‹ Archives de la BastilleChapitre 83 sur 98 · LE ROI A H. DB BESIUDS · texte numérisé non relu

LE ROI A H. DB BESIUDS

Monsieur de Besmaus, je tous fais cette lettre pour tous dire qu'aussitôt que tous l'aurez reçue, vous ayez à remettre au cbevalie r du guet de cette Tille ou à celui de ses lieutenants qui vous rendra la présente, les Dommés Pecquet, médeciD, et La Vallée, détenus prisonniers en mon cbâteau de la Bastille pour les faire conduire chacun en son pays, suivant l'ordre que je lui en donne'.

(British Huseiw.) A Puis, l« ae firrier 186S.

LOUVOIS A MADAME DU PLBSSIS-BELUÈRB*.

A Pads, le S8 lirritc ISOS.

Madame, je ne puis mieux vous faire connaître la bouté que le Roi a pour vous, qu'en vous faisant l'adresse de la dépêche que S. M. vous écrit. Le lieu où elle vous permet d'aller faire votre séjour vous sera plus agréable que celui que vous allez quitter. Vous pourrez de là plus facilement vous rendre à Paris quand S. M. l'aura agréable, ou au moins en tirer les secours nécessaires au rétablissement de votre sanlé. (A. G.)

LE PRÉSIDENT D'OFPÈSË A GOLBBRT.

Du 38 téYiitT lees.

M. le président de Regusse a rendu une lettre de M, de Roque-

1. Il est probable qu'oo ivalt attendu rurhée du suri u tendant à Pignerol pour

mettre en liberté ces deux servitenrs dévoués, gui auriienc cherché, par tous les mojrens, à rejoindre un maître qu'ils chérissaient.

S. Le déTOoement et là fidélité de cette dame brillent arec éclat au milieu de la défaillance et de la terreur qu'éprouvaient tes amis du surintCDdaiit. Noua ne pou- Tons nous empécber de reproduire son portrùt esquissé par Saint-Simon ;

s C'était, dit-il, une des femmes de France qui, avec de l'esprit et de l'agrémenl, avait le plus de tËie, le courage le plus mAle, le secret le plus profond, la Sdéliie la plus complète et l'amitié la plus persévérante. C'était le cceur et l'àme de H. Foucqnet, !t qui le cheviller de Créquy s'étaic attaché et dont Foucquet fit le mariage avec la fille de cette femme, leqnel devint depuis maréchal de France. Madame du Plestia «oulTril la prison la plus rigoureuse, les menaces les plus eltrsf antes, et enfin l'exil le plus tftchent A l'occaalon de la chute de U. Foucquet, et acquit une estime nsême de leurs communs persécuteurs, qui se tourna en conaidéralion, sans avoir cesté d'Être, jusqn'A la fin de leur vie, la plus ardente et ta plus persévérante amie da H. Foucqnet à travers les rochers de Pignerol, el cela pubtlquemeol, et de leurs communs amis. '

4M FOUCQL'ET.

santé au parlemeni, qui prend le prétexte de lui Taire savoir son malheur sur ce qu'il ne peut plus vaquer à la soliicilatioD de quelques procès qu'il a au conseil; je ne sais point ce qu'il enanil prétendu en l'écrivant, car les procès que nous avions au conseil sont terminés, il y a plus de deux mois. Je sais bien qu'il n'a ricD produit qu'une condamnation toule publique de sa conduite, de la perte de ses affaires; ce sont aussi certaines occasions auxquelles ils savent bien que je ne me laisse pas mésuser',

(BiB. DE CASFEnTRAS.)

CHAMBRE DE JimiCE

Du lundi 9 mors 166S.

Arrêté au rapport de M. Feriol, portant taxe de la somme df 473 livres pour les Trais extraordinaires faits par le sieur Picault en la capture de plusieurs domestiques du sieur Guénégaud \ar lui conduits à la Bastille*.

I)u mardi 10 mart mtJ5.

Arrêté au rapporl de M. Lefèvre ^ sur la requête de Jean de U Vallée, valet de cbambre du sieur Foucquet, portant que les bardes par lui réclamées, servanl h son usa^^, étant dans les maisons de Sainl-Mandé et Paris, lui seront rendues.

