‹ Archives de la BastilleChapitre 12 sur 98 · Seeréiftira d'ambassade k Londret · texte numérisé non relu

Seeréiftira d'ambassade k Londret

3. Cbarle* de Salnt-Deaja de Saiot-ÉTremont, maréchal de camp, né en 1613, iBorteD 1703, Igé de 90 ans.

POUOQUET. 23

aa Roi , et pomsa IWessas quantité de choses pleines de soamisgioD et de respect.

Depuis qu'il est ici , j'ai cru devoir observer sa conduite et remarqQer ses habitudes, et là-dessus je dois dire à Votre Excellence qu'il n'a point vu le roi d'Angleterre ; qu'il lui a fait dire seulement, par le comte de Bristol ■, qu'il était ici, que c'est la seule personne qu'il voie avecHM. d'Aubigny et deBuckicgham*, et je sais par un de ses amis, nommé M. de Saint>Laurens, que l'étude et les livres font sa principale occupation , et que, de cette façon, il prétend passer son chagrin, jusqu'à ce que, par ses amis, il ait trouvé les moyens de radoucir l'esprit du Roi. (là.)

M. D'KSTRADBS A DS UONNB.

J'ai reçu ane lettre du sieur Forant, qui me marque qu'il est arnvé aux Dunes, revenant de l'Amérique, avec un vaisseau de quatre cents tonneaux et de trente-six pièces de canon, qui appartient à H. Foucquet; que, sur l'avis qu'il a eu de sa disgrâce, il a envoyé son lieutenant & la cour chercher M. Giman, intéressé avec H. Foucquet dans cet armement, pour apprendre de lui ce qu'il doit faire dans cette conjoncture, et il m'en demande aussi mon avis. Je loi ai répondu que le meilleur parti qu'il eût à prendre était de se rendre à La Rochelle, avec son navire, le plus tAt qu'il pourrait, afin d'entrer dans un armement que le Roi y (ait; que je vous écrirais aujourd'hui pour lui en taire obtenir la commission , et je dois vous dire que c'est un homme que je connais pour fort hardi à la mer, qui a de la capacité, et qui, je crois, en cette occasion, s'acquittera fort bien de cet emploi, si le Roi l'en veut honorer, et il semble qu'il y ait quelque justice de ne lui pas reftaser, s*il en use comme je lui conseille. (Id.)

ALoDdm.

H. D'ESTBADES i DE UONIIE.

Monsieur, sur les lettres que j'ai reçues de M. de VendAme, j'a

1. Joho Barre;, comte de Briitol, tréMrier da la maiMm de la Reine, mort ei isn. C'dialt andttifafomde Charles II et naiéU protecteur dea beani<arU.

3. GeerKei VilUen, dac de Bucklugham, né en 1637, loort en 1688, membre di miiiialère de Cbarlea 11, coma «on* ta nom de • Thê Cabal. ■

8* FODCQUET.

fait fournir au capitaine Forant 583 écus, monnaie de France, pour mettre son-vaisseau eo état de se rendre dans la rivière de Sudre , et je pense qu'en deux ou trois jours il pourra partir, si le vent se trouve bon pour cela, [Bib. de ToulousbO

A LoodrM.

DOOUIAU A VINCENT FABRICIDS.

On instruit le procès de Foncquet, et les lettres de Paris annoncent qu'il sera mis en jugement avant les fêtes de P&ques. (B. I.) A lA Hty«, 16 Dun 1M3.

CHAHDBG BB IBSTICE.

Du JtDdl IS mut «Stl.

Ce jour, ie procureur général a représenté qu'il avait eu l'honneur de voir le Roi , qui lui avait témoigné beaucoup de satisfaction de ce que la cbambre avait ordonné, par son arrêt du 13 de ce mois, pour la suppression d'un million de rentes sur les tailles, et que Sa Majesté lui avait fait entendre qu'il se promettait que la chambre continuerait d'^r dans les occurrences avec la même affection , et avait cbargé , lui qui -parle , de le dire de sa part à la chambre *. (B. 1.)

H. DOUfllBR* FILS A SOU P^HB^.

A Puis, ce 34 man 1602.

