LOUIS CLAUDE VASSÉ
Louis-Claude Vassé, fils d'Antoine Vassé, sculpteur du roi et élève de Puget, fut élève de Bouciiardon et obtint le prix de Rome en 1739 {Archives, Documents, V, 292). Plus tard il fut admis à l'Académie, le 28 août 1751, sur une ligure d'un berger endormi, maintenant au musée du Louvre ; il mourut à cinquante-cinq ans
et demi, le 1" décembre 1772, laissant inachevé le marbre de son mausolée du roi Stanislas, destiné à Nancy (Cf. Bachaumont, à la date du 5, et la correspondance de Grimm, VH1, 111). Sa vente se fit Tannée suivante, êl M. Blanc a extrait quelque chose de son catalogue ( Trésor de la curiosité, I, 210). Le médaillon de Chevert à Saint-Euslacheeslde lui Bach. 11 et 23 juillet 1771), comme aussi celui du comle et de la comtesse de Courson, connu par la gravure d'un certain Bourdeille, el le tombeau du comte de Caylus, sud protecteur, à Saint-Germain TAuxerrois. Il fit les ba^-reliefe de la façade et l'entablement de l'Opéra (Bach. 2 mars 1770), aujourd'hui la Porte Saint-Martin, et une salle d'audience pour l'impératrice de Ru.^ie (Grimm IV, 309). Il descendait aussi à la sculpture d'ornemenis, et M. le Roux de Lincy a publié dans l'appendice de son Hittoire de L'hôtel de ville (n° 88, p. 24) une quittance du mois de décembre 1764, de 4,000 livres, pour les sculptures des plafonds de la grande salle et pour un médaillon du roi. Quant à la sculpture du portail des Capucines (Pig. III, 40; Brice, I, 346), comme il fut bâti en 1722, je serais porté à l'attribuer à son père, Antoine, qui fut précisément agréé à l'Académie Tannée suivante, et je ferai de même pour les sculptures de la galerie de l'hôtel de Toulouse, encore existante dans l'hôtel actuel 4e la Banque, parce que les travaux de cet hôtel, conduits par Robert de Cotte, furent faits d'après Piganiol (III, 255 et 265), de Tannée 1713 à Tannée 1719, el Louis-Claude doit être né en 1717
A. de M.
Monsieur, — je ne puis douter de l'empressement qu'a madame la comtesse du Barry pour jouir des ouvrages de marbre qu'elle a désiré avoir de mon attelier, M. Le Doux, son architecte, ine pressant vivement à ce sujet. Je puis bien disposer de la statue de Minerve qui m'appartient, mais je n'imagine pas devoir laisser sortir de chez moi le grouppe de marbre
représentant Vénus qui dirige les traits de l'Amour, sans préalablement, monsieur, avoir reçu de vous des ordres sur cet objet, imaginant qu'un ouvrage qui m'a été ordonné anciennement par M. de Tournehem, sous la direction de M. Coypel, alors premier peintre du roy(l), ne peut en sortir sans m'ètre muni d'une décharge qui m'autorise à le laisser enlever. J'attends vos ordres, monsieur, pour agir en conséquence.
Je suis avec respect, monsieur, votre très-humble et très-obéissant serviteur.
Vassé.
Paris, le 2 aoust 1771 .
Répondu comme c y au dot :
A Menars, le 16 août 1771.
Le roi vient d'accorder , monsieur, à madame la comtesse du Barry le grouppe de marbre représentant Vénus qui dirige les traits de l'Amour, resté dans votre atelier depuis que vous l'avez exécuté par les ordres de M. deTournehem, mon prédécesseur. Vous pouvez en conséquence le délivrer à ceux qui se pre-
(1) C'est-à-dire avant 1732, M. de Tournehem étant mort le 19 novembre 1751. Charles-Antoine Coypel ne mourut que le 14 juin de l'année suivante. — Il n'est pas besoin dédire qu'il s'agissait de décorer Louveciennes.
«enteront avec les ordres de madame du Barry, et leur demander un certificat de la remise, dont vous me ferez l'envoi pour être déposé dans mes bureaux, et dont il vous sera expédié un duplicata qui, réuni à la présente, constatera votre décharge.
Je suis, etc.
Signé : Le marquis de Marigny.
Cette réponse, écrite sur le second feuillet de la lettre, n'est qu'une éopie; on y lit en marge ces mentions : « M. Vassé, sculpteur. F. 440. i* février 177*.»
PIERRE LISQUY
Ledit jour Î3* (décembre 1728), Pierre Lisquy, M« peintre sculpteur, âgé de cinquante cinq ans, décédé hier, rue de Meslay, dans une maison du costé du Cour, après les vespres des morts chantées a son intention, avec l'assistance de M. le vicaire soussigné et des prêtres du chœur, a été inhumé en présence de Michel François Lisquy, marchand, de Henry Lisquy, marbrier, de Jean Jacques Lisquy, md, frères, de Claude Félix Tarlé, controlleur général des marbres de France, beau frère, qui ont signé.
M. F. Lisquy. — H. Lisquy. — J. J. Lisquy. — Claude Félix Tarlé.
(Registres de S* Nicolas des Champs. Décès.)