H. DE POMPONNE A LE TELLIKH
U man 1003.
Monsieur, j'apprends que je puis espérer ta permission de me rapprocher de la Perté-sous-Jonarre, et sans attendre l'ordre qui m'en doit donner la liberté, je satisfais à la joie que j'ai de vous Sire redevable en tous en rendant mes très-humbles remerclmeots; c'est, Monsieur, ce qui me touche davantage dans la grAce que je reçois, que de la pouvoir regarder comme une marque de votre bonté, et de ne pouvoir douter, par uu témoignage si oliiigeant, qu'il TOUS reste encore pour moi quelque partie de cette bienveillance dont il vous a plu autrefois de m'honorer. C'est aussi. Monsieur, par cette considération que je n'examine point qu'il m'est impossible, dans le peu de jours qui me sont accordés, de donner ordre à des affaires domestiques qui ne demandent pas seulement ma présence avec tant de besoin, mais qui la demandent durant un plus long temps. 11 me suffit, pour en être sensiblement touché, de moins regarder cette permission comme un faible adoucissement d'un long et Hkcheux exil, que comme un elTet de l'honneur de votre amitié. Je me Halte même, Monsieur, qu'ayant bien voulu me la procurer, vous aurez bien voulu en même temps détruire dans l'esprit du Boi les mauvaises impressions que l'on lui aurùt si peu justement données de ma conduite, et que je vous
POUCQUET. ni
suis ensemble redevable, et de cette ombre de la liberté que j'ai perdue, et de la justiflcatioa des manvais oraces qui me l'ont fait perdre. Après tant de preuves de ta bonté dont tous m'honorez, j'oserais peut-être me promettre, Monsieur, que tous Toudrez donner des bornes moins étroites à la grflce que je reçois, que tous prendrez plaisir à étendre tos bienfaits et mes obligations, et que tous serez bien aise d'adoucir un malbeur qui n'a de fondement que le malbeur même; mais avant que je vous parle de cette nouvelle faveur, il est juste, Monsieur, que ma conduite tous en parle pour moi; ce n'est que de l'usage que je ferai des dix jonrR qui me sont accordés que je tirerai la confiance de vous en pouvoir demander davantage, mais quoique j'espère, je l'espéret^i toujours de l'booneur de votre bienveillance, et du respect et de la passion avec laquelle je suis, etc. '. (h. A,)
H. JUmtllI DE CASrnXB A COIAERT,
CeiftminlM].
Monsieur, comme je n'espère ni n'attends rien dans toutes mes affaires que par tous, ce qu'il tous a plu de dire, à quelques-uns de mes parents qui ont eu l'bonneur de tous Toir, de parler au Roi pour me faire conserver mes assignations*; je tous demande, Monsieur, en ce rencontre Totre protection pour me faire obtenir de S. M. cette justice, afin que je la puisse rendre à mes créanciers, en leur payant ce que je leur dois, qui a été employé à ■on serrice. J'ai pris la hardiesse d'écrire pour cet effet à S. M., auprès de laquelle je vous supplie d'avoir la bouté d'appuyer mes intérfita; cette affaire m'étant si sensible qu'elle me fait oublier de demander ma liberté, dont je ne tous importune point, étant persuadé que, quand vous le jugerez à propos, tous m'aiderez de votra secours auprès du Roi pour l'obtenir; lequel je vous demanda présentement sur l'affaire de mes créanciers, que je préfère & toute chose, puisqu'il y va de la ruine d'un si grand nombre de per-
1. Le 11 mart, H. Le Telller «Tait expédié aa ordn du Roi qui permetuit k H. de Pomponne de piaer dii jour* h La Ferté-soiw-Joaarre, pour ; tr»lter de* kJbire* de la uccaHion LAdrocat, «vec ceox de se* proches qui Iraient l'y trouver, K coûditlon de retourner ï Verdun Juiqu'b oonTel ordre.
9. Jeajinin de Caxtille demande quo les lommea qu'il avsii prêtée» et dont te ptjenient avait élé usigoë aor dee tonds dont ia rentrée était procbe et certaine, ne soient pas reportées sur des fonds éloigné* et douieax.
It4 FOUCQUBT.
sonnes qui m'oat donné leur bieo, et en quelque façon de mon honneur, tous conjurant. Monsieur, de m'assîster en celte occasion, qui est la plus pressante que j'aurai de ma vie. (B. I.)
