X. Atger
Paisqae je tiens ee prècieax volume que Ton ne ponrrail voir à Paris, on me pennetlra d*en profiler. Je n^examinerai point les dessins de Troy, qui sont peu finis et qui contiennent des figures académiques, des sujeis de décoration pour les maisons La Clole et des
trésoriers de France, mais j'insisterai sur l'œuvre gravé du peintre qui y figure presque en enilcr. II est tout inédit, à l'exccplîon d'une seule pièce qui a élé décrite par M. Robert Dumesnil sous le nom de François de Troy, et le cabinet des estampes n*en possède pas une seule dans l*œuTred6s Troy. Ce sont d*abord einq compositions originales :
l» Départ de Joseph et de ses frères ^ composition de plus de douze figures, chameaux, ctievaux. Jacob embrasse un de ses enfants prôt à monter sur un char. Pièce ronde signée : Troy jn es,
Jacob amené par ses enfants devant Pharaon, couiposilion de neuf figures sur le seuil d'un palais. Le fond représente une fabrique de Montpellier, le couvent des religieuses de Sainle^Marie qui existe encore. Pièce ronde signée : Troyjn,
VAdoralion des Aoif, huit figures et deux chameaux. La Vierge, auprès de saint Joseph, est assise à l*angle d*un temple en construction. Pièce ovale en hauteur signée : /. Troy in ex* Elle est tftm dessin moins allongé et d^un trsvail plus soigné que les autres pièces du maître; l'effet en est aussi plus piquanl.
Sacrifice antique y treize figures et plusieurs animaux; deux prêtres sont placés des deux côtés d'un autel où brû!e le feu sacré; Tun y fait une libation avec une coquille. Grande pièce en largeur aignèe : i. Troy tu. seuipt.
La cinquième représente Deux personnages sur un fond de ro» ehere et d^arbres; une femme agcnoniliée rassemble des branchai-
ges auprès d'un rivage, interpellée par un vieillard barbu debout. Le costume arbitraire ne laisse pas mémç devioer ^ le siyet efi biblique, antique ou allégorique.
Ces estampes attestent de la facilité daus la composition eila pratique du dessin; les figures, correctes et laTaiillieBtarfaBgèM» ont de la maigreur, malgré le développement det mey^lirea rampleor des draperiee ; lea létea sont petites et de petite expression. Quant à la gravure, le travail de la pointe y est léger, bien distribué dans ses lumières, mais d*utt effet uniforme. Eloignées, pour l'énergie du lrait,des eaux-fortes de Bourdon et même de celles de Nicolas Loir, elles rappelleraient plutôt les ouvrages de Carlo Maratti. Le dernier des Romains avait aussi le dessin maigre et les expressions pauvres, malgré ses efforts vers le grand et vers ridéal ; il avait aussi la pointe uniforme. Maratte était d'ailleurs ai| comble des honneurs et de la réputation quand Troy aborda Htalie. Malgré les recommandations du chapitre de Saiot*Pierre et )• bonne volonté qu*eut sans doute le directeur de TAcadémie ^e Montpellier de reproduire dans sa manière le style grand et sévère de Poussin, les temps des bons principes étaient passés ; les réminiscences qu*en présentaient les meilleurs artistes de la fin du dizsepiième siècle, laissaient percer dans tous leurs efforts la routine et l'insignifiance. Ces défauts, qui atteignaient Bourdon à Paris et Maratte à Rome, ne pouvaient ôire évités par un artiste de province. Un seul, contemporain et presque compatriote de Troy, La Fage, à force de brusquerie et d'audace dans ses dessins et dans s^s eaux-fortes, sut conquérir une place à part. Du reste, les ouvrages de gravure qui a^offraient naturellement an talent de Troy à Mont* pellier, n*étaient pas de nature à lui inspirer des Idées plus distinguées.
