‹ Archives de la BastilleChapitre 74 sur 98 · De Vloceniw* T · texte numérisé non relu

De Vloceniw* T

3« .FOUCOUET.

été délivrées de ses deaiers et non de ceux do Roi; qu'ea effet U oe s'en trouverait rieo ni daos les râles, ni daos les états de menu, ni dans les registres, ni dans aucun endroit de répai^e;que c'étaient ces décharges qu'il destinait pour payer sa promesse et Is retirer, mais qu'il fallait du temps pour les mettre en forme ; que cependant il n'eût pas été raisonnable que H. Guénégaud eût fait contraindre Baron au payement de sa promesse de six cents et tant de mille livres qui lui restait entre les mains; que c'était pour cela que Bruant, qui avait tous ces papiers, avait pu dire au trésorier de l'épai^ne qu'il ne contraigutt point le traitant, puisque personne au fond n'était en demeure et qu'il ne manquait plus que la formalité, et conséquemment qu'il n'y avait rien en toute cette affaire qui pût 6tre mal interprété contre lui'.

Midi étant sonné, H. le chancelier a dit à l'accusé de se retirer, ce qu'il a fait avec ses salutations accoutumées.

M. Foucquet m'a dit en se retirant qu'il m'avait cité sur l'affaire de Vincennes, et que je savais bien qu'il avait fait des avaaces pour la clôture dont il n'avait pas ses décharges, et, voyant que je ne lui répondais point, il a ajouté que ce qu'il demandait était hors du procès, qu'il ne prétendait pas tirer avantage de ce que je lui dirais, mais que c'était seulement pour me faire voir qu'il j avait beaucoup d'autres choses au procès qui paraissaient autrement qu'elles n'étaient.

La famille de M. Foucquet faisant courir plusieurs hniîts, et entre autres que le Roi avait, à la prière des Reines, accordé grftce à M. Foucquet, S. M. dit, le jour d'hier, qu'il l'avait mis en la chambre de justice, qu'il ne doutait pas que l'on ne la lui fit tout entière, et qu'il n'en voulait plus entendre parler.

Le bruit courut aussi que la famille de M. Foucquet commençait à ne plus tant prendre de confiance qu'elle avait fait en H. d'Ormesson. De ma part, j'avais toujours cru bonnement, et je m'en étais même expliqué, il y avait plus de trois mois, que pour mieux couvrir son opinion, en être toujours le maître et ne s'en rendre pas suspect à l'accusé, il mettait toutes les apparences et les dehors de son côté, et qu'en tout ce qui regarderait l'instruction il voulait bien lui être favorable, mais que quand ce viendrait au décisif et à juger, il ne prendrait autre parti que celui delajustice.MM.IeTel-

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