‹ Archives de la BastilleChapitre 43 sur 98 · LE ROI A H. DB BISHAUS · texte numérisé non relu

LE ROI A H. DB BISHAUS

Mons de Besmaus, je tous fais cette lettre pour tous dire que je trouve boD que tous permettiez à la dame de la Baziniëre et à la dame d'Avaux de voir et de parler au sieur de la Bazinière, détenu prisonnier en mon chftteau de la Bastille, une fois seulement et en TOtre présence. (BaiTisn Museuh.)

A Paria, le 18 DiKi l«3.

Le même a» même.

Mons de Besmaus, je tous fais cette lettre pour tous dire que je trouve bon que tous permettiez au sieur Catelan, détenu prisonnier en mon cbàteau de la Bastille, de se promener une fois le jour sur la terrasse de mon ch&teau, le faisant néanmoins accompafi;ner par un officier de la garnison de mon château, pour empêcher qu'il n'ait communication avec qui que ce soil. (Baiiisn Mdsevh.) A Pari*, le IB mai 1063.

LE DUC DE HEEC(EUH k COLBEBT.

Monsieur, nous Times hier M. l'abbé Foucqnet dans son passage, tout soumis et résigné aux volontés du Roi; vous crojez bien que nous observerons sa conduite dans le séjour qu'il fera en cette proTÎDce, et qu'il ne se passera rien à son égard tant soil peu contraire au service de S. M. (B. I.) A Ail, ce 10 mti 1603.

LE CAPITAUIB HORTOGE A tOLBEBT.

D'AuluD, le 30 mai 1663.

Monseigneur, e surpris à Autun l'écuyer de l'évéque d'Agde', le 20 avril, dans un lieu public, profanant le respect dû à Sa Majesté et à messeigneurs ses ministres, oil vous êtes, Monseigneur, le moins épargné, ce qui m'obligea à le maltraiter, et voulant le mettre prisonnier, je fus empêché par l'entremise de gens qui donnaient leurs oreilles et leur cœur à son crime ; vouhinl recourir

1. LouU Foucquet, ne eo 1639, abbé de Veiela]', de Soiréie et de Bam, âTCqua d'Agde CD 16B0, grand malue de l'Onuiire en 1661, moit eu 1703.

FOUCQDET. 129

h ta justice, je rencontrai le reste des domesliques du sieur évèque, avec des amis, qui venaient soutenir celte action; mais deux ou trois de mes amis se joignant à moi, nous les maltrait&mes, oîi plusieurs gens de noire ville d'Aulun se déclarèrent pour eux. Vous saurez, Monseigneur, que ledit évËque le garda six jours; mais ayant appris que je le voulais enlever, il l'envoya chez le marquis de ta Boulais, son neveu, où il continue ses discours criminels, se voyant dans un lieu où je ne le puis forcer.

On ne parle ici, Monseigneur, que de l'injustice que l'on fait au rieur Foucquet, tant il y a de gens dans ses intérêts; il est important, Monseigneur, d'imposer silence à tous ces gens. J'avais, par quatre différentes lettres, donné avis de bien des choses concernant te service de Sa Majesté, et si j'avais eu réponse, j'aurais suivi jusqu'à Paris ledit évoque, vêtu en cavalier, ce que j'offre de faire s'il vous plaît, Monseigneur, vu que les ordres que Sa Majesté a envoyés par son courrier sont mal exécutés, à quoi je me sacrifierai agréablement pour le service de mon Roi et pour vos intérêts particuliers, Monseigneur, ne voulant pas manger les appointements que Sa Majesté me donne en qualité de capitaine du régiment d'ËpernoD, couché sur l'état, sans reconnaissance ; ce que je ferai jusqu'à mon dernier moment de ma vie pour vous témoigner avec un zèle respectueux que je suis, etc. (B. I.)