En 4683, les états firent céléhrer une pompe funèbre en l'honneur de Marie-Thérèse dans l'église Notre-Dame des Tables ; Troy dut être chargé des peintures de cette décoration; il grava du moins, pour la relation qui fut imprimée (1), un fleuron au titre
- (1) La pompe funèbre faite à Thonneur de très>haute^ très* exèiUf nui et trésrpuissante priaeeise Marie-Vbérése d^Autrielit, '
mtvifirneUe en téte de page, une lettre initiale du texte et deux grandes planches. Elles sont faites à Teau-forte et d'une oianière aasez pittoresque, supérieure aux planches ordinaires des publicaer litii|d« et §eBre. La première grande planebe reprèsentelemeuaolée sur aae estrade evee un tond de penpeelivee, belottrtdes et ttMqnee ielairéee de bougies; ter le demi narehent deni perle» eroix et deux pofle-eierget» eiaq èv4<|iiet el un personnage eenl , le due de Wotilles, commandent de la province, vdtu d*une grande robe noire avec le coqueluchon, qui est la marque du grand deuil, la queue portée par trois de ses gentilshommes et escorté de ses capitaine de gardes. La pièce, de grand format, carrée, est signée: froy f. ex, Moripelier^ 1693. M. Robert Dumesnil, qui dit oello pHee bistorique des plut reret et qui ne Ta dèorile que tnr nt ettmpUdre ineompIet> pvitqn*U ne donne pu la lignalnre» le Iranve gravée d'une pointe vile et de peu d*eClet. H la ingealt ctht pendant digne d*élre attribuée au peintre oomplaîsant de 119*9 de Montespan. Il faut convenir qu'il était difficile de rendre d'une manière plus supportable Teffet d'une pareille décoration toute en oripeau et en luminaire. Les physionomies, les costumes et les perruques des personnages y sont asse?^ finement touchés. La se? eendd planehe représente la frite des côtés de Téglite en bandée de velonrt ebargèes d*éousaont et de devises. Le grayeur ne poufr «ât étne que Irèt-lourd tor un Ibime autii maussade, et la pièee est fort inférieure à la préoédenle, bien que rartîste Tait animée de six figures en grand eosln^e, fUstéminées sur le premier plan. Aussi ne Ta-t-il pas signée.
Hais, dans leurs humbles conditions, ces pièces sont d'un pein-* Ire; pour en apprécier le mérite, on n'a qu'à les comparer k ceikf qu'exécutaient à Aix les Cundier dans des circonstances sembla» Itfef; anx vignettes de ïêraUm (unèbrê dê k mue Jforie-fA^rdM»
infante d'Espagne, reine de France et de Navarre , dans l'église Hoire-Dame des Tables de Montpellier, par ordre des étals géné^ vanx de la provinee de Lan|[uedeo, le S5 octobre IIWI* 4 Monlpel* lier, par Jean Baude, imprimeur des etialt, et Daniel 9eeli, ton esBoeié. In-4<', 25 pijget el â plancbet.
par J. Cundier, et aux planches des Réjouissances que l'université d'Aix a faites pour U rétatUissemetU de la sanU du roi en 1687» parB. Cundier.
Par ii6eeasilé ov par goût, Jean Troy pratiqua la graYiire Jnaqu'à des détails plus modestes eoeore. Il 'ezéeota, pour ronvra ge de Pierre Magnol, Rolmicon MantpeUêtuef 1688, in-lS, vîDgi* deax planebes de plantes gravées afec beaneonp dliabileié et an-
tant de pittoresque qu^en comportait un ouvrage didactique. La plupart sont signées, comme ses autres ouvrages , Troy f. a mon, A la première lettre de son nom vient s'accoler souvent le J. initial de son prénom.
