Pari», tréeorier de France, commis de Jeanniu
garde qnelques ratures qui sont sur mes registres à c6té des billets que j'avais enregistrés pour mes remboursements particuliers ■, je vous puis protester, Honsiénr, qu'il n'y avait rien qui fût considérable , et que de ces ratures , autant que je m'en puis souvenir, il n'y pouvait avoir autre cbose que suivant l'état de recouvrement oo arrêt du conseil à résultat, lesquels billets n'ont pas eu de suite, puisque j'ai reçu lesdîts remboursements sur les récépissés de mes commis , ainsi qu'il est dit dans mon registre. Je souhaiterais de tout mou cœur que l'on pût lever ces ratures et les lire ; j'aurais cet avantage que vous connaîtriez ma sincérité ; et, après l'aveu que j'ai fait devant MM. les commissaires de la chambre de justice touchant mes prêts particuliers, je n'en puis dire autre chose, et, quand il s'agirait de ma vie, je n'en pourrais dire davantage^ ayant toujours déclaré la vérité, ce qui me &it espérer. Monsieur, que quelque jour, me rendant cette justice de le croire , vous me procurerez auprès du Roi le moyeA de réparer ma fortune, que j'estimerais bonne, comme je vous id toujours dit, si j'étais en pareil état que quand je suis entré dans la cbai^ de l'Épai^ne; j'ose espérer qu'ayant reçu des témoignages essentiels de votre bonne volonté, vous ne m'abandonnerex pas dans le temps que j'en ai le plus besoin, ayant toujours fait capital de l'honneur de votre protection, et d'être, etc.
LK SOI A M. D'AhTAGKAK.
Mons d'Arlagnan, je vous ftiis cette lettre pour vous dire que je trouve bon que vous permettiez an père jésuite qui vous rendra la présente d'entrer demain d-^ms le donjon de Vincennes et d'y confesser, en toute liberté , le sieur Foucquet, son médecin et son valet de chambre'. (A. G.)
Le 1" KTrier IQU.
HASAME FOECQDET AU KOt.
s fénier 1S6S.
Sire, ce n'est pins cette femme affligée qui se présentait autrc>
1. On l'MCDuit d'sToir fait cm ■«tores poai diMtmater de nambraai détoancrneou. Le a avril, il Tôt urété et mil à la BMtille en iii«iae lempe qiw )» Bulnitre, ■on cooMie.
3. JencqDst et le* iien» commnnUient tuu daale t la Chuidelenrt grande litt ■Ion dMii l'Égtlie;
116 FOUCQUCT.
fois devant vous avec crainte pour toucher le cœur de Votre Mi^esté par la compassion de ses larmes et de ses douleurs, ce n'est plus celle qui vous importunait du souvenir des services d'un de vos sujets, et vous demandait quelque soulagement h ses maux pour toute récompense; c'est maintenant une personne, Sire, qni croit avoir auprès de vous une puissante protection, et qui vient avec confiance fiûre une très-humble supplication à Votre Majesté, sons l'autorisation d'un nom qui vous doit être cher et qui mérite bien de n'être pas refusé.
Je viens au nom de la sainte Viei^e Marie, Hère de Dieu, vous Conjurer par toute l'affection que vous avez pour elle, par les grftces que vous en avez reçues et par celles que Vous en attendez, de lui accorder la vie de mon mari, qu'elle vous fait demander àujourd'hui par ma bouche, comme ub présent qui lui sera bien agréable et qu'elle peut rendre au centuple.
. Elle est bonne, Sire, elle est reconnaissante et prend part aux misères des affligés qui ont recours & elle; modérez en sa faveur vos ressentiments; si Votre Majesté les croit justes, s'ils lui Uenoent au coeur, le sacrifice en sera d'autant plus considérable à cette grande Reine du ciel, de vous, que les dons ordinaires seraient de trop peu de valeur; faîtes cet effort sur vous pour l'amour d'elle, et lui demandez ensuite ce que vous voudrez, je le dis sans témé' rite, Sire, vous l'obtiendrez.
Hais, Sire, comme elle est touchée des bienfaits, elle est sensible aux refus, ne rebutez pas la prière que je tous fais en son nom, ne rejetez pas des personnes qui ont réclamé son secours, ne méprisez pas les occasions qu'elle vous envoie; ne consultez pas d'autres sentiments que ceux que vous avez pour elle, et ne différez plus de faire un bien qui vous sera si avantageux ; le jour y est propre, mille raisons vous y convient, accompagnez votre don des agréments de la promptitude et ne retranchez 'rien en celte action de la gloire de celle à qui vous l'offrez, faites-en retentir l'éclat par toute la terre, et que Votre Majesté reçoive en même temps des bénédictions, des louanges et des récompenses temporelles et éternelles, • (B. A.)
1. Ce plkwt fbt remii aa Roi le jpar de Is CbwideteuF, fâta cdlibrfo en mémoire de U pnisentklion de Jâsns-Chrisl bu Temple et de U purincnlioii de 1* Vierge Le roi avait probablement commuoiâ le matin.
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H. UIA.T ' A SÉGUIBR.
Monseig;neiir, le trayait qui se fait danfi les provinces' par les snbdélégués de la chambre de justice ne produira pas assurément tout le Ihiit que l'on s'y est persuadé. La nature de l'aflïiire qui consiste en procédures dont la longueur est très-grande, le peq d'affection de la plupart des comoiissaires et le peu de discernement qu'on a apporté à les choisir en sont les causes principales,
Ed effet, Houseigueur, la plupart de ces messieurs ne considèrent que leur intérfit particulier, vengent plutôt leurs passions que celles du public, se servent des mémoires qu'on leur donne plus souvent contre leurs ennemis que contre les coupables.
