Ovando, Oando ou Wembo, 795’ lat. S., 159 long. E
les passions de ses sujets contre les blancs. On se demande si sa conversion fut sincère, quand on connaît avec quelle facilité elle était retombée, une première fois, dans l’idolâtrie. Il y a lieu de remarquer, en tout cas, le principe dominant de l’apostolat des missionnaires : ils cherchent à gagner le chef pour atteindre ensuite la masse. Il faut noter que cette conversion fameuse fit l’objet d'une plaquette spéciale, éditée par la Propagande et intitulée : Giora, La maravigliosa conversione alla santa fede di Cristo della regina Ginga.…. cavata da una relazione del P. Antonio di Gaeta, Napoli, 1669. Cf. aussi CAVAZZI, op. cit., pp. 823 et suiv.]
Fo 270. — Lettre de la reine Ginga à la Propagarde traduite du portugais en italien.
Elle remercie la Propagande de lui avoir envoyé le P. Antonio Romano par l’intermédiaire duquel elle a connu la vraie foi !.
[Date approximative, 1655 ou 1656. La lettre est évidemment inspirée.]
F0 284. — Fra Gregorio da Castiglione, frère lai, demande, pour cause de maladie, à ne pas être envoyé aux missions du Congo. Bagnaia, 20 juillet 1650.
F0 281. — Fra Giacinto da Vetralla, préfet, écrit à la Propagande au sujet de la durée décennale du terme de mission.
[Date approximative 1656.]
F0 284b. — Fra Antonio da Tervel, prédicateur Capucin, demande l'impression aux frais de la Propagande de divers ouvrages en langue congolaise 2.
F0 288. — Fra Serafino da Cortona est arrivé à Livourne, après seize mois de navigation. Il vient, en qualité d’ambassadeur de la reine Ginga et de Caquinguri, roi de Casange, présenter leurs hommages au Saint- Père. Il vient, en même temps, exposer le tort causé à la mission du Congo par le P. Giacinto da Vetralla qu’il accuse ouvertement, en décla-
1. Le Pape Alexandre VII lui fait écrire un bref dans lequel il l’exhorte à propager la foi chrétienne en son royaume, le 7 février 1665. ParvaA-MANSO, 0p cit. p. 241.
2. 1° Un vocabolario copioso in quattro lingue, cioè italiana, latina, spagnola e del Congo;
29 Una grammatica dell Congo, con molte cose nctabili, e curiose per intenderla; e con molte frasi, e modi di parlare con molta chiarezza:
3° Un lib:o de sermoni, e prattiche delle domeniche, e feste secondo il loro costume;
4° Un libro d'orationi con tutte le meditationi della Passione, e de novissimi;
5° Un libro de le este della B. Vergine e del Rosario, con varij essempi;
6° Un libro delli catechismi, et modo d’aministrare tutti i sacramenti con | varij essempi per tutti i commandamenti, e sacramenti;
7° Finalmente un manuale per la buona direcctione di quella gente.
rant que ses missionnaires n’ont pas osé transmettre leurs plaintes à la Propagande. Il attendra à Florence la réponse du cardinal-secrétaire.
Livourne, 25 août 1650.
[C£. plus haut, f® 233 et suiv., la lettre collective des missionnaires contre le P. Giacinto et ses démêlés avec le P. Bernardino Ungaro, que son grand âge et son expérience autorisaient à oser davantage. A cela se joint maintenant l’accusation directe de ce collaborateur actif, éclairé et vigilant que fut le préfet de Ginga.]
F0 290. — Fra Crisostomo da Genova, vice-préfet de la mission du Congo, en l'absence de Giacinto da Vetralla, demande que la Propagande veuille bien fixer les missionnaires sur le point de savoir si leurs dix années de séjour sont accomplis du jour où la faculté d’aller en mission leur est accordée ou du jour de leur arrivée à la mission. Cette question préoccupe beaucoup les missionnaires.
Loanda, 20 septembre 1650.
[Nous touchons encore ici à une des causes qui ont provoqué la décadence de la mission du Congo. Il va sans dire que le terme de dix ans consécutifs de séjour en pays tropicaux, imposé aux missionnaires, ruinait irrémédia- ‘blement leur santé et leurs forces. Aussi réduisit-on bientôt ce terme à sept ans.]
F0 2906. — Lettre de Fra Crisostomo da Genova, vice-préfet, à la Propagande. Il annonce l’arrivée de Bernardino da Siena avec ses con- frères et exprime la joie causée aux missionnaires par la lecture d’une lettre réconfortante venue de Rome. Il supplie le cardinal-secrétaire d'écrire de temps à autre et d'encourager ainsi les pauvres missionnaires perdus dans la brousse.
Loanda, 26 février 1662.
F0 292. — Requête de Fra Michelangelo da Monte Aboddo, prédicateur, pour aller au Congo.
Fano, 22 novembre 1650.
F0 2926. — Lettre de la reine Ginga, demandant de nouveaux missionnaïires pour son royaume.
S. Maria, 10 avril 1663.
F0 294. — Lettre de Fra Antonio Roma; vice-préfet de Ginga [en l’absence de Serafino da Cortona], à la Propagande.
11 annonce l’éclatante conversion de Ginga et demande l'impression de la notice plus développée qu’il a envoyée [f05 267 et suiv.]. Il informe la Propagande du départ de Fra Serafino da Cortona, en qualité d’ambassadeur de Ginga. Il réclame des collaborateurs. Il a fait plus de trois mille baptêmes.