U resterait maintenant à Dilre connaître Thomme et le peintre, mais c*est une tàehe que je voudrab laisser à Thistorien de Finsonius, de Jean Daret et de Reynand Levieui. Ses tableaoi, comme les leurs» sont relégués dans les limbes de nos musées ou dans les galetas de nos vieux bétels. Si le couvent des Cordeliers, où de Troy avait peint le chœur et le réfectoire, n'existe plus, si le tableau de la cathédrale vient d'éirc enlevé de la place pour laquelle il avait été fait, sans qu'on sache s'il pourra trouver asile dans le chœur à la mode gothique que Ton va maintenant construire, si Ton ne sait où peuvent se trouver maintenant les portraits du peintre et de sa femme, que Ton vantait entre tous ceux qu*il avaitfaits à Montpellier; du moins, la Faculté de Médecine conserve quatre tableaux et un grand nombre de dessins, les maisons de Manse et des trésoriers de France ont encore quelque chose de leurs plafonds ; quelques collections d'amateurs pourraient aussi montrer de petits morceaux du maître (1). Mais, pour faire valoir tout cela, il ne faut pas moins qne le bonheur d'investigation et les ressources d'esprit du directeur des Archives. Il me suffit d'avoir rappelé les titres de Jean Troy, d^avoir signalé par ses gravures le genre de talent qu*U
(l) Il faut ajoulcr à ces œuvres, trop pou nombreuses, la Conception de (a Vierge, qui, placée autrefois dans l'église des Grands Carmes de Toulouse, fait aujourd'hui partie du musée de cette ville. Par l'éclat harmonieux de sa coloration vigoureuse^ ce ta-» bleau donne la meilleure idée de Jean de Troy.
mit apporté de Toulouse et d'avoir indiqué l^école quMl fonda à Montpellier. Cette école compta, après lui, plusieurs peintres di* gnes de mémoire, mais encore bien mal connus; les uns, parée qu'ils se sont fait oublier en province; les autres, parée qu*ils se ùmi laissé absorber à Hrîs : Antoine Rane (1), Henri Yerdier Jean Rane, Jean Raoux, Caumette (8), André Loys, Etienne Lojs et d*aQtres jusqu'à Tien et jusqu'à Pabre, dont l'aeedémisme robuste ei maigre rappelle, toule distance gardée, quelque chose des habitudes du directeur de l'Académie de 1679.
(i ) Antoine Rane le père eut pour élèves^ selon Degrefeoille,1Iia« dntbe Rlgand, de Perpignan, et Henri Verdier; d'autres le font encore maître de Jean Raoux et d'André Loys. Outre le tableau de
Saint Piètre, on ciie de lui le tableau qui décorail le maîlre-aulel de l'église Notre-Dame des Tables, VAssofiiplion delà Vierge, commandé eu 1667 et payé 600 livres, à ce que rapporte Thomas; il fut détruit sans doute avee l'église en 1794; l'on n*en yoit plus qn^une reproduction mieroseopique dans une des planches gravées par Chalmandrier en1772 pourroffîcede N.-D. des Tables. On sait, aussi que les chanoines de Sainl-Pierre employèrent Rane à couvrir d'une draperie jaune le sein d'une des femmes du tableau de Sitnon le Magicien, que Bourdon avait laissé nu.
(2) Henri Verdier, né en 1655, quitta de bonne heure Montpellier ets*arréta à Lyon, où il devint peintre de l'hôtel de ville. On Ta souvent confondu avec François Verdier, élève de Le Brun. Atger lui-même ailribuait à Verdir de Montpellier une estampe, le Parnasse, signée F. Verdier, in qt se, qui est de Verdier de Pans, bien qu'elle ne soit pas donnée par M. Robert Dumesnil dans Toeuvre de ce peintre {le Peintre gnufeur firançait^ t. VUl, p.SSO).
(3) Caumette ou Cornette n'est mentionné par aucun de nos auteurs locaux, et nos paperasses de la commune ou de Tinlendance, quand on voudra bien les explorer, pourront seules fournir quelque aliment à la curiosité excilée par les tableaux que Ton donne sous ce nom dans la tradition commerciale. Ils indiquent un petit talent Tenant se placer entre Jean Raoux et André Loys.
iMRD mim
raoïTai vuimu Aao«U par M. !• btroa de la MoziatrU.
