Anne da ViUieri, dune de Glrardie
3. Da pAjtut de renie» était nn officier préposé pour le payement des reotea lonatilaéès sur la lille de Parie; iU Taiuient des profits énormes. Honnerot ne se couchait Jamab, t ce qa'il disait lul-ni£me, qu'il n'eût pour an inilllOD de pierreries MUS iOD clieTeti il avait mémo i'effroDterie de dire qu'il s'étonnait coroneot on bomme de Iwn sens pouvait se coucber saiu cela.
L'or régnait dsns toute sa malsou avec tant de prorusion et si peu de prudence que le marécliai de Grammonl, l'étant allé Toir un Jour, ne put s'empécliei de lui dire qu'il ne saToil peutËtre pas ce qu'il Tairait en sa montrant si superbe, qu'il filait sa corde, et que l'un do ces Jours on le poudrait A l'un de «es beaui planchers, sans qa'll y eût de miséricorde pour lui, (£n(re<tm de Colbert avec Bouin.)
H. DOUBLET ■ A COLBEETt
Ce i roan 16«3.
Monseigneur, je suis aTerti il ; a une heure que M. de Sainte- Hélène doit parler demain matin à la chambre dejiislice de l'affaire conceraaat le traité fait par M. de la BriiTe, en l'année 1636, des taxes des ofBccs du clergé, dont il doit revenir au Roi plus de 400,000 lîv.,et comme cela est de conséquence, j'ai cruëlre obligé de TOUS en donner avis, afin qu'il vous plaiise en faire dire un mot à M. le chancelier, ce soir, s'il vous plalt, ou demain matin avant qu'il entre à la chambre.
J'aurai l'honneur de voqs voir demain pour vous entretenir de l'afTaire de la recherche du bail de Pinçon, pour les cinq grosses fermes, oii une recommandation de votre part est fort nécessaire. (B. I.)
N. LBHOIR A COLBERT.
Monseigneur, il y a quinze jours qu'ayant été mandé au parquet de M. le procureur général delà chambre de justice, je m'y rendis, et, sans lui avoir parlé, je fus arrêté par son ordre etcondult céans, oîironcommanda au concierge deme resserrer extraordinaire ment; ce qu'il fit avec tant d'esactitude que j'ai été renfermé neuf jours en un lieu très-incommode, oh je ne pouvais être debout qu'à peine, sans y avoir parlé à personne. Le neuvième jour, l'on me Ht sortir de ce lieu-là pour subir uu interrogatoire, ce que j'ai fait devant M. de Férîol, et en même temps M. Fayet ' leva le scellé qu'il avait apposé en ma chambre et à mon cabinet, et dressa procÈs-verbal de ce qui s'y est trouvé. Pendant cette étroite prison, Monseigneur, je me suis examiné et ai repassé sur tous les actes de ma vie, qui ne sont que très-sincères et intègres, sur lesquels je ne croîs pas qu'humainement on puisse trouver rien à redire, et ne sais quel sujet a eu H. le procureur général pour me
1. Doublets fait toutealesmaliatei du clergâet le remacbemeot des rentes dei cinq grauea toraim, dit le Cataloyue dei partUant. Il t'élBlt ■pptretnmeiit corrlijé et «eriiit de mouche k Colbort contre lea uicieDs camarades.
3. Nicolas Payât, s liomme d'tionncnr sans Intérût, d'un esprit useï lent, mais connaissant les affaires du palais, esilmé dans sa chambra peur bod ialégrild, est peu gouverna et a son fils conseiller au parlement, H. le Halstre a pouvoir sur lui, n'est portri ni pour la cour ni au contraire, apportant do tempérament raisoDDable aux affaires publiques. « Vollh comment il est représenta dans le< portralli du parlement.
FODCQUET. tai
faire arr6t«r et traiter de cette ^çon; n'ajaal jamais manqué à mo rendre poDCtueilemént à la chambre et devantMU, les commissaires d'icelle, quand j'y aï été mandé, d'y subir les interrogatoires qu'ils ont désirés, et de leur donner toutes les lumières que j'avais sur les cboses qu'ils m'ont demandées, celui que j'ai subi céans est 1 mon sens moins nécessaire que les autres, et l'on me laisse ici, L'bonneuf que vous m'avez fait. Monseigneur, de me promettre votre protection, me fait recourir à votre justice, et de vous supplier trës-humblement de me faire donner la liberté sous la promesse que je vous fais de me représenter toutes fois et quantes, et s'il est besoin de caution, je me flatte assez pour tour assurer que j'en trouverai qui vous serontagréabIes.J'oseespérer,MoDseigneur, que si vous avez la bonté d'écouter la très-humble supplication que je vous fais, j'apprendrai bientôt que vous aurez eu celle d'exaucer ma prière ; ce sera augmenter le nombre des obligations que je TOUS ai, dont j'ai toute la reconnaissance imaginable, (B. I,) A Ik Coodergarfe, le 7 man leoa.
H. BBnNARD A COLBEAT.
Monsieur, on m'a signifié hier, après dîner, les faits sur lesquels je dois eire interrogé. Je vous supplie très-humblement, Monsieur, de trouver bon qu'avant de répondre sur iceux, je puisse avoir l'honneur de vous entretenir quelque moment que vous me donnerez, s'il vous platt, à votre commodité. Ou m'a aussi signifié hier un arrêt* de la chambre de justice rendu au rapport de H. Pussort, par lequel on évoque les ciiées de ma maison, dos requêtes du palais h la chambre de justice; c'est un décret commencé depuis trois années, que je fais faire pour payer les dettes de M. d'Épemon. Vous jugez bien. Monsieur, que cela fait un
mauvais elfft h l'égard de ma et que cela me donne encore
plus de sujet de presser le payement du million de livres qui m'est encore dû de deux que j'ai prêtés au Boi. J'attends de vous. Monsieur, cette grSce, et vous supplie encore très-humblement. Monsieur, de jne secourir dans la nécessité oîi je suis réduit; je la cache autant que je puis, mais je ne puis pas en 6ter la connaissance à ma femme, qui jette plus de larmes qu'elle ne mange de morceaux de pain.
Parii, n It mus ia«S.
m FOUCQUET.
H. DE POMPONNE A. IDRENNE.
UoDseigneur, j'aurais peine h tous dire laquelle a été la plus grande ou de ma surprise eu apprenant que je tous suis redevable de l'honneur de votre protection; je n'avais nul droit d'espérer un bien que je n'avais pu mériter par mes très-humbles services, et je m'estime le plus heureux du monde, que comme vous ne pouvei douter à cette heure que personne ne tous est plus obligé que moi, TOUS ne pouTez doater en môme temps que personne ne peut aTOir pour TOUS un plus véritable attachement de respect et de reconnaissance. Après cela, Monseigneur, je senûs le plus iiyuste do monde si je me plaignais de mon exil> et si je n'étais bien aise d'aToir acheté à ce prix un bonheur que je souhaitais ardemment, sans me flatter toutefois de l'occasion d'obtenir la gr&ce que j'ose TOUS demander très-humblement, et que tous ne pourriez me refuser sans injustice. (B. A.)