I1 reproche également au P. Giacinto d’avoir, dans un moment de
découragement, voulu abandonner la mission du Congo, mais il le recommande à la bienveillance de la Propagande, s’il est appelé à se justifier. On ne doit pas perdre de vue, dit-il, le succès de ses prédications, ons habileté diplomatique avec les Portugais, les grands services qu’il a rendus à la mission, sa vie exemplaire. Fra Antonio est d’avis que le P. Giacinto devrait revenir au Congo.
Massangano, 8 juin 1658.
[Le P. Antonio Romano paraît avoir la note juste au sujet de Giacinto da Vetralla.]
F0 2986. — Les habitants de Loanda remercient la Propagande de l'envoi de six missionnaires nouveaux [Bernardina da Siena et ses collègues] et en réclament d’autres.
Loanda, 15 juin 1663.
Fo 299. — Lettre de Giovanni Fernandez Viera, gouverneur et capitaine général de l'Angola !, aux cardinaux de la Propagande, pour se plaindre de certains empiètements des PP. Jésuites sur le pouvoir temporel. Ils prétendent voir accorder à leurs esclaves les mêmes privilèges d'immunité qu'à eux-mêmes, et ce contre l'avis des théologiens et docteurs qui sont à Loanda.
Loanda, 5 juillet 1658.
F0 300b. — Fra Crisostomo da Genova négocie à Lisbonne, avec la cour de Portugal, la régularité des départs de missionnaires pour l’Angola. Il partira lui-même sous peu.
Lisbonne, 28 décembre 1664.
F0 302. —— Nouvelle requête de Fra Michelangelo da Monte Aboddo C0 /202} Fano, 12 décembre 1650.
F0 303. — Fra Bonaventura da Sorrento sollicite de la Propagande l'envoi d’une grammaire congolaise récemment éditée par ses soins. Naples, 30 octobre 1650.
[II s’agit de la grammaire congolaise, publiée par Fra Giacinto da Vetralla sous le titre : Regulæ quædam pro diffcillimi Congensium idiomatis faciliori captu ad Grammaticæ normam redactæ a F. Hyacintho Brusciotto a Vetralla concionatore Cappucino Regni Congi Apostolico Missionis Præfecto, Romæ, Typis S. Congr. de Prop. Fide. Anno MDCLIX, 89, pp. VIr-98. C£. F. STARR, Bibliography of Congo Languages ; Chicago, 1908, p. 27.]
x. Joâo Fernandez Vieira gouverna l’Angola de 1658 à 1661.
F9 3046. — Fra Giovanni-Maria da Pavia, nommé préfet par les missionnaires à la mort de Fra Antonio Romano, demande à la Propagande :
19 De nommer officiellement le préfet et de lui accorder la faculté de désigner son successeur avant sa mort. Agir autrement serait nuire à l'administration de la mission;
2° D'envoyer de nouveaux religieux, car des vingt-deux actuellement en fonction, seize ont terminé leurs dix ans de service et sont prêts à rentrer en Europe;
3° De nommer un évêque et d'envoyer des brefs pontificaux au roi du Congo et à la reine Ginga;
49 De pouvoir lui-même rentrer dans sa province, car il a vingt ans de missions, en Barbarie et au Congo;
5° De rappeler publiquement à l’ordre le P. Vittorio da Pistoia, qui a quitté la mission sans autorisation.
Loanda, 2 juillet 1863.
[On s'aperçoit vite que la politique des préfets reste toujours la même lis réclament plus d’air et moins de centralisation de la part de la Propa- . gande.}
F0 305. — Requête de Fra Michele da Bovino pour aller au Congo. Torremaggiore, 27 janvier 1660.
F9 307b. — Fra Crisostomo da Genova annonce qu’il a reçu à Lisbonne lPautorisation de faire passer en Angola douze missionnaires. I fait connaître en même temps la mort, à Massangano, de Fra Bernardino da Siena et du P. Arcangelo da Firenze. Tous leurs compagnons ont été gravement malades et administrés des sacrements de l’Église.
Lisbonne, 20 mai 1664.
Fo 308b. — Lettre de Fra Giovanni-Antonio da Montecuculo à la Propagande.
Il y raconte la mort du P. Antonio Romano (9 juillet 1662) et les résultats que ce missionnaire avait obtenus dans le royaume de Ginga. L'église était bien ornée de statues, de candélabres, d’une lampe d’argent devant le saint Sacrement. Il avait fait de nombreux baptêmes et répandu partout la foi chrétienne. La reine manifestait de hauts sentiments de piété; elle avait, à sa cour, un petit oratoire dédié à sainte Anne, où l’on récitait tous les jours le chapelet. Elle avait fondé une école où plus de quarante enfants reçoivent l’instruction et l’éducation. Elle a manifesté une grande douleur à là mort du P. Antonio et lui a ordonné de magnifiques funérailles.
Le P. da Montecuculo insiste à nouveau sur la nécessité d'accorder au préfet le droit de désigner son successeur. 1 demande de nouveaux col-
laborateurs. Quant à lui, atteint d’une maladie grave, il demande à retourner à sa province de Bologne.
S. Maria di Matamba, 12 avril 1663.
F9 309. — Fra Serafino da Cortona — qui venait de recueillir la succession de Fra Giacinto da Vetralla — demande à la Propagande d’accepter sa démission. Le principal motif de sa détermination consiste dans la haine implacable que les PP. Jésuites ont vouée à la mission des Capucins et particulièrement au P. Serafino. Ce dernier leur reproche notamment d’avoir excité le roi du Congo contre les missionnaires, en les accusant d’être les agents du roi d’Espagne.