H. nAnitm de castiue au ïoi.
Sire, Votre Majesté me pardonnera, s'il lui plaît, si je lui représente l'état malheureux auquel je suis réduit depuis dix mois, et quoique la prison soit un mal extrême, néanmoins ce n'est pas celui qui me presse le plus à présent, aussi n'ai-je pas importuné Votre Majesté de ma liberté, mais l'accablement où mes créanciers me mettent m'oblige à lui représenter, avec toute la soumission que je puis, que les sommes si grandes dont je leur suis redevable ont été employées pour l'entretien de sa maison et de celles des Reines pendant la dernière année de mon exercice, et quand Votre Majesté me fit l'honneur de régler mes remboursements et de les reculer, elle m'assura que je serais payé, et me témoigna qu'elle était salis» faite de mes services. Si j'osais la faire ressouvenir de ceux que je lui ai rei^dus dans des temps plus difficiles, elle connaîtrait que j'ai aveuglément employé tout mon bien, celui de mes parents et de mes amis, quand il a été question de la servir, et que mon zèle et ma fidélité ont passé jusque-là que de m'exposer à une entière ruine autant de fois que j'ai exercé ma charge, dans laquelle je puis assurer Votre Majesté que je n'ai jamais eu la pensée de me faire riche, puisqu'il est vrai que je m'estimerais fort heureux après y avoir servi vingt ans avec quelque honneur, et toute l'application et la fidélité possibles, si mes dettes payées. Votre Majesté me voulait laisser le bien que j'y ai apporté de mon patrimoine, qui a été acquis par mes pères en servant les Rois, ses prédécesseurs, et l'Ëtat. Toutes ces considérations, Sire, me font espérer de la bonté de Votre Majesté et de sa justice, qu'elle accordera en faveur de mes créanciers la continuation de mes remboursements qu'elle m'a fait l'honneur de me donner elle>meme, et voudra bien considérer que la moindre surséance ou retardement attirerait ma mine et celle de plusieurs familles qui, de bonne foi, m'ont prèle leur bien pour être employé à son service, c'est la très-humble et respectueuse supplication que fait à Votre Majesté, etc. (B. T.)
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CHAMBRE DE lUSTICB.
Du jour S avril 1663.
U. Fayet ayaat pris le bureau pour continuer le rapport du procès de H* Jeao Ayrault de Gonrrille, secrétaire du conseil, a été remis entre les mains de H. le rapporteur une requâte signée Ayrault de Gourrille, tendant à ce qu'attendu sou indisposîtion il loi fût accordé un délai compétent pour se représenter; et rapport et lecture faits de la requête, l'affaire mise en délibération, a été arrêté que, sans y avoir égard, il serait passé outre au jugement du procès, (B, L)
Du lundi 9 avrU 1663.
Ce jour, sur les six heures du matin, les sieurs de Guénégaud et de la Bazinière ont été arrêtés prisonniers et conduits à la Bastille, de l'ordre du Roi.
M. Raffelïs ' a fait rapport des procès-verbaux de l'épargne, et particulièrement des articles concernant les sieurs de la Bazinière et de Guénégaud, trésoriers de l'épargne. Lectm-e faite des conclusions du procureur général tendant à ce qu'ils fussent recommandés au chAteau de ta Bastille, où ils auraient été constitués prisonniers par ordre du Roi; l'afiïiire mise en délibération, les conclusions ont été suivies tout d'une voix, M. Mnsnau ayant ajouté qu'il y avait plus d'un an que cela devait avoir été fait*, (B. f.)
LE TBLUBR A L'abBË POOCQUBT K
A PRrii, leiTATriliwa.
Monsieur, vous recevrez par les mains de ce valet de pied, que le Roi m'a commandé de vous dépécher, la lettre que Sa Majesté vous a écrite. (A. G.)
1, Plm coaaa mu le nom de RoqusiaQts.
9. Foacqoet ayanl produit dM écritorw pour m JutUflMtioD, U. d'OrnKUOD, <ial arait rapporii l'affaire kfln qu'elle t&t Jugée par forclatlon, c'ett-à-dire sur lei {Mces hdIcb da procureur général, fat obligé de recoaiaiencer ton rapport lur lea productions contradictoires. L'affaire marcha plus lentement qu'elle n'iTaït (ait.
3. Baaile Foucquot, abbé de Barbeaux et de Rigny, procureur gOné rai eu «urtifaoco, cbancelier de l'ordre ea l&U, mort le 81 JanTler 1680.
