LE ROI A M. BATAILLES
Je m'informerai particulièrement ce que c'est que la dette du sieur Carteret, et autant que le pourra permettre l'état présent de mes affaires de finances, qui,jusqu'à ce que j'en aie pris le soin, ont souffert une grande dissipation, je témoignerai avec plaisir en toutes rencontres au Roi, mon frère, ce que peut sur moi sa recommandation, outre que je fais une estime toute particulière dudit Carteret
Quoique j'aie tous les jours besoin de Lenostre, qui est fort occupé pour moi à Fontainebleau, je lui permettrai fort volontiers d'aller faire un tour en Angleterre, puisque le Roi le désire.
(BiBL. DE TODLOUSE.) A Ptrit, le 3B mal 1663.
LE HOl A H. DE BESHAUS.
Hons de Besmaus, je vous fais cette lettre pour vous dire que je trouve bon que vous permettiez à la dame Pellisson, et à une damoiselle de sa suite, de voir et parler au sieur Pellisson son fils, prisonnier en mou ch&teau de la Bastille, toutes fois et quantes qu'elle le désirera, pourvu que ce soit en votre présence, ou de celui qui commande audit cb&teau en votre absence.
(Barrisu Museuh.)
A Pari», le 3 Juin 1003.
LE ROI A H. D AHTAflNAIt.
Mons d'Artagnan, ayant eu bien agréable, sur les instances qui na'ont été faîtes par la dame Foucquet, de donner liberté au sieur
41 FOtTCQUET.
Foucqtiet, son mari, de se promener sur la (errasse du doojon de mon ch&teau de Vinceones ; je vous fais cette lettre pour vous dire que je trouve bon que vous permettiez de fois à autre au sieur Foucquet de se promener sur la terrasse du donjon de mon château pour ; prendre l'air, ; gardant toutes les sûretés requises, de quoi me reposant sur vous, etc. (B. A.)
Paris, s Juin IMÏ.
LE PELLETIEB A DE FOHPONNE.
A Paris, u 10 juin IflAS.
Je n'aurais pas manqué de vous faire plulAt mes complimens sur la naissance de M. votre Dauphin, sijen'avais attendu d'être éclaîrci touchant votre retour à Pomponne, dont j'avais conçu quelque espérance; en ayant entretenu M. le Tellier, il m'avait témoigné vouloir faire quelque tentative, sans pourtant rien hasarder,, sur votre compte; je l'avais touché par les sentimens de père, lui disant que vous aviez un Als, et lui ajoutai qu'il vous serait plus avantageux de savoir précisément qu'il n'y avait rien à faire sur voire retour jusques h la lia de l'affaire de M, Foucquet, que de pouvoir être agité par de vaines espérances sur tout cela, et de voir si l'on ne pouvait rien obtenir; et enfin lui ayant demandé des nouvelles, il m'a témoigné qu'il fallait attendre la fin de l'affaire de M. Foucquet. Je ne me reliens pas de vous mander cela précisément, jugeant bien que vous pensez la même chose, et que vous porterez et digérerez bien cette réponse, quoique peu favorable. (B. A.)