Rome, 31 janvier 1660.
[Nous savons que cette accusation a été maintes fois portée contre les
PP. Jésuites. Son exagération est évidente et elle provient de la rivalité jalouse des divers ordres entre eux.]
Fos 316 et suiv.— Sommaire des desiderara du P.Crisostomo da Genova à la Propagande : |
19 Nécessité d'envoyer de plus nombreux missionnaires. Pour les deux missions, du Congo et de l’Angola, il n’y a que onze prêtres et cinq frères lais, dont huit à Loanda, Massangano et Matamba. La reine Ginga demande de nouveaux missionnaires. Au Congo, il y a quatre missionnaires et un frère lai. Au Sogno, il y a trois prêtres et un frère lai.
[A remarquer que le total s'élève à dix-sept.]
Le roi du Congo continue à molester les missionnaires: il a fait emprisonner, il y a trois ans, le P. Bernardino da Siena, mort à Massangano, et a voulu empêcher le P. Crisostomo de venir à Rome, sous prétexte qu'il l'avait desservi à la cour de Portugal;
20 La cour de Portugal accorde le passage à douze missionnaires, dont six italiens et six français, comme n'étant pas sujets du roi d'Espagne. Le P. Crisostomo, pour éviter des difficultés, estime que les Italiens seuls devraient suffire à la mission;
3° Il rappelle les souffrances et les déboires éprouvés par les pauvres missionnaires et demande que la Propagande leur fasse parvenir, aussi fréquemment que possible, des lettres réconfortantes.
Quant à lui, il demande à être déchargé de sa préfecture;
4° Il demande si le préfet qui a accompli son terme de service peut exercer ses fonctions jusqu'à l’arrivée de son successeur; sinon, que la Propagande indique la méthode à suivre pour ne pas laisser la mission sans chef pendant un laps de temps considérable;
5° Si le préfet choisi par les missionnaires à la mort de son prédéces seur peut désigner d'ores et déjà son successeur, afin de pallier, dans la mesure du possible, les lenteurs de la correspondance avec Rome;
6° Le terme de dix ans de séjour étant réduit à sept, le préfet peut-il, après sept ans accomplis, autoriser le retour des missionnaires;
7° Les sept ans commencent-ils le jour de la réception des lettrepatentes ou le jour de l’arrivée à la mission?
8° Si les missionnaires peuvent proroger leur terme sans attendre des lettres de confirmation de la Propagande;
9° Le préfet demande l'autorisation de renvoyer en Europe les missionnaires inhabiles et de châtier les désobéissants:
100 [1 demande la nomination d’un seul préfet pour les missions d’Angola et du Congo;
119 Il demande l'autorisation pour les missionnaires de célébrer le Saint-Sacrifice en mer, les jours de grande fête;
120 Il demande l'extension au Loango de la mission d’Angola;
13° [1 demande la dispense matrimoniale pour inceste ;
140 Besoins matériels des missionnaires : frais de voyage, cent écus pour achat d'objets religieux, vin et farine, cent écus pour médicaments et livres.
[Nous avons ici le sommaire des requêtes formulées dans diverses lettre par Fra Crisostomo da Genova. Nous en possédons plusieurs : cf. f05 290 290b, 300b, 307b et, plus loin, f% 330 et 332.
Voici les principales décisions de la Propagande prises en séance du 2 mars 1665 :
Au point 2° six Italiens seulement partiront;
3° Ordre d'écrire aux missionnaires du Congo une lettre réconfortante;
4° Le ptéfet peut exercer ses fonctions jusqu’à l’arrivée de son successeur ;
5° Réponse affirmative, avec ordre d’aviser au plus vite la Propagande; 7° Le septennium commence à la date de l’arrivée dans la mission;
89 Les missionnaires ne peuvent proroger leur terme sans instructions de la Propagande;
9° Le préfet peut, en matière grave, suspendre les missionnaires et doit envoyer leur dossier avec la défense des délinquants. En ce qui concerne les incapables, qu’il informe la Propagande de leur incapacité;
102 Pas de préfet général du Congo.
110 Refusé;
129 L'extension au Loango est accordée ;
139 Transmis au Saint-Office; 14° Frais de voyage, et cent écus pour objets religieux, vin et farine
accordés. On demande justification des cent écus pour médicaments et livres.]
Fos 3009b et 310b. — Liste des missionnaires du Congo [probablement à la date de 1663].
1. Nomi de Padri missionarij che stanno di presente nella missione d’Angola e Congo in Africa e delle Provincie loro :
Roma. — Il Padre Bernardino Ungaro, sacerdote; il Padre Giovanni Battista
da Salisano, predicatore; il Padre Arcangelo da Bianza, predicatore; Fra Gioseppe da Bassano, laico; Fra Gabrielle da Velletri, laico.
ToscANA. — Il Padre Bernardo da Castigliano, predicatore; il Padre Antonio da Savanezza, predicatore; il Padre Filippo da Siena, predicatore.
BoLoGNA. — Il Padre Gio. Maria da Pavia, prefetto; il Padre Gio. Antonio da Montecuculo, sacerdote.
GENOVA. — Il Padre Benedetto da Lusignana, sacerdote,
NapoLt. — Il Padre Girolamo da Monte Giorgio, sacerdote.
ConGo. — Il Padre Francesco da S. Salvatore, sacerdote.
MILANO. — Fra Ignazio da Valsasna, laico.
SARAGOSA. — Fra Francesco da Nicosia, laico.