LE TELUKB À K. DE Li CDETTE, mTEHDAHr DE LA NAKOIB A TOULOH.
37 avril leei.
Monsieur, la lettre du Roi que je vous adresse tous apprendra l'ordre que Sa Majesté envoie présentement à M. l'abbé Poncquet, et les soins qu'elle désire que vous preniez lorsqu'il sera arrivé k Toulon, si bien que vous exécuterez les inlentious de S. M. 11 sera bien à propos que vous nous fassiez savoir précisément lé jour de son arrivée et l'esactitude qu'il aura à demeurer en la ville, et au cas qu'il en partit pour aller ailleurs, vous me marquerez précisément le jour qu'il en sera parti, le lieu où il sera allé et le temps de son retour. (A. G.)
K. HODSUER A COLBEBT.
Monsieur, la permission, qu'il a plu à Sa Majesté de m'accorder, de voir mes amis dans ce lieu ne m'ayant été donnée que par les bons offices qu'il a plu à voire bonté de me rendre auprès d'elle, je vous supplie très-humblement de me permettre que je vous en rende tous mes trës-bumbles remerclments. J'ose espérer de votre générosité et charité. Monsieur, qu'ajant donné de si bons commencements à la liberté de M. Friais el i la mienne, voua la parachèverez dans peu, de quoi nous vous demeurerons redevables toute notre vie; en mon particulier je n'aurai jamais d'autres sentiments, et je t&cherai de vous faire connaître par mes très-humbles soumissions et respects le véritable ressentiment avec lequel je suis. (B. I.)
as BTril 1M3. '
U TBLLIXB AD FROCunEnH DU HOI, AU FRÉEmiAL DS SOISSOKS.
Monsieur, par la dépêche du Roi que je vous adresse, vous apprendrez l'ordre que Sa Majesté donne au lieutenant général en votre siège, de faire une perquisition exacte de quelques imprimeurs de Paris qu'elle a eu avis qui s'étaient retirés à Boissons, oh ils impriment des libelles pour H. Foucquet et contre le service de Sa Majesté, de se saisir de leurs personnes et leurs presses, et des livres et exemplaires, et quoique la dépSche du Roi vous fasse ronoatlre que Sa M^esté désire que vous contribliicz à cet effet de
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FOOCQDEr.; 12?
tout ce qui pourra dépendre de tous, je ne laisserai pas de tous dire que vous devez y employer toutes sortes de diligeaccs et de soins. (A. G.)
H. PINET A COLBEHT.
Monseigneur, ne restant plus à payer à l'épargne de l'imposition de 1662 que les 100,000 livres assignés à M. Jeannin de Castillc, j'ai cru, avant de les acquitter, qu'il était de mon devoir de vous en donner avis pour ne rien faire qui tous soit désagréable et pour suivre vos ordres, si tous en aTez quelqu'un à me donner, (B, I.) A PolUen, )« s mai 1M3.
LOUTOIS An SUf£riSUR DBS lÉSnirBS de la HAISOK de SAIRT-L0DI8.
Da 11 iD«l lees.
Le Roi m'a commandé de vous faire saTOir que Sa Majesté désire que TOUS choisissiez un de vos pères pour aller à Vincennes, demain samedi , confesser M. Foucquel. Celui qui vous rendra ce billet l'accompagnera et se trouvera arec un carrosse à la porte de Totre maison, le même jour, h six heures du malin. (A. Q.)
DE tODVOlS A H. S'iaTAfiNAB.
11 aux iW3.
Monsieur, suivant la lettre que tous arez pris la peine de m'écrire, l'on a choisi le père jésuite qui tous rendra ce paquet. Cod~ fermement à ce que le Roi vous écrit, vous pouTez lui permettre de confesser en toute liberté M. Foucquet, son médecin et son valet de chambre. {A. 0.)
H. POKCBT A COLBEHT.
Gejourd'hui je vus à Vincennes pour toute la journée, pour acheTer tes confrontations, et j'irai pareillement à Salnt-Mandé, ob se doit trouver M. de SaiulrHélène avec les avocats, pour donner communication de certains sacs qui ont été laissés comme inutiles dans le garde-meuble de Saint-Mandé, où ils ont été trouvés. J'at' tendrai pour cet effet les ordres de M. de Golberti (B. li)
Mercredi, lîx beorei da m&tln, liT nui IMS.
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