‹ Archives de la BastilleChapitre 57 sur 98 · V. jannart' a colbert · texte numérisé non relu

V. jannart' a colbert

A LlmogM, ce — fé?rier I6e&.

Ayant appris que M. le procureur général de la chambre de justice m'y avait fait donner une assignation pour apporter les litres en vertu desquels je jouis de l'ancienne ferme des cendres et soudes, j'ai aussitôt écrit à ma femme d'y obéir et les lui porter avec une requête à fin de mainlevée, et d'y joindre la liquidation de la finance et les arrêts du conseil qui m'y ont maintenu jusqu'au remboursement; mais, comme mon éloignement me fait craindre que ma requête et mes pièces n'aient besoin de moi pour les appuyer, et que cette fermC: que j'ai élé contraint de prendre en payement d'anciennes rentes qui m'étaient dues par défunt Moreau, précédent engagiste, fait une partie très-considérable de mon bien, capable de causer ma ruine si j'en étais privé, j'ai recours à vous, Monseigneur, pour vous supplier, comme je fais Irës-humblement, de m'y vouloir protéger en justice, etd'avoir pilié de l'élat malheureux auquel ma personne, ma famille et mon bien se trouvenl, afin qu'en attendant la grâce de mon retour, que j'espère de la bonté du Roi, par votre moyen, je puisse par la même voie obtenir celle de m'approcber, pour mieux solliciter celte ^Ifaire. La confiance que j'ai en votre bonté me fait espérer d'elle que, faisant quelque considération de la grâce que défunt M. votre père m'a toujours faite, de son vivant, de m'honorcr de sa bienveillance, et du respect que j'ai toujours eu pour votre personne, vous voudrez bien contribuer au salut d'une famille que celte perle accablerait, sans vous servir, et comme c'est une occasion que je vous présente d'exercer votre générosité, elle me sera aussi de ma part un sujet de vous être toute ma vie, etc. (6. I.)

1. H. Jaansrt âiait oncle de la feniaie de La Fontaiiitt; il aiait été «ubati'tut an Foacquet, iodépCDdammeiit de la rermo des soudes, et pouédiit au&iJ lus octrois de la Fettâ-Milon.

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