OTRANTO. — Fra Leonardo da Nardo, laico.
Breve compendio delle missioni dove stanno li missionarij, e quanto sono lontani l’uno dall’ altri le quali missioni di presente sono :
I1 Padre Girolamo da Monte Giorgio ; Ducato di Sondi; Circa 40 leghe.
Il Padre Francesco da $S. Salvatore, sacerdote, Fra Gioseppe da Bassano ; laico Congo S. Salvatore; Circa 40 leghe.
11 Padre Antonio da Sarnezza, predicatore; Ducato di Bamba ; Circa 40 leghe.
Il Padre Bernardino Ungaro, s. e superiore; il Padre Bernardo da Cotigliano, predicatore; il Padre Filippo da Siena, predicatore; Fra Leonardo da Nardo; Contado di Sondo; 50 e più leghe.
Il Padre Giovanni Antonio da Montecucolo, s. e superiore; il Padre Arcangelo da Bianza, predicatore; Fra Gabrielle da Velletri, laico; Ginga e S. Maria de Matamba ; 80 leghe. |
11 Padre Benedetto da Lusignana, s. e superiore; il Padre Giovanni Battista da Salisano, predicatore ; Presidio di Massangano ; 40 leghe.
I1 R. Padre Giovanni Maria da Pavia, prefetto; Fra Francesco da Nicosia, laico; Fra Ignazio da Valsasna, laico.
La città principale de regni d’Angola quale si chiama Loanda, Capo Congo, e Ginga.
Fo 314. — Lettre désespérée de Fra Angelo Maria Corso, vice-préfet, installé à Overo, sur la triste situation de sa mission qu'il déclare empreinte « d’un vernis de christianisme ». Il a été abandonné avec un de ses collègues par deux religieux laissés à San-Thomé et partis sans autorisation.
Overo 1, 2 février 1659.
F0 324. — Lettre par laquelle la reine Ginga délègue Fra Crisostomo da Genova en qualité d’ambassadeur au Vatican. S. Maria Matamba, 18 mars 1663.
[Crisostomo da Genova remplit donc les fonctions dont fut chargé, avant lai, Fra Serafino da Cortona.]
Fo 325. — Copie du décret autorisant Fra Crisostomo da Genova,
1. Overo, Oveiro, Ouveiro, Quwerre, district du Bénin sur la côte actuelle du Lagos,
préfet de la mission du Congo, à passer par Lisbonne pour se rendre dans FAngola avec ses missionnaires.
Lisbonne, 7 avril 1664.
[La copie de ce décret est extraite des registres de la Secrétairerie d’État et signée Antonio de Sousa da Massedo.]
F0 330. — Points à examiner par la Propagande sur la requête du préfet Fra Crisostomo da Genova :
19 Le préfet ayant accompli son terme, doit-il continuer ses fonctions en attendant son successeur?
29 Dans les cas de mort du préfet, ne pourrait-on envoyer les lettres en double exemplaire et par deux voies différentes?
3° Ne faut-il pas déterminer exactement les limites des deux missions distinctes et, partant, les droits respectifs des deux préfets? [Congo et Angola.]
40 Le droit de renvoyer les missionnaires incapables dans leurs provinces ne devrait-il pas être accordé aux préfets ?
59 Ne vaudrait-il pas mieux ne constituer qu'une seule mission avec
un seul préfet qu’on intitulerait préfet des royaumes d’Angola et des royaumes circonvoisins? Le préfet résiderait à Loanda — comme cela se fait d’ailleurs depuis douze ans — et on créerait deux vice-préfets, l’un du Congo, l’autre de Ginga;
69 Il estime opportun de renouveler la Bulle Contra impedientes missionarios ;
7° Il demande la faveur pour les missionnaires embarqués de pouvoir célébrer la sainte Messe soit dans la Méditerranée, soit aux fêtes de précepte;
89 Il sollicite l'autorisation de pouvoir étendre la mission au royaume de Loango, dont le souverain, voulant épouser une femme blanche et chrétienne, a demandé à recevoir le baptême. Ce royaume est assez important; il est fréquenté par des factoriens hollandais et portugais;
9° Il demande que la dispense matrimoniale ex copula illicita soit étendue; par exemple, dans les cas d’inceste;
10° Il demande que les dix ans de service exigés des missionnaires par décret du 30 juin 1651 soient réduits à sept ans;
119 Rappel à la Propagande des cent écus à distribuer à chaque missionnaire et des provisions de vin et de farine à faire passer par Lisbonne.
[Le P. Crisostomo da Genova se montre ici le continuateur persévérant de la politique inaugurée par les Capucins vis-à-vis de la Propagande : renforcement du pouvoir local et décentralisation à Rome. En outre, il voudrait se sentir bien soutenu à Rome dans les difficultés qu'il rencontre, surtout avec ses coreligionnaires. Une des meilleures mesures proposées est la réduc-
tion du decennium, qui aurait ruiné en peu de temps les forces vives de la mission. La pièce date probablement de l’année 1665, époque à laquelle Fra Crisostomo fut sommé d'exercer, en fait, les fonctions de préfet. Jusquelà, bien que préfet en titre, il s était dérobé et avait même cherché à se décharger de sa mission en restant en Italie. Cf. les pièces qui suivent.]
F0 332. — Lettre du P. Crisostomo da Genova à la Propagande, justifiant son départ de la mission et son arrivée en Italie.
Il avait accompli, dit-il, ses dix ans de services et surtout il venait, en ambassadeur de la reine Ginga, représenter à la Propagande l’état de la mission et solliciter l'envoi de nouveaux secours [cf. fo 3241.