Lâ pièce que nous «lions publier regarde Tun des mrtistes les plus célèbres en Ttrt de la peinture sur Terre, Lîntrd Goatier, qaii pendsililtpfemièfe pertie du dli-sepUème sièele, • enrichi
lâ ville de Troyes de ses nombreux chefs-d'œuvre. Malgré lés re* vages du temps et des révolu lions, on peut encore admirer ses panneaux de la maison de TArquebuse, son vitrail do Sainte Etienne, actueliemenl daos la chapelle Saint-Nicolas, celui de la parabole du pressoir en Téglise SainlrPierre, ceux de Sainle- Sevine,de 8aini4iarlin>és-Vignes* de Rumilly-les^Vaudesy tvs ea« Tirons de Troyes, elc. M. de Lasteyrie, en son BUMn de lA ffei»* tumurverre^ et M. Arnaud, en son reyags ûrcMologique tUms tê dêpartment de CAube, ont donné plusieurs spécimens de la msnfère du maître; le premier, deux médaillons aux effigies de Louis XIII et d'Anne d'Autriche, tirés de l'hôtel de TArquebuse; le second, la belle verrière de Saint-Pierre, d'après le dessin original de Gontier, avec la date de 1625. Nous devons, en outre, à H. Vallet de ViriTiUe le fao-simiie de la signature et de la marque de TertisCe, publié dans son livre des ÀreMm de Càube. La signatare que Ton trouve an bas de notre pièce est tracée d*ane main beau* coup plus ferme; la tdte grotesque, à la suite, est autrement aecenluée et régulière ; on sent que l'artiste était plus jeune. En effet, jusqu'à présent, l'existence de Gontier avait dû, faute de documents, être circonscrite entre les années 1603 et 1643 ; M. Langlois, dans son Essai sur la peinture sur verre, l'avait même fait mourir à 28 ans, copiant Tassertion de Le Vieil, qui à son tour l'avait empruntée an Morèri de i7K9. Aujourd'hui, U nous est permis t vieillir le grand artiste et d'en fitire préaenl -* par si naia-
tance » au seizième sièila : nous le voyons en 1506 ezècatery non pas nn de ces Yiiranx qvi ont fail sa gloire et rendu son nom populaire» maïs un takleao, — peu^^lre «ne simple instripiion ' fiioérairOj — pour le eompte d*un lN>orgeois de Troyes; el Yoiei sa quittance :
Jay SoubzigDo confesse auoir receu du S' Nicolas dare le Jeune tuteur des enfans du S' guill'' dare et feu sa femme la somme de trente soulz et ce p' auoir paiut vu tableau pour ladicte defuncte qui a este mis en leglise hhaû proche la chaire faict ce p' juillet
Le corps de h quittance est de la main de Nicolas Dare: c*était
un marchand de draps et d^éioffes, appartenant & une famille très-* riche el très-considérée . Nous aurons occasion de reparler de lui au sujet d'un autre artiste du même pays, Eustachc Pothier, dont nous publierons une quittance curieuse » tirée, comme celle de eeolier» de TintAreisante coUeCtion trojenne deM^Jacquot
Lourd Gortier
ei la marque représentant une ligure.
Vûù • déjà TV diDt It lettre de Lonii Dentrne m curieux ipeet* men d*orthographe ; cette lettre de SwelMch est à peu près de le
même nature. Toules deux onl Lit partie de la colleclioa de M. de Chftleaugiron.
Aux citoyens président la société des arts aux Louvre.
çe 2 brumaire.
citoyens président je TOUS prie de vouloir bien faire agréer mes hommage à la société et de lui dire en lui montrant mes traveaux que ai je ne lui en ai pas présenté de mel'eur c est que je n'ai pue et que je conte asse sur son indulgence pour espérer qu elle voudras toujours conserver enver mois le beaux titre de société encouragent les baux arts je suis avec
connderation vostre serviteur et consitoyens
SWEBACH dit FONTAINES
entre les bariere picpuce et S mandé chemin de ronde.
Le prix des objet présenté
le tableau Rencontre de cavalerie ÔOO ^
les Deux dessin 800 ^.
JEiH GODRT, DIT YI6IEB
Mattr» éuiflltiir de limoges.
VOIES n FAIT ïmm m &i ^mm.
(mu ie09.)
