‹ Archives de l'art français Documents recueil de documents inédits relatifs à l'histoire des arts en FranceChapitre 14 sur 243 · FRANÇOIS BOUCHER · texte numérisé non relu

FRANÇOIS BOUCHER

Le joli roman de Duclos, Acajou et Zirphile, parut en 1744, en un bel in-4° de 83 pages, orné de gravures de Chedel, d'après Boucher; les épreuves y sont déjà fatiguées et portent dans la marge du bas les traces d'une inscription effacée, ce qui donnerait déjà de la vraisemblance à celte note de la préface : « Les estampes ont été faites originairement pour un conte qui a été imprimé, et dont il n'a jamais été tiré que deux exemplaires. Ou a essayé de faire un autre conte sur les estampes seules. » On connaît au reste ce premier conte, c'est celui de Faunillane ou Y Infante jaune, ouvrage

de M. de Tessin, qui avait paru en 4741 (1), in-4é, avec l'adresse de Badinopolis, chez les frères Pont ho m m os. Là les planches oui leurs légendes et sont très-fraîches d 'impression, ce qui ne doit pas pourtant nous faire ajouter foi au nombre accusé de deux exemplaires. Quoi qu'il en soit, celui de la bibliothèque de l'Arsenal a celte note, peut-être médisante, de la main d'un des bibliothécaires de M. de Paulmy. Que la raison donnée soit vraie ou fausse, il n*en est pas moins évident que l'ouvrage de H. de Tessin, sec, très-court, plein de faits sans l'être de détails, a certainement été écrit pour donner lieu au plus grand nombre de sujets possible, puisque le volume, pour 9 planches et 1 frontispice, n'a que 28 pages.

A. de M.

Ce roman est du comte de Tessin, ambassadeur de Suède en France, qui, amoureux de Madame Boucher, fit, pour avoir occasion de la voir souvent, faire les desseins des estampes par son mari, Boucher le peintre. Il en distribua très peu d'exemplaires, et en fît même tirer une très petite quantité. Sur le point de retourner en Suède, il fit présent de ces planches à Duclos, aujourd'hui (1767) secrétaire perpétuel de l'Académie françoise, lequel a composé, pour en tirer parti, le roman d'Acajou, où ces planches sont distribuées différemment que dans Faunillane.

(1) Plus tard Acajou parut in-12 avec les gravures réduites, et il y en a de très-nombreuses éditions. Faunillane fut aussi réimprimée in-12, mais une fois seulement; 1767» in-12 de 48 pages.

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