TOME VI
P. 1-22. Cet article de M. Grésy sur le château de Vaux a été réimprimé par lui à Melun en 4861, en une plaquette in-8« de 26p. 11 y a fait quelques additions.
P. 3, note I. Cette note a été récrite par M. Grésy d'après la notice de M. Taillandier sur Gittard, publiée dans ce volume môme, p. 97-104.
P. 5, ligne 29, ajoutez la note suivante : « Je dois à la gracieuse libéralité de M. Vienol, ancien notaire à Melun, un ms.Jort intéressant : c'est le registre des revenus de la vicomlô de Melun et des domaines de Vaux réunis, tenu en 1658 et 1659 par G. Musnier, avec notes et recommandations de la main môme de Fouquet. 11 est piquant de pouvoir mettre, en regard des folles prodigalités du surintendant, le chiffre réel des ressources de son domaine. On dépouillement scrupuleux m'a prouvé que ces revenus ne se mon-
Uienien total qu'à 48,301 1. 15 s. 6 d., auxquels il faut ajouter 67 muids 25 seliers de blé, 50 cordes de bois, 30 minois de sel, un porc gras, estimé 18 livres, une demi-douzaine de chapons, une douzaine de poulets et « un gasieau au jour des roys. » C'est le meunier des Prez de Maincy qui avait le privilège de servir ce plat de son métier sur la table fastueuse de son seigneur. E. G. •
P. 7. Remplacer la note 1 par celle-ci : « L'installation de celte manufacture se fît dans un couvent en ruine que les comtes de Melun avaient vendu au Surintendant le 14 août 1650, moyennant 23 livres de rente et 25 arpents en échange. Le procès-verbal d'expertise, dressé par David Gitlard, architecte et entrepreneur ordinaire des bâtiments du Hoi, et Pierre Gitlard, maître charpentier, déjà nommés, constate qu'il y avait une chapelle au milieu de la cour, trois portes cochères de graisse rif, dont une existe encore, un ancien « baslimenl destiné à faire dortoir pour religieux, ainsi qu'il aprert par des ouvertures en tonnes d'arcades sous les murs du pourtour d'iceluy bastiment. » Toute la physionomie extérieure de celte construction n'a presque pas changé du côté du jardin; les arcades elles fenêtres sont seulemeul bouchées; mais les lucarnes ont les mômes fermetures, des petits volets assemblés en point de Hongrie. Le 6 novembre 1693, un fils du surintendant, Louis-Nicolas Fouquet, chevalier, comte de Vaux, vicomte de Melun et seigneur de Maincy, a revendu la grande maison, appelée encore la Manufacture, à Noël Gitlard, maître charpentier à Melun. Celte maison, située au bas du village, au coin de l'entrée du Petit-Parc, appartient aujourd'hui en partie à M. Leroy, qui a eu l'obligeance de me communiquer les anciens litres où j'ai puisé en partie ces renseignements. E. G.»
P. 8, note 1. M. Grésy, dans une note nouvelle, a cru pouvoir penser que les deux frères de Le Brun, Nicolas et Gabriel, n'étaient morts simultanément le 27 septembre 1660 que pour avoir été empoisonnés par ce Louis Lebrun, peintre, pendu pour avoir empoisonné la famille de M. Le Brun. Mais ce fait s'étant pa&sè en novembre 1663 d'après Loret, dont j'ai donné le passage dans une note de YAbeceûario (III, 95-6), la supposition de M. Grésy tombe d'elle-même, et U est à croire que les deux frères de Le Brun
seront morts le môme jour par suite de quelque maladie épidémique.
P. 9, note 2, ligne 14. La troisième lettre de Félibien sur le château de Vaux a été réimprimée dans la Revue universelle des Arts, tome XII, p. 306-320.
P. 17, ligne 2. Ajouter : Aux Gobelins le nom de Bouche, ou Boubouche, est un sobriquet qui s'est conservé dans les ateliers. L'origine en remonterait-elle au tapissier de Fouquet ou à l'un des siens? E. G.
P. 17, ligne 46. Ce fils de Jacques Prco, menuisier, né en 1659, ne peut pas être Jacques Prou l ■ sculpteur, mort en 1706 à 51 ans, et par conséquent né en 1655; mais l'identité des prénoms porte bien à croire que le sculpteur est aussi fils de ce Jacques Prou, menuisier.