CoBunnnliiaé et Mmotépar M. B, de Wéwtlto»
On M fi^re Tolontiers que Benri IV» à peine eniré dans Paris et établi sur le trône, fit taire les factions et oomplétement cesser les brigandages qui désolaient la France depnis si longtemps. Cela lient à ce que les vives images, dont les postes embellissent leurs
eomposilions, prennent aisément dans noire esprit la place de la froide et impartiale histoire. La vérité est, au contraire, que le règne de Henri lY fut incessamment troublé par les haines des dernières guerres civiles et la licence qtt*engendrc la vie des camps^ Si je ne craignais d*étre diverti de mon sujet, je citerais ici des Tiolences, dont le nombre et Texcès ne justifient que trop bien la terreur sons laquelle vivaient à cette époque les Voyageurs et mfimedes villes entières, exposées aux insultes d*une soldatesque débandée. Les crimes étùent moins nombreux que durant les guerres civiles et l'on était heureux, je le veux bien , mais seulement par comparaison avec l'une des périodes les plus désastreuses que la France ait eues à traverser. Souvent ces crimes étaient, comme on Ta vu après 1815, couverts du prétexte de la po-. liliqoe ou de celui de la religion; c*est à cette dernière catégorie qa*appartiennent les faits dont la pièce suivante contient le léeiL
Sur Tadvis donaé au Roy des excès commis en . la
persoDM daMaulaaSfinmisIré deCoutras» sur le chemin de Billaus près Libourne, rapport des chirurgiens du sepliesme juing dernier» plaintes d auUres excès commis en la personne de Jehan Court, dict Vigier, maistre émailleur de Limoges, de ce que, revenant de Bordeaux, le jeudy troisième juing dernier, sur les trois heures du soir, estant près Lormon , s*en allant à Tavernes» il avoit reocotttré douze ou quinze hommes de cheval, par Tun desquelz il fut frapé avecqung baston pour n*avdir salué la croix» et» sans la compa-> gnie en laquelle il estoil, auroit eslé exceddé daventaige; que» quelques jours auparavant» ung Flament auroit esté traicté de la mesme façon ; Le tout considéré :
Le Roy» en son Conseil» a ordonné et ordonne que, par les gens tenans sa court de parlement de Bor*daaux ou chambre de Teedict de Guyenne, establie k Nérac, à la diligence du procureur général de Sa Majesté» il sera secrettement et diligemment informé dtsdictz excedz contre toutes personnes , de quelque qualité et condition qu'elles puissent estre» pour estre leur procès criaiinel faict et parfaict par la dicte court, nonobstant oppositions quelconques» luy ayant à cest effect Sadicte Majesté attribué toutte jurisdiction et congnoissance et icelle interdicte k tous aultres juges. Enjoignant Sadicte Majesté à son procureur général tenir la main à Texécution du présent arrest et en dbnnar tdtis dans deux moys.
Digitizocl by Googlc
Faict à Paris» le xxvui* juUiet 1609. Signé : firalart. — M. deBethune. — BuIIion (1).
Il est inutile, ce semble, de commenter cette pièce, que l'infeotaire du Trésor des chartes inltlule : Commission donnée parU M$it ên son conseil^ pour infoiiner des excès commis sur la personnê itus mmUtrê dê CQutnu u ti^uu fftiu, €l foin k pmèê eriminH
la tartdérittnt la nanièra da leaa Coart, dit n^iir« V. la flinla Léan da Lakarda a aa fiiirè camprandre taat la §raala«x la- IfDtde Tartitte (S); M. Vanrice Ardant, de son cdté, lui a consacré
une curieuse notice, où il le fait vivre jusqu^cn 1603 (3). On remarquera que notre pièce prolonge de cinq années Texistenca de cet babila émailleur.Son refus de saluer la croix noua appraad, éa faata» qaalia atalt u raligiaa : SI était pratasum.
E. Di Fa.
i\) Archives de CEmpire, K. laS, a* 109.
(2) CatnloQue des émaux da Louvre, p. 269.
(3) EmailLeurs et émaillerie de Limoges , p. 127 et suiv. — C*cst principalement d'après cet ouvrage que j ai donué, dans le Builctiu des Archives de L'Art français {Documenls)^ t. III, p. 375 et suif., vaallsta des argeaders at éaaillaart da Unogei. L articia delaatt aoart a'y traota p. aaa.
