plusieurs genres de garennes, qui sont : la garenne artificielle, forcée ou privée, ouverte et libre .
Enfin les terriers sont des trous ou cavités pratiqués dans la terre et dans lesquels les lapins se retirent.
1. Loges a lapins. — Dans les exploitations rurales, quand on élève des lapins, on leur donne généralement de petites cabanes en bois qui mesurent 0m,60 à 0m,80 de hauteur sur autant de largeur et de profondeur.
Aujourd’hui, dans beaucoup de contrées, on se contente de faire des loges à lapins avec de simples fûts hors de service; on pose ces fûts sur des poutrelles, comme si on les mettait en chantier, seulement la bonde est en dessous et sert pour l’écoulement des urines. On pratique une porte carrée sur la face du tonneau, et on met un petit grillage pour fermer cette porte.
On peut superposer deux rangs de fûts l’un sur l’autre ; les lapins s’accommodent fort bien de ce genre de loge; ils s’y portent à merveille, mangent beaucoup et par suite grossissent rapidement, car chacun sait que moins on accorde d’espace à un animal et moins il peut faire de l’exercice, plus son corps atteint de volume, mais aussi sa chair a beaucoup moins de saveur.
(1) Dans quelques contrées on emploie aussi comme synonyme de lapinière, connillière. Ccmot vient de connil ou connin ( cuniculus ), vieux nom du lapin Les connins du tout sauvages sont les meilleurs, les pires sont ceux de clapier; ièsmoïens sont ceux de garenne. — Olivier de Serres. Théâtre de l’agriculture, page 407.
On place ces fûts sous des hangars, ou en plein air, dans ce dernier cas, on les abrite contre la pluie par un petit toit en planches recouvert de carton goudronné.
On place au fond de chaque fût un petit râtelier en chêne (car le lapin ronge tous les bois tendres). Les barreaux de ce râtelier ont 0m,04 â 0ra,05 d’écartement. On remplit et on nettoie ce râtelier par l’extérieur au moyen d’une petite ouverture longitudinale pratiquée sur le fond du fut. On doit ajouter sur le côté intérieur du fût une petite auge divisée en deux compartiments, dont l’un sert pour mettre le grain et l’autre pour l’eau.
Quelquefois, on fait aussi des loges en maçonnerie, mais on les a reconnues mauvaises.
Bientôt même on ne les fera plus qu’en terre cuite ; en effet, ce dernier mode est le meilleur; on peut superposer deux ou trois rangs de loges l’un sur l’autre, et comme on donne au sol de chaque étage un peu de pente de l’avant à l’arricre de la loge, les urines s’écoulant de ce côté sont reçues dans une canalisation qui les conduit dans un puisard.
Ce dernier mode de construction est le meilleur et doit être préféré exclusivement à tout autre, car il est d’un entretien nul, d’un nettoyage facile à l’aide de l’eau, et le lapin se porte fort bien dans la terre cuite.
2. Clapier. — On établit les clapiers de diverses manières ; ce sont quelquefois de simples compartiments en briques, ou des trous maçonnés dans le sol, ou bien une série de petites loges qui ont chacune une petite cour ; c’est en petit comme le chenil représenté par nos figures 429 et 430, seulement le passage de la loge à la cour peut être fermé à l’aide d’un ais à coulisse.
En général quel que soit le système de loges employé la surface doit être de soixante centimètres carrés pour un lapin adulte et un mètre pour une hase.
3. Garennes. — Il existe plusieurs genres de garenne que nous allons énumérer successivement.
Garenne artificielle. — Cette garenne est celle dont l’usage est le plus généralement répandu.
Dans un lieu sain et bien situé, c’est-à-dire sec et à l’abri des inondations, on choisit un rectangle d’une dimension en rapport avec le nombre de lapins qu’on veut y élever. Il faut environ 10 rnèlres carrés pour une hase et ses petits jusqu’à l’âge de l’engraissement.
Supposons un rectangle de 13 mètres sur 10, soit 130 mètres carrés, pouvant donc contenir quinze hases; on entoure cette surface d’un mur de 2 mètres de hauteur qui repose sur une fondation de 0m,90. On rapporte autour de ce mur à la hauteur de ln',30 des terres' pour former un talus, du haut duquel, on voit tout ce qui se passe dans la garenne, l’excédant du
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mur haut de 0™, 60 sert d’appui. Si l’on craint les ravages de certains animaux on surmonte encore ce mur, dans toute sa hauteur d'un treillage de 0n,,90 à 1 mètre. On défonce ordinairement le terrain de la fosse servant de garenne et on le pave en grès ou en silex. On recouvre le pavage de 0",40 à O™, 50 de gros sable, dans le but d’absorber l’bumidité et pour servir aux lapins à gratter et former des jouettes. Arrivés au pavage les lapins sont obligés de s’arrêter et ne peuvent creuser plus avant pour faire des terriers ou des galeries souterraines, qui lèur permettraient de sortir de leur garenne.
La garenne doit contenir des terriers factices au niveau du sable ; on leur donne ordinairement 0m,25 de hauteur et de largeur sur O01, 75 à 0,80 de profondeur. Les faces de ces terriers doivent être revêtues de briques posées à ciment, afin de prévenir les infiltrations des eaux pluviales.
C’est dans ces terriers que les bases déposent leurs petits et que les habitants de la garenne se réfugient en cas d’alerte.
On complète la garenne, en posant dans son axe un ou plusieurs petits hangars en bois. Ceux-ci sont composés de quatre poteaux qui supportent des planches. Sur ces quatre poteaux, deux sur une même ligne sont plus élevés que les deux autres, de sorte que les eaux s’écoulent suivant l’inclinaison qu’ils donnent à là toiture.
Au centre des hangars, il y a des doubles râteliers qui contiennent la nourriture quotidienne que le garennier apporte à ses lapins. Celui-ci pénètre dans la garenne par une échelle, ou ce qui est mieux, par une porte pratiquée dans le mur, et à laquelle on arrive par une tranchée ouverte dans le terrain avoisinant la garenne.
Dans la garenne artificielle, il n’y a qu’un ou deux lapins mâles ou bouquins pour quinze à dix-huit femelles. Les bouqnins sont attachés par le cou à l’aide d'une petite chaîne en fer à l’un des poteaux qui supportent les abris. Leur chaîne a une longueur suffisante pour îeur permettre d'arriver aux râteliers et de bouquiner les hases qui éprouvent le besoin de se laisser approcher.
On établit aussi des garennes artificielles en creusant un fossé circulaire de 2m,50 à 3 mètres de diamètre sur 2 mètres de profondeur. On utilise la terre provenant de l’excavation, soit en talus comme nous venons de le voir dans l’exemple précédent, soit en faisant une butte au centre du fossé. Celui-ci doit être entouré de murs et de treillage comme nous venons de le décrire.
Garenne libre. — Les garennes libres comprennent quelques hectares de bois, circonscrits par des haies ou des palis dans lesquels les lapins vivent en liberté et à l’état sauvage. On doit seulement pendant l'hiver fournir de la nourriture à ceux qui vivent dans ces garennes.
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Garenne ouverte. — Les garennes ouvertes ne sont closes que par une simple fosse, ou par des obstacles naturels; des rochers, un ruisseau, une petite rivière ou un canal d'irrigation.
Nous ne conseillons pas d’établir un pareil mode de garenne, un véritable fléau pour l’agriculture, une source intarissable de procès avec ses voisins, car les lapins sortent constamment pour commettre des ravages, et la garenne ouverte rapporte fort peu à son propriétaire.