H. DE MAHIDOH AU ROI
Sire, le président de Maridor * supplie trës-bumblemeDt V. H. de considérer qu'il n'a jamais rien fait que d'obéir à ses ordres, et cependant, Sire, qu'il y a plus de trois ans qu'il est privé par sa
1. An commencemaat du procto, ce magistrat n'en aurait pas ilé quitta k al boo compte, mais le goureni«ment cherchait h rassurer tout le nioode.
3. Le président de Harldor D'avalt pas été mis eo prison, mais il ne siâgeait ptos h la conr dea aides.
FOUCQUET. *ir
compagme de l'exercice de sa cbai^e; que s'il a été assez malheureux que son obéissance dans les temps passés paraisse aujourd'hui criminelle aux yeux de S. M., par le mauvais usage que l'on a voulu faire de son autorité, il la supplie très-humblement d'avoir la bonté de considérer qu'il n'a point de part dans leur fortune ni dans leurs crimes ; c'est pourquoi, Sire, il ose espérer de sa justice les ordres nécessaires pour l'expédition d'un arrËt qui, le rétablissant dans l'exercice de sa charge, le mette en état de justifier à V. M. , par sa conduite, l'innocence de sa vie et l'attachement inviolable qu'il aura toujours pour servir, en la personne de V. M. auguste, le plus grand Roi du monde. (B. I.)
H. BILAIN, AVOCAT, A COLBIXT.
Pftria, es IB nui 1665.
J'ai reçu les mémoires et les pièces qu'il vous a plu m'enYoyer sur la ^Dde afl'aire'; je suis dans la dernière impatience de les mettre en œuvre ; voos u'aurez, s'il vous platt, qu'à parler, et aussitôt les choses se feront; j'attends cet heureux moment pour consommer mon obéissance dans le plus glorieux travail dont vous puissiez m'honorer.
Je sais de bonne part que madame deGuénégaud et ses amis délibèrent s'ils récuserontM. le chancelier et M. Poucet, sous prétexte de leur parenté avec l'accusé; ils consultent même les généalogistes pour découvrir s'il n'y a point encore d'autres juges qu'ils puissent exclure par le même moyen ; il faut attendre l'événement de leur conseil, mais je doute fort qu'ils se puissent bien démêler d'une fausseté si nettement vérifiée.
J'attends que l'on m'envoie l'interrogatoire et la confrontation pour en achever ce que l'on peut désirer de moi en celte occasion, les choses ne tarderont point de ma part; je sais trop combien la diligence vous plaît et à quel point elle est nécessaire en ce procès.