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SUPPORTS DE MEULES

11 n’est pas toujours possible d’abriter les quantités de foin nécessaires à une exploitation sous des hangars ou dans des fenils; on construit alors des meules en plein air.

Nous n’avons pas à dire comment on s’y prend, car cela ne regarde pas les constructions rurales, mais l’agriculture ; nous devons dire cependant que souvent, on se borne à faire porter les meules sur des fagots ou sous-trait, ce qui est très-mauvais, car le bas des meules pourrit souvent ; aussi aujourd’hui on emploie avec avantage des supports de meutes.

Ils sont de divers genres. Ce sont tantôt des massifs en maçonnerie, soit en briques ou en moellons, qui ont une hauteur moyenne de 0m,80 et qui sont couronnés d’une sorte de corniche ayant 0m,0S à 0m,10 de saillie afin

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d’empêcher les rats et les souris de pénétrer dans les meules et d’y causer des dégâts; quelquefois ce sont de simples massifs circulaires concentriques et percés de trous comme le montre la figure 468, qui est la moitié du plan de la figure 469, qui est l’élévation vue à vol d’oiseau.

On emploie aussi des plates-formes en charpente qui sont supportées par des dés en pierre ou en bois et qui ont à leur partie supérieure des entonnoirs renversés en zinc. Ceux-ci remplacent les corniches dont nous venons de parler.

Fig. 468. — Plan d un massif pour support Fig. 469. — Massif pour support de meules, de meules (moitié du pian.)

Les plates-formes en charpente sont préférables aux massifs en maçonnerie, car elles sont moins hygrométriques et par suite les meules sont plus à l’abri de l’humidité sur ces dernières. Ces plates-formes sont rondes, carrées, oblongues ou de formes octogonales. Nous donnerons figure 470 un plan de celle-ci et figure 471 un détail qui montre l’assemblage des bois au point a, enfin les supports des meules sont en fonte de fer.

Fig, 470. — Plateforme octogonale Fig. 471. — Assemblage de bois au point a de la pour meules. précédente figure.

Nous donnons figure 472 un spécimen : ce n'est, bien entendu, que le quart du support.

On fait aussi des supports en terre cuite, sur lesquels on cloue des perches et qu'on maintient en terre à l’aide d’un pieu. Notre figure 473 en montre un exemple. a

Il est inutile d’ajouter que les fenils servent non-seulement à abriter le foin et la paille, mais encore les gerbes avec leur grain ; dans ce cas, ils prennent le nom de gerbier.

TRAITÉ DES CONSTRUCTIONS RURALES

De même que bien souvent, quand les granges sont libres, elles servent à resserrer les quantités de foin qu’on ne peut loger dans le fenil.

Abris tour meules. — Dans les pays très-humides ou dans lesquels il pleut souvent, on protège les^ meules soit avec du carton goudronné, des bâches, ou même avec une couverture en planches.

En Hollande, on met la paille et le foin à l'abri de l'humidité par une petite construction ainsi faite : sur des plateaux ou plates-formes rondes, pentagonales ou hexagonales, on fixe des poteaux qui supportent un chapeau qui s’élève et s'abaisse à volonté. Ce chapeau est maintenu à des hauteurs déterminées par des chevilles en fer, qui s'implantent à la fois dans ce chapeau et dans des trous ménagés dans les poteaux.

Soutiens contre le vent. — Dans les localités dans lesquelles il règne un vent violent, on établit dans l'intérieur de la meule des soutiens. Quand les meules sont circulaires, c'est un simple mât de cocagne placé dans le centre du massif en maçonnerie ou en charpente. Ce mât est à peu près de la hauteur qu’on doit donner à la meule, et il doit être contrebuté par trois contrefiches. Quand les meules ont pour forme un rectangle carré ou allongé, on plante deux ou plusieurs perches dans le massif.

Exposition. — Les meules doivent être placées de façon à recevoir les rayons du soleil, à l'abri des gros vents, mais cependant de manière à ce que les vents ordinaires puissent les tenir sèches.

Dans beaucoup de contrées, le vent le plus violent est celui du nord, aussi

DES CONSTRUCTIONS ANNEXES DE LA FERME

les meules se trouvent bien situées lorsqu’elles sont abritées du nord par des bâtiments ou des murs.

On doit du reste, dans une exploitation bien tenue, avoir une cour des meules à proximité des bâtiments d’habitation. Cette cour sera close soit par des haies vives ou, ce qui est mieux, par des murs en maçonnerie, car il faut avoir soin d’empêcher la malveillance de porter le feu dans les meules.

Autour de chaque meule, il est utile de creuser une petite fosse ou rigole devant recevoir les eaux de la couverture ; chaque rigole aura son écoulement soit à une marc soit â un puisard, afin que l’eau ne séjourne pas au pied des meules ou dans leur voisinage.

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