Il est parti de Loanda le 4 juillet 1663, est arrivé à Lisbonne le 24 novembre, après un malheureux naufrage. A Lisbonne, il a trouvé le décret je nommant préfet de la mission et s’est employé auprès de la Cour pour obtenir le passage de douze missionnaires dans l’Angola. Le 3 novembre 1664, il est parvenu à Rome, où il se repose de ses fatigues.
Fra Crisostomo donne une courte notice sur l’état des missions au moment de son départ. Il y a sept missions et seize missionnaires dans les deux préfectures (Congo et Angola).
19 L’Angola comprend les missions de Loanda, Massangano et Santa- Maria di Matamba, huit missionnaires, trois frères lais et cinq prêtres séculiers. Les Portugais sont nombreux à Loanda (1,500) et à Massangano, (500). Ils se montrent fort bienveillants et assistent volontiers aux cérémonies religieuses.
Quant à la mission de Ginga, elle est prospère et produirait des fruits remarquables, si les collaborateurs ne faisaient défaut.
Le chef de Sogno s’est également converti et manifeste des sentiments de vive piété. Le samedi, lui et ses sujets assistent à la Messe en l'honneur de l’Immaculée Conception. Le samedi soir et le dimanche, il y a instruction religeuse.
29 Le Congo comprend les missions de San-Salvador, Bamba et Sondi !. Il n’y a dans chacune qu’un prêtre et à San-Salvador en plus an frère lai.
[On se souvient que Giacinto da Vetralla avait abandonné San-Salvador. Depuis lors, cette mission périclitait.]
Le roi du Congo se montre de plus en plus hostile aux missionnaires, qu'il considère comme des ennemis du Portugal, et les préfets ne veulent plus traiter avec lui. Le P. Bernardino da Siena a été récemment encore expulsé par ses ordres.
Apprenant le départ de Crisostomo da Genova pour le Portugal, il a écrit une lettre calomniatrice à la Cour qui n’en a, d’ailleurs, tenu aucun compte.
1. Le N’Sundi est au nord du fleuve Congo dans le district actuel du Bas-Congo
La température est aussi fort malsaine et les cas de maladies sont fréquents.
Fra Crisostomo supplie la Propagande d'écrire à ces pauvres missionnaires qui ont besoin de consolations. Sur soixante ou septante qui ont déjà évangélisé ces régions, vingt-neuf sont morts. Les vivants sont abandonnés presque sans ressources. Quant à lui, âgé de 55 ans et ayant déjà 39 ans de vie religieuse et de nombreuses années de mission, il demande à la Propagande d’être déchargé de ses fonctions de préfet.
Rome, 10 janvier 1665.
F0 336. — Lettre de Fra Luigi da Pistoia à la Propagande, justifiant son départ de la mission du Congo.
Fra Luigi fit partie du premier grouve de missionnaires destinés au Congo (1648). Après douze ans de mission, il a été atteint d’une paralysie des jambes qui l’a empêché de continuer son service. Il a obtenu du préfet Giovanni-Maria da Pavia l'autorisation de repartir; il s'est donc rendu au Brésil, chez les Capucins français de Pernambuco, d’où il c’est embarqué pour Lisbonne. Il accuse, à son tour, le P. Chrisogono [Crisostomo da Genova] de détruire la mission, parce qu’il est impérieux et impulsif.
Gênes, 24 mars 1663.
F0 337. — Fra Stefano da Ravenna [qui accompagnait le P. Luigi da Pistoia],rentrant du Congo après quinze ans de mission, demande l’autorisation de se présenter à Rome.
Gênes, 28 mars 1665.
F9 340. — Le P. Crisostomo reçoit l’ordre de repartir pour l’Angola. Albano, 16 mai 1665.
F0 344. — Fra Luigi da Pistoia écrit une nouvelle lettre au sujet de son départ de la mission et raconte les déboires que lui a causés un jeune esclave nègre destiné par lui à l’hôtel du cardinal-secrétaire de la Propagande.
Florence, 18 juillet 1665.
F0 347. — Fra Crisostomo da Genova, se disposant à repartir pour exercer ses fonctions de préfet de la mission, demande au cardinal Durazzo une lettre d'introduction à la cour du duc de Gênes et, par celuici, à celle du roi de Portugal.
Gênes, 12 août 1665.
F9 349. — Fra Crisostomo demande, pour aller plus vite, à s'embarquer
sur un navire anglais en partance pour Lisbonne. Mais il faudrait payer le prix du passage (cinquante écus).
Gênes, 29 septembre 1665.
F0 351. — Même sujet.
Gênes, 26 septembre 1665.
[Date erronée.]
F0 353. — Même sujet.
Gênes, 17 octobre 1665.
[Lettre de l’archevêque de Gênes.]
Fos 363-66. — Même sujet. Le P.Crisostomo est arrivé à Cadix (16 décembre 1665) après avoir essuyé le feu d’un corsaire hollandais.
F0 357. — Courte note relative à la conversion du roi de Loango et de toute sa famille (trois cents individus).
F0 358. — Marc Antonio, général des Capucins, transmet à la Propagande une lettre de Fra Bernardino Ungaro, annonçant la conversion du roi de Loango.
20 janvier 1665.
F0 360. — Lettre du P. Bernardmo Ungaro. Il raconte comment, après avoir célébré solennellement le saint Sacrifice en présence du roi, äl prêcha la doctrine chrétienne et fit tant d'impression sur son esprit qu'il déclara au bout de trois jours être disposé à embrasser la foi chrétienne. Toute sa famille fut baptisée en même temps que lui. Il demande quatre ou cinq religieux pour continuer l’œuvre du P. Bernardino.
