CHAMBRE DE JUSTICE, A L'A&SENAL
Su landiW juillet 166S.
Ce jour, M. Poucet a commencé le rapport du procès du sieur de Ouénégaud par la lecture de l'interrogatoire par lui prêté depuis les informations contre lut faites.
M. le chancelier l'interrompaot a dit k H. de Noguès de faire rapport des interrogatoiresprêlésdevantlui. le ISdu présent mois, au petit Châlelet, par les nommés Jacques Roger, imprimeur, et ses compagnons imprimeurs, le nommé Saint-Mars, prêtre médecin et une servante, concernant l'impression d'un factum faite dans la care de la maison du sieur de Saint-Mars, au Temple, au nom et pour la défense du sieur de Guénégaud ; à quoi ayant satisfait, et lecture faite des conclusions du procureur général tendant à ce que les accusés fussent confrontés respectivement les uns aux autres, et que certains particuliers désignés dans ces interrogatoires fussent assignés pour être ouïs par leurs bouches; l'affaire mise en délibération, arrêt est intervenu conforme aux conclusions.
1. Antoine-Nompu de Cftnmont, marquis de Paiguilbeni et duc de LnioD, eolo' nel-général dea dragons, gouTerneur da fierri, non le 33 Bepiembre 1733, âgé de quUre->iDgl-dix ana.
Uadame de Uouaco avait avec LaniuD une intrigue commeacée bien avant d'itra mariée. Cette dame était fort jolie, et elle eut un insunt l'hoiineiiT d'un caprice rayai. Lauznn flt éclater sa Jalousie et menats oui rageusement madiune de Hoiuieo. Etls ae plaignit au Roi. Pour m délivrer d'uu Bunelllant incooimode, on voulut l'en- TOfer en province, commander dq pelït corps d'armée. Lauian refusa d*ot>Cir, et flt an Roi une scËne des jilas violentes. Cette incartade le fit mettre à la Battille pour
Les mail lenra de Lauinn n'ont an cun rapport aTecralTaire du surintendant) noos avons réuni les pièces qui concernent ces deux prisonnier*, parce qu'ils Turent enrormés ensemble à PIgnerol, et qu'il était impcsaible de sdader la correspondance de H. de SaintHars, leur geAUer commun.
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Du jeuiii3 juillet i66S.
M. de La Baume, étant de retour de Vaux, est venu reprendre sa place en la chambre, et s'est retiré lors du rapport du procès de M. deOuénégaud.
HH. les procureurs généraux ayant reçu l'ordre du Roi de faire savoir à M. de Moussy que S. M. estimait que sa présence n'était plus désormais nécessaire à la cbambre, attendu le peu d'afiaîres qui restait à visiter, ce que M. Chamillarl ayant fait entendre i M. de Moussy, il lui aurait demandé la raison de son exclusion, et n'en ayant pu tirer d'autre que celle portée par l'ordre du Roi, le sieur de Moussy aurait ajouté qu'il avait toujours bien servi jusqu'ici, et qu'il verrait H, le cbancelier sur ce sujet <.
Du vendredi ii juillet 1665.
Arrêté au rapport de M. de Noguès sur le procès-verbal de capture et emprisonnement fait de la personne de M* Pierre fieuray*, avocat au parlement, le 23 de ce mois, au cbAteau de la Bastille, par lequel il est ordonné que ledit Beuray sera arrêté et recommandé audit château de la Bastille, sous le bon plaisir du Roi, son interrogatoire continué par le rapporteur de l'arrêt, le scellé apposé en sa maison, levé et été par tes sieurs Masnau et Feriot, et description faite des papiers étant sous ledit scellé, concernant le fait dont il s'agit, en présence du procureur général, de la femme dudit Beuray et du conseil donné à M. Claude de Guénégaud, oh eux dûment appelés, pour être lesdits papiers paraphés, mis dans une cassette, et déposés au greffe de la chambre. (B. I.)
1. H. de Houuf avait éié d'avis de condamner FoacquM L wpt an* de priMa ■mleiDeiit. Cetta modératioa motiva ton excluaion de la ebambre. Ob craignait, W Bvut, qu'il na (fit trop indulgent pour H. ds Guânégttid.
3. Bearay avait «crit avec trop de UtMrté uoe GOOsultatiOD «d tavenr de H. de GnteégMd; M arrtUk ea mime lempi wa clerc • Ces priaoni wat glorieiuw, écrit finj-Patin, et l'inldret de la cour ne doit pai empAdtei lea avocats de défendis leon
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H. LZyt A COLBERT.
An fort da la PAroase, 35 Juillet t«OS. MoQseignear, le logecaent qne je fais faire au fort de la Pérouse, pour H. PoQcqitet, sera achevé dans quinze jours, mais celui de H. de Saint-Mars, des officiers et soldats de sa garde, ne peut £tre sitôt acheré, les iieos étant fort mal bitis, et même l'on peut dire en ruine, les malériaui fort difficiles à avoir, les lieitx étant presque inaccessibles, et qu'il faut en tirer la plus grande partie de Pigoerol. J'ai fait faire toute la menaîserie et serrurerie audit Pignerol, ce qu'il faut faire porter au fort avec des mulets, ce qui refarde beaucoup le travail.
Le sieur de Saint-Mars me demande tous les jours quelque chose de nouveau ; je ne lui refuse rien; comme tous ne m'avez rien prescrit touchant cela, je crois, Uonseigneur, que votre intention est que je fasse tout ce qu'il me demandera; je ferai lonjom« en sorte de ne faire que le uécessaire ; il me demande, outre tout ce qui se fait, deux petits magasins à poudre, nne écurie, une caserne et un logement pour loger un blanehissenr et un vivandier. Je ne vois pas que l'on puisse se passer de faire ces logements, ledit fort étant dans une situation fort haute, et on chemin fort difficile pour avoir les vivres et autres nécessités dont on ne peut se passer.
Monseigneur, j'ai fait continuer le décombrement dans la citadelle de Pignerol et refaire les portes et les corps de garde qui étaient tout minés ; j'espère qu'ils seront eu état dans quinze jours; je n'ai pas encore eu le temps de pouvoir dessiner les plans et devis des ouvrages qui sont nécessaires de faire dans la citadelle. (B. I.)