MICM-MGE SLODTZ
Ii«Mrea conunuolqpiées et annotées par 91. A* de Montaiglon.
Les deux lellres que nous publions, et dont nous possédons les originaux, se rapportent à un travail exécuté par Michel Slodtz pour la province du Dauphiné, et dont d'Argenville a parlé dans ses Vies des sculpteurs (II, 369) : « On peut encore citer le bas-relief du tombeau de Wleughels et son épitapbe de Téglise des François, doni il y aune estampe, mais surlont nn moBumentplacô dans la cathédrale de Vienne en Danpbiné ; c'est le mausolée commun dedeux areberéques de cette .ville, H. de Montmorin et le cardinal. d*AuTergne, son suceesseor. Le premier est à demi-eouebë sur le. tombeau; le second est debout; ils se tiennent par la main, et l'un appelle l'autre. Ce monument offre de grandes beautés; les draperies sont nobles, les habits magnifiques; les têtes, dont les. principales sont des portraits, brillent par la vérité et Texécution. » L'éloge par M. Gastillon {Nicrologe de 1767 , p. 300), dit que a tes figures des cardinaux qui y sont représentés^ et surtout la belle manière dont leurs bablts sont drapés, se font surtout admirer. » On voit, par d'Argenville, que le monument fat achevé en 1746* — Quant aux chevaux de la première lettre, ce doivent être ceux de Marly.
Ajoutons encore, sans entrer dans d'autres détails sur Slodtz, une indication inédite que nous avons recueillie dans un compte de M. Charles-Joseph Vacher, marguilHer comptable des recettes et dépenses de Saint4acques de la Boucherie pour Tannée 1750, manuscrit qui a figuré dans la dernière veqte de Vonteil : « La somme de cent livres payée aux sieurs Slodtz, sculpteurs du roy, pour la façon d'un modèle pour un pied de soleil^ suivant leur mémoire arrêté et quittance; cy : 100 ^. »
Monseigneur, Ayant receus la lettre de Votre Grandeur du 19 mars et pour exécuter promptement ses ordres, jay fait isoler la grande masse de marbre du Conte del
iOl
Medico; jy ai tu des ftls qu*on a forcé, et d'autres qui
se sont ouverts plus facilemeat, ce qui a réduit cette masse en quatre morceaux principaux » dont aucun n'est capable de la mesure qu'il faut pour les chevaux. On a sondé un gros bloc qui est aussi hors d*etat de servir, par des fils qui etoit pareillement caché, par une grande quantité de retaille. J*ay cessé de penser aux marbres du S"* Berli, parce qu il ne veut pas se charger de la conduitte jusqu'à Marseille, et qu'il n'a pas voulu diminuer son prix. Âinsi> pour terminer promptement cette afaire, j'ay fait un ample examen des blocs du S'Magnani, 'auxqueles il faisoit travailler depuis quelque temps pour les purger des fils qui en rendoient un fort défectueux, lequel en est privé, à Texception d'un peu, vers la croupière, et qu'il y a espérance de lever entièrement en faisant Tépanelage. Ces deux blocs sont fort semblables pour le grain et pour la couleur; le peu de veines qu'ils onts ne sont pas obscurs. Le prix que ce M*^ demande pour les rendres à ses risques à Marseille est quatorze mille quatre cent livres, et je ne sçais pourquoy il ne voulut pas me le dirre lorce que je fis scavoir ceux des autres M^ à Votre Grandeur, j'ay trouvé que ce prix, qu*il dit estre sont dernier mot, est fort inférieur aux autres et que ces deux blocs ne leurs cèdent en rien à tous égards. C'est pourquoy je n'ay pas ésité de luy dirre di faire travailler plus vivement pour les mettre en état de comencer promptement lepanelage, et
iOS
auquel j'aseisterez pour qu il n'y ail point dWeura sur les mesures. Après quoy si Votre Grandeur ne m'ordonne autrement je retournerez à Rome» pour reprendre le fil de mes travaux» qm consiste prindpa? lement en la figure de St Bruno pour Féglise de St-^ Pierre et un mausolée pour Vienne que me fait faire M' le cardinal d'Auvergne. M'élant engagé avec Son Ëminence d'avoir achevé cet ouvrage dans le terine de deux ans e demie, a conter du 1*' octobre dernier Qous peine de perdre la somme de 500 écus romains et ayant laissé pour plus de temps que je n'avois cra cet ouvrage ; c'est pourquoy je supUe très humblement Votre Grandeur, de vouloir me faire la gr&ce de me donner un certificat qui puisse me servir à montrer quand il en sera besoin, que j'ay eu Favantage de servir le Roy à Carrare, afin que le Cardinal m'acorde, de plus de notre arrêté, autant de mob que j'cQ ay employé pour Sa Majesté.