H. DE RICHEHOIIT A COLBEHT.

Monseigneur, depuis quatorze mois que je suis à la Bastille, où VOQS avez sans doute su que j'en ai été huit extrêmement malade, je n'ai pas osé prendre la liberté de vous écrire, et ne l'aurais fait encore si madame Bernard ne m'avait témoigné, qu'en vous parlant de moi, vous aviez eu la bonté de lui faire connaître que ma détention pouvait procéder de quelque connaissance que je puis avoir de l'affaire des Chartres'. Ce qui m'oblige à vous assurer, Monseigneur, que, quand il vous plaira, je vous en rendrai compte avec toute la sincérité que vous saurez désirer, selon ce que j'en puis savoir. Je puis vous dire cependant. Monseigneur, par avance, que de moi je ne sache rien qui puisse donner lieu à ma détention,

1. Il t'aglt d'une admiDislration formée pour la garde da cbartei; les |>l«ce» aTmient été Tendues par Foucquet, au nom du Hoi. On l'accusail de [raude et de BMlTerMiloD dans ceUo affaire. Il eu Hra queiUoD plui loin.

130 FOIICQUET.

et que je vous serais redevable de tout ce que j'ai de plus cher au monde, s'il vous plaisait de me procurer ma liberté; elle me donnerait le moyen d'arrêter ma ruine entière et me laisserait toute ma vie une passion extrême de vous pouvoir témoigner, etc. (B. I.) A Ift BuUlIe, ce 33 m&i lUS.

H. MONHEBOT A GOLBERT.

Monsieur, il m'a été rendu hier, sur les neufbeuresdu soir, deux billets de M. Deschiens, que j'avais reçus le jour précédent, pour fournir un étal des billets à ma décharge, et qui sont en mes mains, pour les exercices de la recette générale d'Orléans des années 57, 58, 59, 60, 61 et 62 ; pour 57, je n'eo ai pas fait l'exeroice, et crois que c'est M. de Béchameil ; pour le surplus, j'y aurais satisfait dès ce jourd'hui si M. Moreau avait été en cette ville ; je ne manquerai pas de lui faire écrire dès ce matin à Orléans, oii il est, pour qu'il revienne au plus U>t, pour obéir à ce qui m'est ordonné. J'appris aussi pareillement hier, sur les dix heures du soir, à l'issue de ma fièvre, par mademoiselle Desboumays, bellemère de H. Blouin ■, comme il s'était donné la peine de vous demander une grflce pour moi, de me permettre pour changement d'air d'aller à Sèvres, et aussi la bonté qu'aviez eue. Monsieur, de lui témoigner que, pour votre particulier, vous n'y trouviez rien h redire. Si j'avais vu M. Blouin- ledit jour d'hier, et qu'il eût vu l'élat où j'étais, il se serait dispensé assurément de vous faire celte importunilé pour moi ; je ne laisse de vous en être très-obligé de ce que vous lui avez voulu accorder. J'ai aussi appris que vous lui aviez témoigné que je ne rendais pas raison à la chambre de justice des choses qui me sont demandées; je vous puis assurer, Monsieur, que je n'ai manqué à aucun des ordres qui m'ont été donnés, en ce que je n'ai pas pu y aller moi-même à cause de mon indisposi* tion, j'y ai envoyé personne avec procuration, qui a répondu et satisfait aux choses qui m'ont été demandées, en sorte que je n'ai présentement aucuns ordres pour ce, et puis dire que tout ce que j'y ai fait y a été examiné ; les condamnations qui sont intervenues ensuite vous le feront assez connaître, et quand ce viendra à l'exécution d'icelles, je ne manquerai à vous en rendre raison, ainsi

1. Blouin, lalet de chainbre du Roi. On eait qae les remmes de qailiiâ wales KTaleDt le droit de «'«ppeler madame.

qu'il me le sera commaDdé, ou à ce que tous proposerez pour cet effet; tous suppliant, Monsieur, s'il y a quelques changements, d'avoir à m'accorder un jour, que ce soit plutôt celui de votre cour que tout autre, n'ayant point d'autre passion de recouvrer ma santé que pour sortir d'affaire, etc. (B. I.) Hfti ia«3.

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