P. 17, ligne 36. Quan, lisez : Quand.
P. 44. A la fin de la première note : Eure-et-Loire, lisez : Eureet-Loir.
P. 56. L'article de M. Taillandier sur les derniers des Parrocel donne lieu à plusieurs rectifications. Des divers documents que nous possédons et qui seront publiés dans la seconde série des Archives, il résulte que Joseph-Ignace-François Parn cel ne s'appelait pas Ignace, qu'il est né en 1704, qu'il n'a épousé mademoiselle Ally qu'en 1777, c'est-à-dire à l'âge de 73 ans, après avoir eu d'elle ses trois filles ; enfin qu'il est mort âgé de 77 ans. Ces rectifications seront l'objet d'un travail spécial.
Pour le moment il suffira d'établir d'une façon péremptoire un autre point, contesté à la fois par M. Taillandier et par M. Villot, l'existence d'Elienne Parrocel. Nous n'invoquerons ni le témoi • gnage deBasan, ni celui de Lalande, qui cite d'Elienne Parrocel un tableau au malire-aulel de l'église Santa-Maria in Monlicelli à Rome, ni celui de Moulnneuf, membre de l'Académie de Marseille, qui, dans le mémoire sur le frère Imbert, rapporté par Mariette, nomm* Etienne Parrocel parmi les élèves du peintre chanreux. Nuus nous contenterons de trois preuves irrécusables :
l* La signatuie du tableau que possède le musée de Marseille,
Saint François Régis intercédant pour les pestiférés : a Stefanus Parrocel pinxit Rom* 1739. »
2° Le portrait de .sainte Jeanne de Valois, gravé d'après le tableau qui éliit à Rome dans l'église de Saint-Louis des Français : — Stepbanus Parrocel i>v. et pinx. — Nicolaûs Billy sculpt. »
3° Une lettre de la collection d'autographes de M. Cottenet, adressée de Rome « le 2 may 1746 » . M. Bonnet, chevau-léger, à Avignon, et signée « Etienne Parrocel. »
Enfin Etienne Parrocjl figure avec son prénom sur les livres de l'Académie de Saint-Luc à Rome.
Un dernier mot sur les Parrocel. Celle nombreuse et illustre famille n'est pas éteinte. Le dernier des Parrocel, après avoir exercé dans plusieurs villes du Midi avec une distinction véritable les fonctions de cuisinier-traiteur, dont il aimaii à se reposer la palette à la main, s'est retiré à Marseille, où il a écrit et où il vient de faire paraître une Monographie des Parrocel. In-16 de 200 pages, imprimerie de Clappier. L. L.
P. 66, ligne 3,-sur Poyet, cf. une note de la seconde série, tome I, p. 296.
P. 66, note 2. J'ai publié chez le libraire Tross, et pour accompagner une reproduction fac-similé du Viator, faite par M. Pilinski, une « Notice historique et bibliographique sur Jean Pèlerin, dit le Vialeur, chanoine de Toul, et sur son livre De Ârlificiali perspectivây » mai 1861, in-8 d» 74 pages. La quatrième partie est entièrement contrée & l'explication des noms des peintres cités par Pèlerin. Quant à la mention : « Vicus de Bosco Joannis, — Fons Coriloni, — diocesisMalleaeeoMs,» mon ami, M. Benjamin Fillon, qui, d'aprùs des pièces en sa possession, va publier tur le sojour de Pèleiin en Vendée une notice qui complétera ia mienne, m'apprend que le Bois Jouan existe dans la paroisse de Coron, dans le doyenné do Vih ers en Anjou, qui faisait partie de l'ancien diocèse de Mail- Itziis, évôchè fondé en 1313 et supprimé en 1648. Près du Bois Jouan est l'uue des sources du Coureil ou Corail, petit ruisseau qui 8e jette dans l'Archison, confluent du Layon. C'est évidemment le Fons Coriloni
P. 83, ligne 21. M. Laborde, lisez : M. de Laborde..
P. 83, ligne 28. Decourl était de Limoges. Dans une ode que Joachim Blachon adresse, dans ce môme volume de poésies, à Limoges, sa ville natale, il loue Decourl comme un de ses compatriotes. Je dois ce renseignement à une note de la Chronique de la Revue universelle des Arlt, octobre 1860, p. 72; seulement l'article des Archive» répondait d'avance à ce que disait la môme note, que Decourl n'étai» pas encore inscrit p-»rmi les artistes français du seizième >iôcle.
