‹ ARCHIVES DE L'ART FRANCAIS. TOME PREMIERChapitre 26 sur 84 · PALAIS DES TUILERIES · texte numérisé non relu

PALAIS DES TUILERIES

Daté da 23 noTembre 1744.

L*actualité des grands travaux de décoration, qui viennent de s'achever dans les diverses salles ctgaleries consacrées dans le Louvre leciions nationales, m'engage à publier celle pièce, conservée auà nos coljourd'liui dans les archives du Musée. Sa principale curio-

de nous montrer en quel élat de dispersion et dUnutiiité se trouvait alors la collection du roi, et le mot Veu écrit à sa marge, lui donne un caractère officiel.

Le Roy possède une quantité prodigieuse de tableaux et de curiositez de tous genres et de touttes espèces.

Les tableaux sont répandus dans toutes les maisons roy ailes, même dans celles où le roi ne va pas ou rarement et dans les différents gardes meubles de ces maisons.

Outre ceux qui sont placez dans les grands et petits appartements du château de Versailles» il y en a un très grand nombre à Versailles à Thostel de la Surin tendance 9 à la garde de M. Portail ; ils y sont comme en magasin. Il y en a aussi dans le garde meuble du château de Versailles. Il y en a à Paris» au Louvre» dans la gallerie ditte d'Appollon» entre autres les Batailles d'Alexandre de M. Lebrun. Il y en a aussi beaucoup dans cette gallerie enfermez dans des armoires» qui sont fort beaux ; M. Bailly garde des tableaux du roi en a la clef.

Il y en a aussy au Louvre dans la grande gallerie» où sont les plans» entre autres des copies d'après le Carache par M" Boulogne ; ces copies sont très belles et d'autant plus prétieuses que les tableaux originaux sont à Rome» et tout gastez.

Ne pourrai l-on pas en choisir de convenables pour

en orner la galerie du palais des Thuilleries» dite des

ÂiUbâssà'deurs : pour cela on pourrait la méublè^r d^ aainas cramoisy . Dans tous les palais d'Italie et autres» les murailles des appartements et des galleries sont c6tiVël>teâ dé iàBIëàùi, ces liitiirailieè hé sont ârlme ^tiè pkiûtès eh blanc où bn cohletii* de [)iërrè, él ëllà ne fait point mal, les chambres en paroissëiilt {il!S pÈMts et plli» tAûh^bk.

Ouire leb tkblbàùk qui s'et-oiéilt dknè fd ■^nMë M Fidalb dés thUillétlëâ; faé ^diii'i^iUh ^ik Vàhéé tfi tables de marbres, de marqueteries, etc., de tdrfctfëf'^ éti dittidêlàbihëk àoi^ï, de lustres, de sdiâbblloii^ àlec iéi mies ^Qk et petits k Éa^bi-è et de birôM'é. n y^ â àtt^ gharide qtiàiitité d!ané toù^ lès faià'j^kkitf^ dgér bsitidïènità db roy, dà^^ 1^ diffêrënis pltAè M- IStëh aes Uàiéiihs fouîtes et ad LotfVre dads l'a àM dm aujôuM'bùi dés Âtill'ques, èi 4d'ôii apjiblloîl àtitffét(fi& là édile des Siiikse's àii t'es: de cblàteséè ; Hl. dé Fii^ée'fiiaj^e 6n a fà gal^de. II ;^ à àaâky dàùà cette' âàfrè ptvfèlbhrk Kigai'ei de tÀat>br'é •^rM'eè 'éï petites, àiltiqtiesi et tnodërhéè, dbnt on p'o'drràit ti'rér |)krty êà lieu de les laisser inutiles et 'dahs de^ biiar(^its iiH élfé's né Mi Vil'és de përs'ôhùé's. 11 j i aM dé précieux fï^gmëijs dâris le càrtidot* Voûté 'è^i est âa cfé^sous ^e là Me ààïonniàè â'd LbUVré 'dû 'éolê dé Sàiril (Gérniàih <fè Làùxèrrôfé. Oii ^idùrrôît Weitté siit ïes tàbi'es de la galierie du palais des iffîùtllerié's, des brdîizes, aèi^ vàseàv des |[i6r6'éfàiiibs; M gi'rànâbles d'é crïsH de

birbbze doré et û'tt^g. îifi 'de tdttt éélà 'et eli qu^nlitë

dans les gardes meubles de Paris , de Versailles et autres : Il y a même des figures d'argent qui quoy qu'elles ne soient pas si estimées des connaisseurs que celles de bronze ne laissent pas que de parer ; cela a un air de richesse qui ne sied point mal dans un palais. Tousieii (A^tiëeis d'Allemagne et d'Italie §oht fort ribhès en cette sorte d'e parure. Dans le garde meuble de Verr sailles» il y a une très grande quantité de curiositéz de la Gfaine; entre autres dëS àrthés; dès bïibitaëts, des cttffrés» des bahuts et cetera» dohl on pourroit tirer un très grand party pour orner la gallerie des Thuiilertes dans les trumeaux et ailleurs; où le jour n'est pSis fll-

Il 5 aUhlit Uh M(^yeri biëH âièë ^'orhyi* I^ ^mêèï pièbm dcl» (iifïbrënts appartements bt gàléHëà dieâ MCmxÀ f6y«lèà-, et a bien peU de ^\%\ V& Voi6;^ : tbtii; \^ tIfMeaik d'i^rfèis lëàt^aeté m a fait des tàpi^eirfés M Gébélini} et d'ftprèâ lesquels bti n'eU fiiit ^ds rèstéttt Wi OôtTtiiinà î^ùAeK et è'jr {toliiiins^èht; cfeèt \^ ^Klé ^raU^ ddmttiftge dû mondée il y en a de forl biF>!siùx; il Mdrait tes faille f établTr, et l'e^ élÉcâdfef UaiSs aèè '^^^ ts&m. de itténâisëMe qdi ëb^tërdlèStt Mbihâ tp'd^S bordures sculptées et doHéëi ; 'ôë^ jp'àfthéààx ^'oiibrOletit «Bth ^ihts èntt cttlfiflbuif flè fierrëj VifttWîii bu en blaAe èrèttleiiieltit.

Page 1