Loango, 2 septembre 1663.
[Le P. Bernardino mourut quelque temps après. Au f° 355 se trouve une lettre où le P. Crisostomo annonce sa mort et celle du P. Bernard da Cotigliana. Gênes, 8 août 1665.]
F9 368. — Lettre relative au départ de Fra Crisostomo. Il demande à la Propagande de payer cent pièces d’or, déboursées pour fréter une barque qui a évité, par des passes détournées, les Turcs et les corsaires.
Cadix, 17 décembre 1665.
F0 370. — Lettre de Fra Crisostomo da Genova, de nouveau revenu de Lisbonne à Rome pour divers motifs qu'il fait valoir :
1° Difficultés pour les passeports à Lisbonne ;
2° Découragement par suite du refus de lui accorder les faveurs sollicitées, spécialement la faculté de célébrer la Messe pendant le voyage:
ARCHIVES CONGOLAISES 0x
3° Les fatigues énormes et les périls auxquels les missionnaires sont exposés (lutter contre les corsaires, les Turcs, les Hollandais, etc.).
{1 demande à nouveau à être déchargé de sa préfecture.
Gênes, 127 mai 1666.
[Nous assistons ici au curieux conflit d’un préfet s’obstinant à ne pas vouloir rejoindre son poste et cherchant à se dérober sous mille prétextes plus ou moins plausibles, à la puissante Propagande, sourde à ses prières et à ses récriminations; celle-ci s’obstinant de son côté à se faire obéir. Elle n’hésitera pas, comme nous le verrons, à employer des moyens radicaux pour parvenir à ses fins. Pour les faveurs sollicitées par le P. Crisostomo, cf. f08 330 et suiv.]
Fo 372. — Fra Crisostomo rend compte des dépenses qu'il a faites pendant son voyage de Gênes à Lisbonne et vice versa, ainsi que des débours consentis au P. Chrysostome de Châlons, parti pour l’Angola.
Gênes, 6 mai 1666.
{Ii appert que la Congrégation ne voulait pas acquitter ces débours, faits sans autorisation. Les f95 383 (20 mai 1666), 385 (même date), 395 (5 août 1666), 397 (7 août 1666) se rapportent, en général, à la même affaire et présentent peu d’importance.]
F0 381. — Sommaire du conflit entre Fra Crisostomo et la Propagande :
1° Fra Crisostomo a été envoyé à Lisbonne pour procurer aux missionnaires partants les passeports pour l’Angola. Les instructions officielles ne lui étart point parvenues en temps utile, il a pris sur lui de fañe certaines dépenses pour compte de la Propagande, à savoir : le voyage de Gênes à Lisbonne, le retour de Lisbonne à Gênes et l'argent donné au P. Chrysostome de Châlons, chargé par lui d'aller raffermir les missions naïires d’Angola ébranlés. En tout cent cnquante-neuf écus.
29 J1 se flatte d’avoir obtenu, à la Cour, ce qu’il désirait;
3° Il n’estime pas nécessaire de venir à Rome, parce qu'il ne peut approuver les décisions de la Propagande relatives aux missions, spécialement en ce qui concerne le privil.ge de célébrer la sainte Messe en mer, les jours de précepte;
4° I] déclare renoncer à sa préfecture pour cause de vieillesse et non pour éviter les soucis et fatigues qui incombent au préfet de la mission.
Décision proposée : Fra Crisostomo doit rejoindre sa mission et accomplir son terme de préfecture, à la suite duquel on pourra lui donner un successeur. Il semble manifester peu de volonté de partir, parce que la Propagande n’a pas abondé dans son sens, ni adopté toutes ses vues. Quant à la somme dépensée, la Propagande versera le tiers et lui laissera cent écus pour compte.
Fo 388. — Le procureur général des Capucins demande à la Propagande d'ajouter, aux douze missionnaires partants, ceux de Fra Bartolomeo da Perugia et Michele d’Orvieto, lais.
F9 390. — Liste de missionnaires proposés.
Fo 394. — Chapelets et médailles délivrés aux missionnaires du Congo et de l’Angola [16,254].
F9 399. — Sommaire des réponses faites par la Propagande aux demandes de Fra Crisostomo :
19 Fra Crisostomo exigeait pour le préfet le droit de punir les missionsionnaires délinquants et de renvoyer dans leurs foyers les inhabiles et incapables. La Propagande décide que le préfet pourra, dans des cas très graves, suspendre les missionnaires de leurs fonctions et qu'il devra, dans l'intervalle envoyer le dossier complet de l'affaire à la Propagande, qui l’instruira et jugera en dernier ressort. Elle estime qu’il n’appartient pas au préfet seul de prendre des décisions en matière si importante. C£ 9° du f0 332.
En ce qui concerne le renvoi des incapables, la Congrégation paraît se laisser convaincre; l’auteur de la notice rappelle en effet un décret de 1660, conçu en ces termes : Concedatur auctoritas præfecto remitiendi missionarios quos minus aplos experietur eosque cam, ubi opus fuerit, puniendi ac corrigendr 1isque precipiatur ut ei in ommbus obediant ;
29 La Congrégation ne répond pas non plus à sa requête de confier au procureur des missions à Lisbonne une somme de cent écus pour les besoins matériels des missions, outre les deux fûts de vin et les deux sacs de farine envoyés annuellement;
3° Elle paraît d’avis de concéder le privilège de célébrer la sainte Messe en pleine mer, d'autant plus que les P. P. Jésuites jouissent de ce privilège;
49 Elle refuse de ne constituer qu'un seul préfet pour les deux missions;
5° Elle ne répond pas à la demande de renouveler le décret Contra impedientes molestantes aut quoquo modo relardantes missionarios apostolicos.