P. 87, ligne 20. et En août 1695, » lisez : « en août 1605. »
P. 99, note 3. ligne 2. a Rue des Pe Ut-Champs, » lisez : « Rue des Petits-Champs. »
P. 103, ligne 21. Philippeville, ville flamando près de Namur, cédée a la France p*r la paix des Pyrénées et réunie aux Pays-Bas en 1815.
P. 113, ligne 6. a Dupuis, » lisez : « Nicolas Dupuis. »
P. 162, ligne 8 : « Coyservox, » lisez : « Coysevox. »
P. 178, ligues 20 et 21. « Fils naturel et légitima du pros texte sieur Jean. » Effacez le mot gros texte, indication typographique qui de la marge de l'épreuve s'est plaisamment glissée à la tierce dans le corps de l'acte, pour en égayer la solennité par une fantaisie inattendue.
P. 200, ligne SI. « Salo, Lambert » lisez : « Salo. Lambert; » c'est l'abréviation de Salomon.
P. 213, ligne 14. On y lit, sous la forme Desnots, le nom d'un notaire du Châtelet de Paris. On trouvera à la table un Dc^vots notaire; ne serait-ce pas une erreur, et ne faudrait-il pas lire partout Desnols, comme dans l'inscription de Croissy?
P. 214-15. L'article de M. Tricotel sur Dumouslier a été réimprimé dans le BuUelin du Bibliophile, XVe série, p. 94-95.
P. 215, ligae 24. Le tassel éiait un morceau d'étoffe carré que l'on melUil sur un autre véli-m ni pour le décorer; un tassel de lelon est une plaque d'émail carrée, soil courue sur la chape, soit lui servant d'agraffe, car la chape u'esl autre chose qu'une sorte de houpclande ou de robe. Cf. Ducange au mot chopa. Il a même un passage, liré du grand cartulaire de Siinl Victor de Marseille (anno 1400) dans lequel il est question d'une slalue d'argent offerte
a Saint-Louis de Marseille, dont Charles VI fit f ire la statue en cire {Archives, V, 342 6) ; c'est pour rapprocher ces deux slatues que nous transcrivons le passage cité par Ducange : « Domina Catharina de Vicecomitibus, comitissa Virtutum, propter devotionem quam habet et gerit quanii>lurinium crga sanclum ac bealum Ludovicum episcopum, quamdam imaginem argenteam, ponderis 38 marcharum, ad instar et simililudinem inclili nati sui cum capillis deauratis, sub effigie cujusdam choppse induti, junclis manibus, pedea slanlis super quoddam scabellum argentatum. (Ed. Didot, II, 333.)
P. 215, ligne 25. Acli<té delui, lisez : de lui.
P. 216. Le Pol, natif du païs d'Alemagne et peintre du duc de Berry, est le Paul de Limbourg que M. de Laborde a signalé, dans une note de l'introduction de ses Durs de Bourgogne (p. cxxi), par cet extrait de la prisée des biens du Duc faite en 1416 : « Item un livre comrefaict, d'une pièce de bois painle en semblanced'un livre, où il n'y a nulz feuillèz ne riens escript, couvert en veluyau blanc, à deux fermoirs d'argent dorez, emaillez aux armes de Monseigneur, lequel livre Pol de Limbuurc el ses deux frères donnèrent a mon dit seigneur aux estraines mil CCCC et dix, prisé XLS. p., valent L s. t. »
Dans sa Librairie du duc Jean de Berry , Paris, Aubry , 1860, in-8°, M. Hiver d«- Beauvoir donne un et rlain nombre d'articles intéressants pour l'histoire de l'art qu'il est bon d'ajouter ici ; je ne prends ni les manuscrits historiés ou enluminés, ni enluminés de blanc et de noir, mais ceux où il y a, soit un nom d'artiste, soit une indication de l'école des miniatures.
« Un psautier escript en latin et en françois, et très richement enluminé, où il a plusieurs histoires su commencement de la main de feu maistre André Beauneveu (Cf. Abecedario, 1,93), couvert de veluyau vermeil, à deux fermoirs d'or tsmaillés aux armes de Mons. 100 livres. » P. 55, n. 31.
