‹ Archives de l'art français (volume 2)Chapitre 12 sur 70 · ARCHITECTE · texte numérisé non relu

ARCHITECTE

Ké en 1667, flMit M 1784.

Gf rmairi Boffraiîd, doyen de l'Acadi^mie d'architecture, pensionnaire des bAlimcnls du roi, preaiier ingénieur des |»onls cicliaussëcs, c.st lié à Nantes en 16G7 ; il èlail le neveu du poCle Quiaauit, et Tami de Jules Hardoin Maasart.

Le foat de rarobileçtttre de Beffrand iieal de Palladio, qn^il e^è* ttil proposé pour modèle. Parmi lea oombreua édifices cooslruiti par lui, on compte une maison de chasse construite pour réleelcur de BaTîère; le palais élevé k lliney pour le due Léopold ; le tbâ^ teau de Luoéville; la résidence de Wurubourg; la Favon|e, prêt de Mayence; l'Iiôpilal des Enfanls-Trouvés à Paris; les iiôlels de Guercliy, de Voyer, de Duras, de Tiiigry ; la maison du pciulre Le Brun, tue des Fossés Saiol-Yictor ; le puits de Bicéire, cic.

U est auteur d'une irie manuecriie de QuiMult, aoo onde, eoB<* lervée à U Btbiipibéqiie iwtiomUe» ei de ^uel^ues livres eatiméi d*arcbitecture.

Cette lettre est écrite I Fége de 8S ans; elle est probablement adressée à Léiiicié. Bile est ouriouse , parce qu'elle montre iof*

fraod &'inquiéianl du véritable auteur du château de Chamhurd, et faisant de la critique. Mais nous n'avons bcbuiu d'apprendre à persoune que Chanibord n'est ni de Vignolc, ni de Primatice, mais d'un Fiançais né à Amboise, do Jean Marcliantt comme l'a révélé M. de la Saussaye dans ses intéressantee recherches sur le chAieaa de Ghambor4.

Paris»8 juia 1750.

Vous èles trop exact dans vos recherches pônr qu*on n*y réponde pas ; cette réflexion m'a fait relire le texte de Isaac Bitiluit de TEioge de François Pâ-

mrificc et de Vignole. Il nn di! rien du temps deltnir naissance ny de leur mort. Je Toy seulement que Franchis dooa à Primalîce en 15i4 Tabave de S*-Mariin deTroye en Champagne , après quiL.eut. fait la galerie d^Ulisse h Fontainebleao.

A Tégard du dessein du cliàlcau de Chambord, je puis m*e$lrt Irompé» eD disant qoll a élé (ait pM^ Vi« gnole, par un équivoque qui se trouve dans la vie de Vignole dont je vous envoyé le texte.

« Âusy Priinalice étant allé à Rome par ordre do

< François 1^ pour amasser des statuoB antiques et « faire mouler celles qui sonl à Belvéder, il ne trouva « personne plus capable de l^aider en celte enlreprise « que le Vignole, qui moula les creux de la pluspart de « ces statues. Cet Jiabitu bamin«, ayant témoigné sa X suffisance en ces sortes d'ouvrages , suivit Prima- « lice à son retour en France et se signala encore en 4 ia conduite des batimens de Fontainebleau, dê ^mesme que dans le dessein qu 'il fil du château de « thàvfihof^ qui est un des plus beaux et des plus ré- <c {*uliers du royaume. Deux ans après, il retourna à « Borne pour entrer au service du pape Jules ill» et, f comme sa renommée éloit répandue par toute Tlla- « lie», le cardinal Farnëse le choisit pour ordonner son

< palais de Cajprarola (1^ et lui en laissa ta cpnduit^. »'

(t) Vo r la Descrhzione del palnzzo di Cufimrola da Leopoldo Se» biuUani. Rotna^ 1741, Xhr^" de 127 pagcâ.

so

Le deuein qu'U fU ne peuUil pas se raporter à Pii^ malice atissi bien qu*i Vigiiole? Voila mon scrupule. Je no veux point vous induire en erreur. Je fais Irop de cas de l^eiaclitade el de la vAritét qm me fiiit tous assurer que j*ai Tbonneur d'être»

Honneor,

Votre très humUe et Ires obéissant senritenr»

BOFFBAim.

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