Monsieur mon père, hier, madame Foucquet se jeta aux pieds du Roi, au sortir de son dluer; elle était conduite par le chevalier

1. Le sarintendant STuit emprunté un million dont l'intérËi était goranti par le TSTeDD dea ttillM, mue cet emprant n'aTlùt, en réalité, produit que 100,000 fraaca. La Chambre l'annula comme frauduleui. L'arrËt Tat reudu contre l'iTis de H. de Lamoignon, qui avait releié l'injaitice d'anéantir nn contrat passé avec dei prdteun que lenrconfiance danale gonremement eipoeait à une ruine entière. Le Roi Bt dea reprachea fort aigres à H. de Lanoignon. Ceini-cl fat, dËa lors, moins exact «ui «éanc«8. On Jugea sans doute utile de taire connaître offlcletlement, et par M. TaloQ, let intentions du Roi.

3. Bénigne Boubler. II faisait son droit k Paris et devint pins tard pi^deot i mortier au parlement de Dijon.

S. BoDhier, préûdent k mortier aa pariement de Dijon.

FODCQUBT. S5

de Macliaalt, saas autre soite, et, se jetant anx pieds du Roi, toute baignée de pleurs, elle lui dit .seulement ces trois mots : Sire, sire, miséricorde! et voulait commencer un plus grand discours; mais leRoi'ue lui en bailla pas le loisir, et, la relevant, lui dit seulement deux ou trois mots si bas qu'on ne les put entendre, et passa outre. On remarqua qu'incoolinent après, la Reine mère, en parlant au Roi, voulut exciter sa compassion en parlant de madame Foucquet, et dit en ces mots : «La pauvre femme était si troublée qu'elle ne savait quasi que dire^ en vérité, elle fait pitié. » A quoi le Roi ne répondit pas le mot et changea de discours. On tient M. Foucquet perdu. L'un des papiers les plus forts contre lui est une promesse des gabelles de 40,000 écus de rente tant que le bail durerait. Cette promesse est apostillée de la main de Mi Foucquet, en sorte qu'elle ne peut être désavouée. (R. I.)

L£ TEUIES i H. DE CK^QITÏ.

A Pull, le SB niAn 1669.

Monsieur, le Roi n'a pas jugé à propos d'accorder à madame Du Plesds-Bellière la permission qu'elle lui a demandée d'aller faire son séjour à Nauphle ou à Troyes , dans un monastère ; mais elle a ordonné qu'elle serait conduite dans sa maison de Charenton, et qu'elle y serait gardée par le sieur de Montbron, de la même façon qu'elle l'est & Montbrison présentement. J'expédie les ordres nécessaires pour cet effet, et je souhaite de tout mon coeur que le changement d'air et d'habitation lui rende sa santé.

Je n'ai pas eu lieu de proposer au Roi l'offre que vous faites d'aller servir en Levant, puisque, lorsque j'ai reçu la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire , l'affaire avait changé de face. J'ai bien du déplaisir de n'avoir pu vous rendre , en cette oc- , casion, le service que vous avez désiré; mus je vous supplie Irëshumblement d'être persuadé que je ne laisserai échapper aucune de celles qui pourront me donner le moyen de vous témoigner que je suis, etc. (A. 0.)

CHAIIBRE DS JUSTICE.

Bu 37 msn is£2.

M. de Baugsat a fait rapport d'un procès-verbal justificatir que partie des meubles de Gourville ont été transportés en la maiaoa de M. le duc de la Bocttefoucauld '; sur quoi M. le procureur général, oui, a requis qu'il fût ordonné que l'un de MH. les commissaires se transporterait en la maison pour faire la perquisition des meubles : le procureur général retiré , l'affaire mise en délibération *,

M. de Brilhac* a été d'avis qu'il fallait en avertir le sieur duc de la Bocfaefoucauld et le convier de faire représenter les meubles; mais tous messieurs ont suivi les conclusions du procureur général , et a été arrêté que M. de Baussat irait en la maison du duc de la Rocbefoucauld pour y faire la perquisition des meubles, et qu'il ferait en sorte que les of&ciers qui y seraient employés le feraient avec le plus de retenue qu'il serait possible. (B. I.)

H. LE PSUETIEK* A DE FOMPONHB.

A P*rii, ce 31 DUtn IMl.

J'ai toujours différé à me donner l'honneur de vous écrire , at-

1. FraDçoli, duc de la Rochefoucauld, mart ea 16S0, &gé de es «oi. C'eit le c^ libre auteur dei Maximes.

1. GourrlUe, par on preMeutlmeut d« la chote de Foucqaet, aTaic, quelques Joars avant le départ de la cour, fi^t porter tes papiers et Bon vgenl chei madante dn Pleuis-Guénegaud. Il avait mis beaucoup de bïeoB à cooTert, dit Lafara. Sa con> duitedauB toute cette affaire n'eat pas très-nette.

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