« hem, belles Heures très bien et richement escriples et historiées... lesquelles Heures Monseigneur a fait faire par se.* ouvriers... 875 livres. » P. 23, n. 34.
a Item, très-graus, moult belles el riches Heures, très-notablement enluminées el historiées, de la main de Jacquemart deHetdin,
couvertes de veluyau violet et fermant à deux gros fermoirs d'or garnis chacun d'un balay, un saphir et six grosses perles; il y a une pippe d'or où sont attachés les seignaulx, qui sont en un estuy de cuir. 4,000 livres. » P. 24, n. 35.
a En une layette, plusieurs cahiers d'une très-riches Heures, que faisoil Pol de Limbourg et ses frères, très richement historiées et enluminées. 500 livres. © P. 24, n. 36.
« U>>e très-belle Bible en latin, escripte de lettre boulonnoise. qui fut du roy Robert, ja lis roy de Sicille, très-bien historiée et enluminée d'ouvrage romain... » P. 1, n. 1.
« Un très-ancien psaullicr long, historié d'ouvrage romain, et au commencement de David jouant de la harpe, et, sur les feuillets, paint des armes de France et de Boulongne. P. 92, n. 4 »Bibl. imp., Supplément latin, 333
a Un très -bel Décret, escript de leUre boulonnoise, historié au comme; ticement ri'ymaiges romaines, p. 33, n° 57. »
« Une Bible en un volume, escript de lettre boulonnoise, historiée en plusieurs lieux de l'ouvrage de LorabarJie p. 91, n° 2. »
a Un Psautier, escript de grosse lettre boulonnoise, historié de l'ouvrage de Lombardie, p. 91, n° 3. »
« Un livre de médecine appelé Galien, de lettre bien ancienne, historié en plusieurs lieux de l'ouvrage de Lombardie, p. 98, n° 18. » Bibliothèque de Bourges, n° 18.
« Un livre de Josephns, en deux volumes, escript de lettre bien ancienne, dont l'un est historié au commencement de la Création du Monde de l'ouvrage de Lombardie, et l'autre du roi Hérode et de plusieurs autres ymages; couvert de cuir vermeil empreint, fermant chascun à deux fermoirs de letton, p. 100, n° 21. »
P. 221, note 4, ligne 16 « Département des manuscrits de la Bibliothèque impériale, » lisez : « des imprimé". »
P. 230, ligne 22 « Le marquis de Seigeulay,» lisez : a Seignelay. »
P. 236-7. J'ai réimprimé la notice de madame de Valori sur Greuze dans la Revue universelle des Ans, tome XI, p. 248 - 61 et 362-77, en la faisant suivre, p. 377-86, du catalogue des dessins de Greuze, vendus après la mort de sa fille Caroline. Depui-, M. de Chennevièn s a eu la bonne fortune de rencontrer une copie com- T vi. 28
plète du roman de Basile et de Thibaut, et il Ta publié dans la seconde aimée de V Annuaire des Artistes. Paris, ReDOuard, 1861, in-8°.
P. 243, ligne 8. « Philibert de la Mare, auteur du Traité de la police, » lisez : a Philibert de la Mare, conseiller au parlement de Dijon. » L'auteur du Traité de la police est Nicolas de la Mare, commis.-aire au Châtelet'de Paris.
P. 248, ligne 22. Voir daiis la Gazette des Beaux-Arts, u° du 15 juillet 1800, p. 123-4, une note de M. Renouvier sur ce paysage. 11 y montre que le groupe principal, ce que M. Fillou avait aussi remarqué de scn côté, est pris d'une eau-forte de Oorigny; par conséquent, comme Pou>sin n'a pas été prendre ce groupe, la peinture se trouve être étrangère au Poussin et en môme temps postérieure a l'époque qu'on lui attribuait.