Nous avons un nommé Tartanac qui est le substitut de M. le procureur général de la chambre de justice, dans l'étendue de l'élection d'Agen qui, étant fort violent et fort incommodé en ses affaires, se sert quelquefois du pouvoir que lui donne sa commission pour se venger de ceux contre qui il a des différends ; je lui ai témoigné que cette manière d'agir ne plairait point quand elle serait cooaae; il m'a promis d'en user mieux & l'avenir, (B. I.} ' Agta, ce 3 tinitr tlM3.
BEfilSTRB SECRET DD PARLEMENT
Du samedi 3 février 1663, du matin.
Ce jour, toutes les chambres assemblées, M. le premier président a dit que le Roi ayant donné jour à jeudi pour entendre les remontrances de la compagnie touchant l'affaire des taxes des greffiers, il s'était rendu au Louvre, en la chambre du conseil, avec MM. les députés, entre deux heures et demie, ils avaient été introduits dans fa petite chambre du Roi par H. le Tellier, secrétaire d'État qui, en l'absence deM.deGuénégaud, avait rendu A la compagnie les ofAcea accoutumés, qu'ils avaient trouvé le Roi assis; autour de lui Monsieur debout, M. le chancelier, M. le duc grand chambellan de France, H. de Turenne, M. le maréchal de Villeroy, et quelques autres personnes de qualité, et qu'après lui avoir fait la révérence en la manière accoutumée et lui avoir dit.... (*te.)
I. CfairlM Lejajr, Intendant à Bordeaux en iee3, mort en DOTembre 1671. ■ C'est DU hoDoSte bomme, d'agréable rencontre, qui donne ila faveur, saniTUit lespoicraiti dv Dwtirea de* nqaâtet.
H9 rOUCQUET.
Que le Roi, ayant écouté favorablement, les aurait fait retirer auprès de lafeoëtre, et, aussitôt les ayant f&il rappeler, il leur aurait dit par là boucbe de H. le cliancelier que le Roi eât bien souhaité d'être en état d'accorder au Parlement ce qu'il lui demandait, mais qu'il ne pouvait pas encore faire sentir à tout le monde les . fruits de la paix aussi entièrement qu'il l'eût désiré, qu'il avait fait une §:rande diminution des tailles comme le soulagement le plus pressant et le plus utile à ses peuples, que même il avait donné aux prières particulières qui lui avaient été faites la diminution des deux tiers des taxes des greffiers du Parlement, mais que le suiplus était un secours nécessaire à son état, et qu'il ne pouvait octroyer la décharge; qu'il avait toujours considéré le parlement comme la première compagnie du royaume, dans laquelle il savait que la justice était fort bien rendue à la déchargede sa conscience, et qu'ainsi il serait toujours fort disposé à lui donner des marques de sa bienveillance, après quoi ils se seraient retirés.
Les gens du Roi ouïs en leurs conclusions, la matière mise en délibération,
A été arrêté et ordonné qu'itératives remontrances seraient faites audit seigneur Roi sur l'importance de cette affaire. (B. M.)
CHAHBBE SB lUSTlCE
Du jeudi S février 1663.
M. Pussort a fait rapport du procès-verbal par lui fait, concernant la continuation des refus faits par Catelan, de prêter interrogatoire; sur quoi a été ordonné que les précédents arrêts seront exécutés, passé outre à l'interrogatoire, et le procès à lui encommencé comme à un muet suivant les derniers errements. (B, I,)
LE PBEHIEH PKÉSIDENT BHUURT A LA VKILUÈHB.
L'on travailla hier, à la Tournelle, à l'affaire de M. l'étêque d'Agde contre les habitants de Vezetay, l'information faîte par H. Voisin, maître des requêtes, a été cassée par les défauts qui s'y sont trouvés, et il a étéordonné qu'il seraitînformé de nouveau, et cependant sursis à décréter l'information qu'a fait faire cet évéque ; je vous dis ceci, Monsieur, parce que cette affaire a passé devant le Roi avant que de venir au parlement, (Bibl. de Diion.)
DiJoD, leltféTrlerlOSS.
MADAME GlRlHDin < A GOLBEBT.
Monsieur, je passai hier chez vous pour avoir l'honneur de tous prier de tous souvenir de la grâce que tous avez eu la bonté de me faire espérer, mais, Monsieur, comme l'on ne tous voyait pas, j'ai cm que, pour tous être moins importune, il valait mieux que je prisse la liberté de vous écrire ce petit mot, aujourd'hui, pour vous prier, Monsieur, d'avoir agréable de faire dire à celui qui a eu l'honneur de vous, porter cette lettre, si vous aurez la charité de dire un mot pour faire sortir M. Lenoir de prison. Je voas puis assurer, Monsieur, que c'est une œuvre de cette sainte semaine, et que toute ma famille vous en sera infiniment obligée, et moi particulièrement. (B. I.) 1« m^n 16S3.
H. MONKEROT A COLBEHT.
Monsieur, je vous supplie de me pardonner si je prends la liberté de vous supplier par une seconde fois de me vouloir rendre votre justice touchant la commission qu'on sollicite de ma charge de payeur de rentes *, laquelle n'a aucune connexité, comme j'ai pris la liberté de vous dire, avec ce qui me peut être demandé par le Boi; vous assurant, Monsieur, qu'il ne serait point du tout de besoin pour mon égard de me faire faire aucuns frais ni saisies soit de charges ni de terres, pour ce que le Roi veut que nous fassions, putsqu'au moindre ortireque je recevrais de quelqu'un des vôtres, je serai toujours prêt à me démettre de charges et de tout ce qui me sera ordonné; attendant cette grâce de votre bonté, je vous supplierai de me permettre de me dire, etc. (B. I.}
A Paris, le u man ISU.