Du vendredi 20 mur» 1665 *.

Ce jour, M. Bernard a fait rapport du procès d'entre le procureur général el M" Jean Lefèvre d'une part, et Pellisson, prêtre, d'autre part, dans lequel il est pailicullèrement question de savoir

]. On a vu précMcmmeiit que H. d'Oppède avait pressenti 1> condaita de H. de Ho uesantr, pl qu'il ne lui avkit remis ta lettre de nomination à U clitunbre dejMtlce ^ite sur l'urdre exprès du Itoi.

3. On kvaii arrêté Dcjcan, comniis de M. de Guândgaud, l'icuyerdeu feoiwKi plusieurs domesliques.

3. C'esi-t-dire M. d'Ormesson : ■ Je parlai d'une petite affaire, dit-il, et Je sonii

A. Nous u'aroiis pu supprimé cette pièce, quoiqu'il a'agiisf d'une affairt cirilt et i«u intéressante, parce qu'elle jetio un nouveau Jour sur les immunité* ttàidailiqnes an ivii* siècle.

FOUCQCET. «7

S) Pellisson, qui est chargé d'avoir trafiqué* de vieux billets et de s'être fait prStre en fcaude de ses créanciers, a pu et peut 6Lre contraÎDt par corps '.

L'alTaire est mise en délibération.

M. Bernard, rapporteur, a dit que l'aCTaire n'était pas purement civile, mais qu'il s'agit d'un dép6t violé qui pouvait être traité criminellement ; que ne s'agissant pas d'un procès de la compétence de la chambre, l'on pourrait renvoyer les parties au parlement, mais que, s'il s'agit déjuger le fonds, il est d'avis de confirmer la sentence avec dépens, et qu'il sera transféré en la conciergerie conformément aux conclusions des gens du Roi.

MM. Periol, Noguez, de La Toison, de La Baume sont du même avis.

M. du Verdier a dit que Pellisson a mal agi ; qu'il peut y avoir de la friponnerie, mais qu'il n'y a pas de larcin, ne s'agissant point d'un pur dépôt et gage, pouvant être vendu, et ainsi action pure civile; qu'il n'y échet point de condamnation par corps; que le procureur général avait demandé permission d'informer, ce qui n'a point été fait, et par là le Roi n'aura point d'intérêt; en cela, qu'il est d'avis de laisser les parties au même état et renvoyer le tout au parlement.

M. Masnau, de l'avis du rapporteur.

M. Catinat, que l'indignité est grande de s'être fait prêtre m /Voudeni; que c'est abuser d'un ministère sacré; que l'interversion du dépôt est un crime, et qu'il est de l'avis de M. Besnard.

M. Poncel. idem; qu'il y a de la fraude et mauvaise foi de s'être fait prêtre pendant la procédure du procès; qu'il n'a pu disposer du dépôt qui appartenait à Lefëvre; que l'ordonnance de 1606, dressée par les ecclésiastiques, ne fait mention que des dettes faites depuis l'ordre de prêtrise, et non pas de celles qui ont précédé.

M. Cuissotte, M. Pussort sont de même avis.

M. Leferon a dit que Lefèvre a toujours suivi son débiteur en toutes juridictions et qu'ainsi il y a de la fraude de la part de Pellisson; qu'il y a un canon qui déclare les ecclésiastiques indignes du privilège de cléricature qui font scandale en l'Église, et qu'il est de l'avis de M. Pussort.

M. de Moussy, idem.

« Kntres, celle d'fcliapper

M. de Brilhac : que le prix des billets lui fait peine, parec qa'il» ne valaient pas le prix du denier dix porté par la senteace, mais qu'il faudrait que dans l'exécution le juge réglât le payement.

H. le président de Pontcbartrain, M. le chancelier, idtm.

Sur quoi l'arrêt a été résolu portant que la sentence dont est appel sortira son effet, ce faisant que Pellisson sera transféré ts prisons du Fort-l'Évêque josqu'i ce qu'il ait satisfait k la demande de Lefèvre. (B. I.)

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