P. 249. Voici ce qu'on lit dans la préface de : La pompeuse et magnifique cérémonie du sacre du roy Louis XIV, faite à Rheims le 7 juin 1654, représentée au naturel par ordre de leurs majestez. Paris, Edme Martin, 1655, publiée par Henri Avice, avec des eaux fortes de Lepautre :
o Je lairray aux plumes des écrivains le soin de douner aux siècles futurs l'histoire de Votre Eminence, et ne me réserve que celuy de luy offrir ces trois planches de la cérémonie du sacre. Ce m'auroiteslé une consolation extrême dans mes blessures, ai elles m'avoieut permis de les graver avec la mesme facilité que je les ay désignées; mais cette bltssure que j'ai reçeue à la main droie m'a oblige de me décharger de celte peine sur la dextérité d'un homme du mesiier, qui à la vérité y a réussy au delà de mou attente, ce qui me fait e:>pérer qu'elles pourront agréer à Votre Eminence, après l'approbation qu'il luy a plu de donner à mes desseins. C'est de quoy je la supplie très-humblement de croire que, sans cet obstacle, je ferois voir au public les plans des sièges les plus mémorables qui se sont faits pendant son ministériat, et où j'ay eu l'honneur de servir Leurs Majestez dans a conduite des travaux. »
Avice parle aussi beaucoup du soiu qu'il a mis à établir la perspective et à représenter les tapisseries et autres détail*, ei il faui penser aux planches du Rémois De Son pour trouver au dix-sep-
tième siècle d'autres estampes où il y ait une intelligence pareille et une aussi sincère et exacte représentation du gothique. Mais comme on l'a vu, Avice est un ingénieur; son titre de chevalier lui vient de ce qu'il élait décoré de l'ordre de Saint-Michel, et par h il ne serait pas le gentilhomme poitevin, noble de naissance, qui a emmené un moment Poussin dans sa province. Le cabinet des estampes possède de plus un des dessins à la plume d'Avice pour le sacre de Reims, et la manière en sent tout à fait, comme il convient à un militaire, le goût du dessin de Silveslre; elle est à la fois vive et maladroit*, et il est curieux de voir avec quel talent Lepautre, en restant fidèle à l'esprit du dessin, lui a ajouté ne force, de justesse et d'espril. Cependant, malgré ce qu'on trouve à Avice de qualités perspectives, d'exactitude contemporaine et de faiblesses qui l'éloignent de Poussin, il n'en reste pas moins vrai que \e< deux planches d'après Poussin, citées ligne 16, sont d'Avice, et qu'il a gravé Poussin l'un des premiers.
P. 273. Les documents sur Bernard Toro, que M. l'abbé Magloire Giraud avait communiqués à M. Pons et auxquels celui-ci n'avait pu que faire allusion, ont été publiés in extenso dans la Revue des sociétés savantes, 2* série, tome IV, Décembre 1860, p. 603-701.
P. 293. La tête de Méduse avec la légende : Lœtifkando pétrifient, et dont les trophées sont des verres, des rair.ins, etc., a été faite pour une société bacchique de Provence qui avait pris ces deux mots latins pour devise.
P. 301, ligne 15. Serait-ce Coelemans, qui a gravé ces deux belles pièces d'après Toro?
P. 307. Sur le Bullani d'Amiens , on peut voir ce qu'en dit M. Berly, dans ses Grands architectes de la renaissance, Paris, Aubry, 1800, publiés postérieurement à notre article sur Bullant; il y a très-judicieusement discuté les raisons, p. 160-4, qui lui font croire que ce Bullant d'Amiens n'est pas celui qui a bâti Ecouen.
P. 308, ligne 14. « Françoise Rilhault; » lisez : « Françoise Richauli. »
P. 212, ligne 19. M . Lejeune est architecte d'Ecouen depuis 1848, époque a laquelle il a remplacé M. Chatillon, et je puis ajouter sur
le pavage quelques notes postérieures de M. Riocreux. C'était dans le salon de réception, au rei de chaussée, qu'on avait réuni tous les carreaux échappés à la destruction lors de la suppression de l'aile anlérieure du château; mais c'était une macédoine sans aucun ordre. M. Lejeune a relevé ce pavage, et, en y ajoutant ceui retrouvés en magasin, il eu a formé un dallage assemblé avec ordre dans la salle qui sert maintenant à la distribution des prix. Le dessin se compose de panneaux carrés formés de trente-six pavés, vingt pour une bordure et seize pour un sujet central. Celui ci est un monogramme A M Anne Montmorency) au-dessus d'une grosse guirlande de fleurs attachée à sa naissance par deux rubans flotta jlts à côté desquels sont les épées de connétable. Dans l'ensemble du pavage, ces centres sont alternés des armes et du monogramme des Montmorency. La bordure étroite qui encadre ces ceutres est formée de lignes bleues alternées de blanc.