[Fra Crisostomo cherche, comme on s’en aperçoit, à se rendre plus ou moins indépendant, mais la Propagande continue à jouer son rôle de pouvoir modérateur et centralisateur. Ainsi, on doit approuver la sage décision de la Propagande relative au premier point, qui était gros de conséquences, si on avait admis la thèse du préfet de la mission. La pièce date de 1665 et fait, évidemment, suite à la notice du f° 330.]
F0 403. — Fra Crisostomo refuse de se rendre à la mission. Il prétend que le décret ne lui enjoint pas de retourner, qu’il a accompli son terme
de treize ans, que la règle de son ordre ne l’oblige pas à partir en mission et qu’il est libre de s’y rendre ou non.
Gênes, 24 juillet 1666.
Fos 404 et 405. — Même sujet. Lettre du 8 juillet.
Fo 409. — Instructions diverses données par la Propagande au sujet des missions du Congo (esclavage, lettre au roi, inquisition portugaise, besoins matériels des missions).
[Cette notice date, sans nul doute possible, des années 1653 à 1656 et doit se rapprocher des grandes relations publiées au début de l'inventaire
f9s 55 et 75.] F0 425. — Le procureur général des Capucins propose Fra Gregoric da Perugia en remplacement de Fra Crisostomo da Genova.
F0 430. — Inventaire de médailles et chapelets remis aux missionnaires. — Proposition de nouveaux collaborateurs.
F9 435. — Fra Crisostomo, revenu à de meilleurs sentiments et décidé à obéir aux ordres de la Propagande, écrit, sur le point de s’embarquer, une nouvelle lettre où 1l demande que le nombre de missionnaires soit augmenté, surtout pour sauver la mission de Loango.
Gênes, 15 janvier 1667.
Fos 437 et 447. — Le procureur général des Capucins demarde pour le Frère lai Ludovico da Genova l'autorisation d'accompagner le préfet Crisostomo da Genova.
F0 430. — Lettre — peu intéressante — de Fra Giovanni Battista da Salisano, demandant de hâter l'établissement d’un séminaire. Cette innovation sera bien vue du doyen du chapitre à San-Salvador.
Massangano, 20 décembre 1664.
FO 441. — Fra Crisostomo da Genova demande, pour un seigneur portugais, très favorable aux missions d’Angola, Signor Henrico Henriquez Damiranda, le privilège de pouvoir faire célébrer la sainte Messe en son oratoire privé.
Gênes, 25 janvier 1667.
F0 445. — Lettre de Fra Giovanni-Antonio da Montecucculo, annonçant la mort du préfet du Congo, Fra Giovanni-Maria da Pavia, le 12 janvier 1667. Celui-ci a désigné comme son successeur le P. Filippo da Siena, qui, appartenant à la mission du Congo, devient vice-préfet d'Angola. Cette procédure a engendré des dfficultés de juridiction. Nouvelle demarde de missionnaires.
Loanda, 28 février 1667.
Fo 453. — Le préfet du Congo, Fra Giovanni-Maria da Pavia, informe la Propagande de son prochain retour, pour faire imprimer deux ouvrages en langue congolaise et pour se retirer dans sa province.
Loanda, 16 avril 1666.
[Le malheureux préfet mourut en janvier 1667 sans avoir revu l’Italie.]
F0 454. — Courte lettre du même, exprimant des craintes pour l'avenir de la mission, qui est ravagée par la mort, mais dont les vides ne se comblent pas.
Loanda, 26 octobre 1666.
F0 459. — Notice sommaire relative au départ de Fra Crisostomo. [Voir la lettre suivante.]
F0 4671. — Lettre du P. Crisostomo da Genova, se disposant à repartir pour l’Angola.
Il est arrivé à Lisbonne le 23 avril 1667. Cinq missionnaires 1 partent par la voie du Brésil, vià Pernanbouc. Quant à lui, avec cinq autres compagnons, il attend le mois de septembre pour atteindre directement l’Angola. Les frais seront assez élevés et la Propagande devrait, comme par le passé, donner cent écus à chaque missionnaire pour les frais de voyage. Il faudrait aussi que, chaque année, un groupe de trois ou quatre missionnaires vint rejoindre la mission, car, à l’arrivée du nouveau groupe, tous les anciens vont repartir pour l'Italie ! Vingt-deux missionnaires au moins sont nécessaires pour remettre la mission en bon état, spécialement celle de Loango et celle de Ginga, dont la reine vient de mourir. Son mari manifeste des tendances à retourner au paganisme.
Lisbonne, 29 mai 1667.
Fo 465. — Lettre du même. Le P. Crisostomo continue à s’employer : à la Cour de Lisbonne pour faciliter le voyage des missionnaires. Lisbonne, 28 décembre 1667.
Fos 467 et 468. — Fra Crisostomo est parti le 20 mars 1668 de Lisbonne. Arrivé à l’île Madère, il a dû autoriser le P. Pietro da Terni à retourner en Italie, à cause des intolérables souffrances qu’il endurait.
F0 470. — Fra Luigi da Pistoia, qui avait quitté la mission sans autorisation, demande à retourner au Congo,
[Sans date; année 1668, semble-t-il. Sommaire au f° 480, relatif au même sujet.]
