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Au mots dB septembre IMl

3. Langlide, qui arait ud billet de 100,000 liv. de Gourvllle, «cbel* uds terre en Poitou ; Gourville la lui fijA en retirant boo billet, louBCrit pour alTairei que Je ne paia dire, ajoute le discret valet, et que Je lui »aia faites auprès de U. Feucquet.

A. Tabouret de La BuiMière, prete-oom de Goorrille, et qui avait «ne tràs-peiite pan daoi la fera» de Cajenne.

4« FOtCQUET.

lever tous les deniers de la recette pour les voiturer en Aagotimois<; La Buissiëre, qui avait souscrit lebillet deM.Berrieretqui était chargé du gros de l'affaire, prend l'alarme et va trouver le sieur Berrier, lu) fait ses plaintes contre moi, et à l'heure même on fait donner un arrêt pour me lier les mains, avec défenses de payer à d'autre qu'à La Buissière, et ledit arrêt aussUAt envoyé en Guyenne; quelques jours après, La Buissière reçut une lettre de change pour acquitter le billet que lui et moi avions donné, et sul qu'il n'était resté à Bordeaux que 18,000 liv. qui s'étaient trouvées au-dessus de cette somme; il me fit de grandes excuses de la manière dont les choses s'étaient passées à Paris, mais que, comme il était responsable de ce qui se toucherait à l'avenir, il ne pouvait rien faire changer à l'arrêt, et aux ordres qui avaient été donnés, et depuis ce temps-là il a fait la recette, et payé M. le duc de Mazarin et quelques autres assignations qui étaient sur la Guyenne; et ne s'étanl pas contenté de cela, le receveur de Xainles me devait C0,000 liv. de l'année d'auparavant que La Buissière a touchées à mon insu, pour acquitter des affaires de 1660; et pour autoriser tout ce que je dis ci-dessus, M. Colbert pourrait peut-être bien se souvenir que je le suppliai, à Nantes, d'avoir la bonté de me faire conserver les augmentations que j'avais, pour en pouvoir payer H. le duc de Mazarin, d'autant que j'avais fait ces prêts des deniers que j'avais touchés en Guyenne, et je lui dis pour lors que j'avais reçu un million sur la Guyenne plus que je n'avais payé, et que je ne pouvais acquitter que par lesdites assignations que j'avais.

M. Colbert pourra peut-Ctre dire que je ne devais point prêter au Roi les deniers qui venaient de Guyenne, puisqu'ils étaient assignés, mais s'il pouvait se souvenir de ce qui se passa à Toulouse, et dont il entendit parler alors, et que je lui ai souvent redit depuis, je ne crois pas qu'il me pût condamner; voici comme la chose se passa :

M. le cardinal, après la pais de Toulouse», voulant faire diminuer les remises de tous les prùls du royaume, voulut, à quelque prix que ce soit, que je fisse faire ceux de Guyenne à 2 sols 9 deniers au lieu de S sols qu'on avait accoutumé ^; je lui en présentai

I. Dans «es Hémoires, Goarrjlle dit, ku conlraira, qa'il aiait ordonoi d'enroTer l'argent k la Rachefoacauld et dod à Bordeaux, et qu'il wuva par 1t IOO,MO Ui.: le ministre, inbroié, ddreodlt tout transport d'espteea.

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