Quant à la bordure extérieure, les seize carreaux, qui s'appliquent quatre par quaire contre les côtés de ces centres, représentent des fruits polychromes Les quaire écoinçons qui complètent la bordure sont en général un ornement en rosace, remplacé dans quelques-uns par les trois croisants «le Henri II. Plusieurs de ces carreaux témoigneul d'uu grand savoir dans la composilion des couleurs et de leur application. C'est dans les carreaux conservés en magasin que M. Lejeune a retrouvé les deux carreaux où les épées du connétable portent, l'une la date 1542, et l'autre l'indication : A ROVEN, peintes sur les lames. 11 faut remarquer que cette date 1542, sans le mol de Rouen, se trouve aussi sur les deux compositions de batailles, peintes sur des carreaux de faïence et formant peut-être des milieux de talles, exposées sous le nom de Palissy par M. Leuoir au musée des Petits-Au^uslins, passées ensuite à Chantilly et emportées par le duc d'Aumale en Angleterre; la date identique leur donne le môme lieu de fabrication, et celui-ci exclut Palhsy.
On lui a cependant attribué ce pavage de bonne heure. Ain>i Gobela donné dans son édition (p. 455-56) ce passage d'une lettre écrite par Peyresc en 1606 :
« Les galeries et le château renferment plusieurs marbres pré-
cieux et de ces belles poteries inventées par maître Bernard des Tuilleries. Il y a deux galleries, toutes peintes par un maestro Nicolo, qui avait été au semce du cardinal de Chastillou. Aux verrières, les fables qui y sont le mieux représentées c'est celle de Proserpine à Tune et celle du Banquet des dieux, celle de Psyché à l'autre ; le pavé d'icelles est aussi de l'invention du susdit maître Bernard. »
Ajoutons par occasion que le Christ au tombeau, du Rosso, maintenant au Louvre et que lu Vasan indique comme fait pour le château d Ecouen, y est cité par Gobel, p. 684.
P. 317, note, ligne 18. « A rien e dce, » lisez : « A tien de ce. »
P. 321, ligne o. Il n'est pas douteux que ces deux quatrains d'Amadis Jamin ne se rapportent au cadran, à la fois solaire et lunaire, fait par Bullant pour les Tuileries :
Pour un quadran.
A l'esprit des humains est-il rien de pareil ? Voyez que ce quadran non seulement sçait prendre Et dérober lu cours des degrez du Soleil, Mais fait aussi la Luuc à son devoir descendre.
Pour le mesme.
Mon Dieu, que ce quadran, mesurant la carrière De la Lune aussi bien que celle du Soleil, Apprend bien d'employer, de suite coutumière, Le jour pour l'action, "la nuit pour le conseil.
P. 324, ligne 22. « M. Ruber-Dumenil, » lisez : a M. Robert- Dumesml. »
P. 33o, ligne 23. Quant j'ai écrit cet article, je n'avais pas sous les yeux l'édition de Gobel. Voici ce qu'on trouve, p. 467, dans une de ses notes, et ce qui témoigne d'une sorte de tradition pour croire définitivement la grotie de Palissy faite pour Ecouen :
a Dans une allée du jardin il y avoit une fontaine appelée la fontaine Madame ; on y voyoil autrefois la grotte rustique dont Palissy parle souvent dans son livre ; elle recevoil de Peau des deux sources placées sur la hauteur de la montagne. »
P. 336, ligne 23. • Levieil, que cite Palissy, » lisez : « qui. » P. 337, ligne 32. « Androu et Ducerceau, » lisez : a Audrouet Ducerceau. »
P. 342, ligne 12. Par la note de M. Coindé, archiviste de Dijon, relative au Louis XIV de Le Hongre et publiée par MM. Maillard et Chambure dans leur Dijon ancien et moderne, nous savons que la première pierre de la colonne départementale de la Côle-d'Of fut posée le 13 juillet 1799, sur la place où s'élevait le piédestal de cette statue équestre. Voir aussi la Biographie Didol, article Bienaimé.
P. 348. L'acte de naissance et l'acte de mariage de Prud'hon avaient été donnés antérieurement dans le Magasin pilloretque de 1857, p. 148-150.