Je ne ferez le contrat avec le Magnani que daus quelques jours pour voir si il ne se trouveroit pas quelques défectuositées. U assure et s oblige que cea deux blocs seront epanelé et rendu à la marine de Carrare au comencement de juillet et qu'aussitôt il les embarquera pour Marseille. U me charge de prier Votre Grandeur de vouloir avoir la bontée d ordoner qu'il puisse toucher dans peu par M. CaraTat à Blarseille, la moitié de la somme, ou les frais et despences qu'il faudra pour lesdits blocs.
ios
Je 06 cesserez jamais de me reoomander très ree--
pectueasement aux bontée et à Thonneur de la proteetioa de Votre Graodeur, n'ayant d*autre ambition que d'obrir aree toute la fidélitée et ponetualitée dent je suis capable aux ordres qui luy plaira me donner» car o*est avec tonte la soumisaion possible quo je prend la libertéa de me dirre de Votre Grandeur
" Monseigneur,
Le très humble très obéissant et très soumis serviteur
A Carrare le 12 avril 1741.
Monseigneur,
J*ay très humblement llionneor de représenter a
Votre Grandeur la situation embarrassante où je me trouve a Tegard des marbres qui doivent servir a exécuter le mausolée qui se fait par ordre de M. le cardinal d'Auvergne. Cet éminence à son départ déposât le tiers du prix entre le^ mains d'un banquier, et luy donnât ordre de ne me le dispenser qu^a mesure de Tavancement de l'ouvrage ; cependant en partant pour Carrare j'obtint la principale partie de ce tiers, a dessein de remployer a Tacquisition desdits marbres^ ce que Je ne pus effectuer, puisque cette somme servit a me maintenir en ce lieu pendant le séjour que jo me
trouvay en devoir d'y faire. Maintenant que j'ay
besoin de ces marbres, les propriétaires me signifient qu'ils veulent en estre payez avant de les laisser embarquer» et mes facultées ne me permetent pas de leur donner cette satisfaction. Âpréendant que cela ne cause un retardement à cet ouvrage qui me seroit préjudiciable, je prend très humblement la libertez de me recomander a l'infinie boutée de Votre Grandeur pour la pelitte récompense que j^ose espérer de sa générositez. Je la suplie aussy de croire que jen conserverez toutte ma vie une singulière et parfaite reconnoiasance en continuant destre, avec toutte Tatention dont je suis capable, atentif à l'honneur de ses ordres et (aire ma plus grande gloirre de me dirre, avec toutte la soumission possible» et un très profond respect» de Votre Grandeur»
Monseigneur,
Le très humble très obéissant et
très soumis serviteur
M. A. Slodtz.
À Rome le 22 février 1742.
En tête de la lettre, on a écrit ; 10 mars 1743» jour de la réception ou de la réponse.
LETTfiES ADRESSÉES k l B. ISABEÎ
Mon cher Cbennevièrest
Voiei une dizaine de lettres qui vous i>arattront probablement offrir assez d*intérét pour mériter d*élre publiées dans les Archives
de l'Art français. Elles sont adressées par divers artistes, au nombre desquels il faut se glorifier de compter la reine Horlensc, à Isabey, l'excellent portraitiste que la France vient de perdre. Mille choses, mon cher Chennevières, d'un cœur qui est à vous.