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II. V épreuve positive doit tenir compte

a) De rinsuflQation ;

b) Des respirations avant la naissance ;

c) De la putréfaction.

Nous avons produit de différentes façons la putréfaction pulmonaire* Nous résumons les constatations principales auxquelles ces expériences ont donné lieu.

Les poumons n'ayant pas respiré se putréfient très lentement, beaucoup plus lentement que les poumons ayant respiré et même en plusieurs circonstances ils ont été les dernières parties molles du corps à se putréfier. Les poumons ateloctasiés laissés dans l'eau ne remontent que très rarement à la surface. D'ordinaire ils putréfient lentement sans développer de gaz. Les poumons atolectasiés mis dans les plaques de Pelri se putréfient sans gaz ; ils se liquéfient puis dessèchent. Les poumons directement enfouis dans la terre se putréfient sans gaz. Les poumons des cadavres enfouis directement dans la terre se putréfient très probablement sans gaz. Les cadavres putréfiés à l'air libre donnent des poumons gazeux nettement différenciables des poumons ayant respiré. La putréfaction gazeuse nous a paru se réaliser le plus promptement et avec les résultats les plus marqués en injectant dans la trachée de Teau mélangée à de la terre. Les résultats de la putréfaction pulmonaire dépendent de la nature et des conditions d'activité de l'élément bactérien ; les conditions diverses n'interviennent qu'en favorisant ou en entravant l'action de l'élément microbien.

M. Descoust soutient que la putréfaction, des poumons est absolument fonction de la respiration. Il n'y a putréfaction huileuse que chez le fœtus qui a respiré. M. Dallemagne admet les idées de M. Descoust, mais il y a des exceptions, ces recherches ont eu pour but de le montrer. M. Malvoz croit que Ton peut étudier la putréfaction des poumons en la provoquant par des cultures microbiennes pures; on aurait ainsi plus de rigueur dans les résultats.

M. le D' Ogier lit une communication relative à la recherche de Tempoisonnement par Thydrogène sulfuré. L'orateur conclut : « Le spectroscope ne pourra que rarement — je dirais volontiers jamais, — être utilisé dans la recherche de l'asphyxie par l'hydrogène sulfuré. L'extraction des gaz par le vide et leur analyse au moyen d'un procédé analogue à celui que j'ai indiqué fourniront des résultats précis mais seulement si le sang est tout à fait frais. Dans le cas contraire, les doses produites par la putréfaction seront telles que toute conclusion sera impossible. »

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