1. Pietro da Barchi, Filippo da Gallesio, Bonaventura da Cento, Dionigi da Piacenza, Michelangelo da Reggio.
F0 482. — Même sujet.
[Sans date.]
F0 484. — Fra Pietro da Terni n’a pu reprendre son voyage vers l'Italie et a dû séjourner à Madère. Il est proposé d’ériger dans cette île un hospice pour les missionnaires du Congo.
Fos 485 et suiv. — Projet d’ériger un hospice pour missionnaires dans l’île de Madère, sous la direction d’un supérieur Capucin.
Petite notice géographique sur l’île, son climat et ses productions.
Avantages qu'on trouverait à ériger à Madère un établissement qui servirait d'intermédiaire entre les missions d’Angola et le Portugal :
10 Ce serait un gîte d'étape entre Lisbonne et l’Angola. Les missionnaires pourraient s'y reposer avant de reprendre la mer;
29 Il serait facile de s’y procurer une foule de provisions, des vêtements, etc.;
3° Spécialement le vin et la farine nécessaires au saint Sacrifice seraient transmis sans difficulté; 49 Les missionnaires d’Angola pourraient avertir leurs confrères de Madère des calomnies et méchancetés dont on les accable et grâce auxquelles on essaye de leur nuire à la Cour de Portugal. Le supérieur de Madère pourrait, sans inconvénient, faire, de temps à autre, un séjour À Lisbonne afin de mettre fin à ces bruits calomnieux;
5° Il aplanirait spécialement les difficultés surgies entre Capucins français et italiens à Lisbonne ;
60 Les Capucins pourraient, sans inconvénient, exercer leur ministère et les fonctions ecclésiastiques chez les insulaires;
79 L'établissement servirait en même temps d’intermédiaire pour la correspondance entre la Propagande et les missions du Congo.
[La lettre, sans date, est signée par Vittorio da Pistoia. Elle doit dater de l’année 1668 ou 1669. Le projet caressé par Vittorio da Pistoia ne manquait pas d'intérêt et méritait d’être examiné soigneusement. L’hospice de Madère aurait plutôt constitué une sorte de villa coloniale, où les missionnaites se seraient reposés de leurs fatigues, avant de reprendre leur service. L'idée de faire de Madère un port d’attache avec l’Europe, le Portugal et PItalie provenait du besoin qu'éprouvaient les missionnaires à se sentir moins perdus, moins isolés du reste du monde. Et, à ce point de vue lä encore, elle méritait d’être prise en considération. Le projet n’eut aucune suite.]
F° 490. — Lettre de Fra Pietro da Terni, informant la Propagande de son séjour forcé à Madère.
Madère, 10 mai 1668.
Ut
SCRITTURE RIFERITE NEI CONGRESSI, vol. I, Congo.
F°s 1-4. — Brève relation des Missions du Congo et d’Angola, écrite par le P. Giuseppe da Busseto, prédicateur capucin.
[Cette relation constitue une autre version de la notice analysée ci-dessous, fo8 11-25. En plus, noms de plusieurs confrères du P. da Busseto : Fra Gregorio da Perugi (?), Fra Ambrosio da Fiorenza (mort en chemin); Fra Filippo da Galesi, Dionysio da Piacenza, Francesco-Maria da Fiorenza (retournés malades en Italie); Fra Andrea da Buti, Fra Tommaso da Sestola (ont éprouvé des déboires dans le comté de Sogno). L'auteur de la relation réclame, avec instances, l’envoi de pionniers nouveaux et expose les malheurs des pauvres missionnaires, perdus en pleine brousse congolaise, réduits aux pires privations, exposés aux maladies tropicales, sans médecins (qui résident à Loanda ou à Massangano). Toute la journée, dit-il, après s'être dépensé au service de Dieu et de la religion, le missionnaire ne trouve à manger qu’un peu de farine de manioc].
La relation date donc de 1675, comme celle que nous analysons plus bas.
F9S 9-10. — Questions à soumettre au Souverain Pontife : Faculté d'employer des autels portatifs et, pour les Missionnaires, inconvénients résultant du séjour hors de leur couvent.
F08 11-25. — Relation sur la situation des Missions du Congo et de l’Angola, écrite par Fra Giuseppe Maria da Busseto, prédicateur-capucin.
19 A Saint-Paul de Loanda, capitale de l’ Angola, réside l’évêque du Congol, avec un clergé nombreux: Quatre ordres religieux y sont installés: les Jésuites, les PP. du Tiers-Ordre de Saint-François, les Carmes déchaussés et les Capucins. Seuls les Capucins vont en mission en dehors de la ville et leurs succès sont assez marquants. Dans leur église, ils ont établi deux congrégations d'hommes, qui se réunissent chaque semaine, pour entendre la parole de Dieu. Le premier dimanche de chaque mois, il y a congrégation des femmes.
Trois fois par semaine, on récite le chapelet. D’autres exercices de piété ne rencontrent pas moins de succès : neuvaine de Noël, avec exposition du Saint-Sacrement, prières de XL heures, prédications de Carême administration des Sacrements, etc.
29 À Massangano, distant de Loanda de 60 lieues environ, se trouve une résidence de Capucins en même temps que plusieurs prêtres portugais. Les succès ont été considérables. En deux mois, le P. Andrea da Buti a baptisé de cinq à six mille âmes.
39 Dans le royaume de la reine Ginga, les Capucins n’ont pas encore fait de grands progrès, par défaut de missionnaires et parce qu’ils atten-