‹ Archives de la BastilleChapitre 60 sur 98 · M. FOUCAULT A COLBERT · texte numérisé non relu

M. FOUCAULT A COLBERT

A Par», ce mardi i Juin IMA.

Aussitôt que la cousine de M. de Ro' a reçu l'ordre du Roi, il n'en est venu faire ses doléances, mais c'est une chose faite el 1. ftoqneiMte.

186 FOLCQUET.

bien faite ; je ne doute pas que l'on ne vous écrive pour en obtenir

révocation, mais je pense bien que ce sera inutilement.

M. le chancelier a été aujourd'hui purgé, et me dit qu'il se reposerait et vous écrirait demala. Un petit mot de témoignage, que le Roi le désire à Fontainebleau, lui fera plus que toute autre chose presser son voyage, l'aiTaire de Dumont pouvant s'achever celte semaine pour se rendre lundi prochain à Fonlainebleau'. (D. ].)

Le mime au même.

fui», ce mercredi & Juio iMi.

M. Petit, résignalaire de M. Pussort* en son office de conseiller au grand conseil, a ses provisions, mais je doute qu'il soit reçu, son père ayant été dans les affaires. Celle affaire Ml naiire un autre incident, qui est que la famille de M, Foucquet prétend fortifier la récusation qu'elle prépare contre M. Pussort de la démission qu'il a faîte de sa charge, parce que, n'étant plus officier, sa commission de la chambre ne doit plus subsister; cependant M. Boucherai a continué d'entrer à la chambre depuis qu'il a disposé de sa charge. M. Pussort, aussi bien que lui, se trouve vétéran, et le Roi même pourrait commettre un simple gradué, et ainsi la chose est de néant; mais nous avons à faire h gens qui relèvent toutes choses, l'orgueil du parti est toujours extrfime, tout est plein de menaces, etM. d'Artagnan me dit ce matin que vous. Monsieur, deviez vous précautionner plus que jamais. Il a jugé à propos d'aller demain visiter Moret, étant bien aise de voir en personne l'état des choses avant d'y conduire ses prisonniers.

J'ai su, de bonne part, que M. le Bossu, le jeune, n'est point gradué ^ M. le président Pontchartraia en demeure d'accord; c'est une incapacité essentielle pour juger des matières criminelles. Mgr le chancelier doit entrer en éclaircissement sur cet article avec lui, et tout à propos Iç procès de Dumont se présente ; si la chose est, l'exclusion est des plus naturelles.

1. Le Roi ei iDut« la coar âuicnt k FoDtainebleau dppuis le 16 mai. • Le h, dit d'Ormesson, j'illai voir H. io cbaDcelirr, que Je iroutil f.ti bonne ««nté. d

S. Pussort Brait vendu ^a ciiarge à U. Petit , « ce qui Tait raisoDoer tout la inonde, » dit d'OrmeMoa.

3. C'esUà-dire qu'il n'avait pa« éti reçu licencié en droit. Ce miieittrat pa*iait potir être tavorabla au (urinteadant; auui, dit le lendemain, M. Simuler annonça iju'il ne ferait plu» partie de U cliambre, et, en «Ret, Il demeura eiclua.

Il ne va pas de M. Fayel comme de cet autre sujet, le décès de M. Meunier l'élonne si fort qu'il me voulut charger de vous faire ses excuses el de vous supplier, de sa part, d'olilenir du Roi dispense de suivre la cour, ses indispositions l'empêchant »ie sortir de Paris, sans courir risque de sa vie. Je le priai de prendre deux jours pour se bien résoudre, et cependant je lui sus dire tant de choses, qu'enOn le bouliomme {qui est un des meilleurs serviteurs que le Roi ait dans la chambre) me dit qu'il valait encore mieux mourir, en servant à Fontainebleau, que de demeurer ici inutile, et qu'il rspérait que l'on choierait ses infirmités qui le nécessitaient à mener sa flllc et quelques autres gens avec lui qui avaii>nt accoutumé de le traiter. J'eus l'honneur de vous rendre compte de toutes ces choses, vous approuvâtes ce qui s'était fait; il a désiré, et l'oa lui a fait espérer, un petit logis en particulier, à présent l'on parle de lui associer quelques autres personnes, cela lui fait quelque peine; c'est un homme à être ménagé.

M. de Moussi vient à résipiscence et promet de faire mieux & l'avenir son devoir; il demande des lettres d'État, ce n'est-que du parchemin que l'on casse quand on veut; op les lui fera expédier si vous. Monsieur, le jugez A propos.

Mgr le chancelier vous doit avoir écrit; il rentre demain à la chambre pour y terminer l'affaire de Dumonl. (fi. 1.)

Le même au même.

Ce lundi. Après midi.

Mgr le chancelier avait résolu de se puiser aujourd'hui', et m'avait fait espérer pour demain une audience h MM. nos procureurs généraux, cependant il vient de me mander et de me dire que ses médecins avaient jugé à propos de différer sa purgation à demain, et qu'il ne pourrait rentrer que jeudi à la chambre pour y finir l'afi'aire de Dumont, m'ayant ajouté qu'il vous écrirait demain l'état auquel il se trouverait; à dire vrai, sa santé me parait bien frêle, et désormais il n'y faut pas faire un fort grand fondement. Vous me ferez, Monsieur, justice d'en faire un tout entier sur la fidélité que je vous ai vouée, et j'ose dire que U fidélité n'est jamais impuissante en quelque sujet qu'elle se puisse rencontrer.

(B. I.) lieme qui l'empiclia, pendant pliisÎEtira Joun, de

SÉGUIEB A COLBEET.

a Jato 1M4.

Monsieur, les vôtres m'ont été rendues; j'ai différé à vous rendre réponse, espérant d'être plus tô! à Fontainebleau, ce que j'aurais fait suivant les ordres du Eoi, si riodisposition dernière ne m'eût retenu plus longtemps que je ne pensais. Je commencerai demain à travailler à l'affaire de Dumont, et, sitôt qu'elle sera terminée, je ne manquerai pas d'aller auprès de S. M. vous témoigner les sentiments que j'ai des bons offices qu'il vous plaît de me rendre, vous assurant que j'en aï une reconnaissance entière. (B. [.>

H. FODClt'LT A COLBERT.

A Paris, ce Mmedi au (oir (T juin 166U.

L'affaire de Dumont * nous fait ici languir, nous en avons encore pour toute la semaine prochaine. M. le chancelier témoigne beaucoup d'impatience d'6tre à Fontainebleau, et tout le monde dit qu'il y voudrait être.

Je vous envoie l'arrCt qui a été jugé nécessaire pour le transport des registres de l'épargne à Moret; il vous plaira. Monsieur, le voir, le signer si vous l'approuvez, et m'en renvoyer l'expédition. (B.I.)

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