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plus heureux en France, et il laut souhaiter qu'il en profite; — Il a un frère qui demeure à Dresde et qui y exerce la peinture, il se nomme Jean, et traite l'histoire. On ne dit pas que ce soit un grand Grec. — C'est de lui-même que j'ai sçu qu'il étoit né en Angleterre de parens italiens.

CÀSELLA (giagomo et giov. andrea) de Lugano, ëtoient cousins, et ont été employés par Charles Emmanuel 11, duc de Savoye, pour enrichir de peintures les chambres du palais de la Vénerie Royale, que ce prince avoit fait b&tir. Veneria Reale descritta dal conte di Castellamonte, p. 65.

GASEMBROT (abraham), Flamand, a dessiné et gravé une suite de veues de quelques endroits du port de Messine en 13 planches.

CA9TELLIN0 (gioseffo antonio). Un de plus considérables ouvrages de ce peintre est la perspective qu'il a peinte dans le jardin de M. Jean-Antoine Paravicino à Milan : profitant en habile homme de toutes les irrégularités d'un mur de clôture, contre lequel quelques maisons voisines sont adossées, il a peint sur la surface de celte muraille ou plutost les pignons desdites maisons, une aisle de palais qui forme un angle avec deux autres ailes contigiies et l'illusion est telle que quoyque le tout soit sur une superficie platte, on jureroit que le mur fait un reply en cet endroit. J'en fus si surpris que, quoyque prévenu, je ne pouvois pas me persuader que la chose lût telle qu'on me l'a voit dit. L'on peut lire une description bien faite de cette perspective dans le tome xn du GiomaU de* letterati d'Italia, p. 214. L'on y apprend que les figures qui ornent cette perspective, et qui représentent la réception que lait à son fils le père de l'Enfant Prodigue, sont de Pierre Maggi, peintre milanois.

GÂSUGUONE (gio : BBNEDFTTo). Suivant un Ht. de là composition d'un nommé Pio, Romain, qui avoit amassé un assez grand nombre de desseins qui sont passés depuis dans le cabinet de M. Crozat, ce peintre naquit h Gennes, en 16ii, et fut élève de Sinibaldo Scorza. Ses ouvrages ont une mer* veilleuse force de couleur, et il réussissoit surtout dans la re^ présentation des animaux et des paysages. Il Ait fort estimé de son vivant, mais son caractère violent le faisoit craindre, loin de le (aire aimer. L'on raconte que MM . Lomellini lui ayant fait peindre un grand tableau pour Téglise de l'Annonciade à Gennes, et ses ennemis qui étoient en grand nombre ayant persuadé à ces gentilshommes que ce tableau, qui étoit cependant excellent, ne méritoit pas l'honneur d'estre placé dans cette église, MM. Lomellini, qui ne s'y connoissoient pas autrement, vinrent le prier de vouloir bien y consentir, s'ofCrant de le payer tout ce qu'il voudroit. Mais le Castiglione n'ayant aucun égard aux politesses qu'ils lui témoignoient devint si furieux à cette proposition, qu'ayant pris un couteau, il hacha le tableau en pièces, jurant que jamais les Génois n'auroient de ses ouvrages ; et, en effet, il partit sur-le-champ de Gennes et vint à Rome, babillé en arménien, et se faisant passer pour Grec. Pellegrino Péri, brocanteur de tableaux, dont la boutique étoit près de la place de Navonne, et chez qui il vint demander à travailler, fut si surpris de la belle manière de peindre de cet inconnu qu'il n'hésita pas à l'occuper sur-^le-champ, et il vouloit même lui donner un appartement pour peindre avec plus de commodité; maisBenedette, qui avoit ses veûes, répondoit constamment à cette proposition Voglio far in potteea, G'étoit pour qu'on le vit opérer, et son dessein lui réussit; car le duc deMantoue, qui étoit pour lors à Rome, ayant entendu parler de ce nouveau peintre, voulut l'avoir auprès de lui, et lui ayant donné une pension considérable, il le conduisit avec lui à Mantoue, où Benedette continua de faire pour ce prince et pour d'autres,

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