‹ Archives de la BastilleChapitre 121 sur 137 · U PAUSE · texte numérisé non relu

U PAUSE

fait trois copies. On l'envoya auBsitdt à la Bastille, où il a tout confessé. l.es ambassadeurs avouent la chose; mais il ne se trouvera pas, disent-ils, que ce soient eux qui l'aient corrompu.

(State papek OFncs.)

LORS EOLLIS, AHBASUDEUH D'ARGLETEaBE, A SIE H. BERIIET. !1

pElri^ — iTTii leat.

la

Monsieur, un soua-commis du mioistÈre de M. de Lionne a été envoyé à la Bastille, et sera, selon toute apparence, mis à mort très-prompte ment, pour avoir découvert différenti-s choses à l'nmbassadeur d'Espagne, dont il a reçu de bonnes sommes; dans l'espoir d'en tirer autant des autres, il s'est offert à l'ambassadeur de Mantoue, qui l'a trahi, dit-on. (Stati pafbb office.)

(Traduit de Panglaù.)

ARRÊT DD COHSEIL.

Louis, etc., à nos amés et féaux le sieur Tardieu, notre conseiller et lieutenant criminel de la prév6lé et vicomte de Paris et autres nos conseillers tenant le siège présidial dudit lieu, salut : Sur l'avis qui nous fui, il y a quelque temps, donné que le nommé Louis La Pause, qui était employé par le sieur Bigorre, commis du sieur de Lionne, secrétaire d'ËUt, ayant le département des étrangers, a copié tant quelques-unes des dépêches que nous avons écrites l'année dernière à nos ministres au dehors, que de celles que le sieur de Lionne leur a aussi écrites par dos ordres, avait porté à quelques ambassadeurs el résidents des prioces étrangers quelques copies desdites lettres pour en tirer de l'argent, nous aurions enjoint, par notre ordre du 18 mars dernier, au sieur Chevallier du Guet de se transporter à la demeure dudît La Pause, de l'arrêter et de le conduire à nuire château de la Bastille. Ce qui fut ponctuellement exécuté, et parce que, depuis sa capture, nous avons su par le rapport qui nous a été fait du procès par vous fait audit La Pause, en conséquence de notre ordre du 19 dudit mois de mars dernier, qu'icelui La Pause était convaincu d'avoir mal usé de quelques copies qu'il a pu tirer, ù l'insu dudit Bigorre, de quelques-unes des lettres, des articles de quelques autres , ne pou-

ovGoo<^lc

Page 1