LA PAUSE
Tant les prendre entières , et même d'avoir falsifié quelqi desdtts articles, les ayaot voulu écrire de mémoire, et après ensuite avoir mis au net chez lui ce qu'il avait ainsi perfidement volé dans la chambre dudit Bigorre, d'avoir élé trouver chez eux les ministres étrangers pour leur offrir de leur bailler pour de l'argent lesdites copies , même d'en avoir reçu de quelques-uns et de leur avoir proposé de continuer à l'avenir ce commerce criminel; i ces cuses, parce qu'il importe extrêmement pour le hien de l'État et de notre service que semblables trahisons soient sévèrement punies, nous vous avons par ces présentes ordonné et ordonnons que, toutes affaires cessantes et postposées, vous procédiez incessam* ment au jugement dudit La Pause, présidialemect et eu dernier ressort, selon la rigueur de nos ordonnances, sur l'instruction qui en aura été parraite en vertu de nos ordonnances, eth cette fin, nous vous attribuons, en tant que besoin serait, toute cour, juridictiun et connaissance, et icelle interdisons à. tous nos autres juges. Voulons, à cette fin , que ledit La Pause soit transféré , sous bonne et sûre garde , de notre chAteau de la Bastille dans les prisons du grand CbAtelet, et que le jugement qui sera par vous contre lui rendu soit exécuté, nonobstant appel qui pourrait eo être interjeté , et autre opposition ou appellalion quelconque auxquelles nous vous défendons d'avoir aucun égard. Uonné & Paris, le 21 avril 1664. (Â.l.)
L'AKBASSADËUB SAGKEDO ai; doge de VENISE. Sérénissime prince, on a condamné mardi, à Paris, un copiste de Bigorre, le plus ancien des commis de M. de Lionne, pour avoir révélé à des étrangers les secrets du Roi. Ce malheureux allait dans le bureau de Bigorre transcrire sur des registres les lettres de S. M.; et, quand il se trouvait seul, il en copiait quelques feuilles pour lui, et en dérobait le contenu. Puis, suivant ce' qu'on voulait tirer de lui, il faisait des lettres de mémoire et d'après l'espèce des affaires qui lui restaient dans l'esprit. Il en résultait que beaucoup de ses rapports étaient incertains et trompeurs '. (Arcb. de Yenisk.) ( Traduit dt rHaliai.) pari», le 35 avril 166&.
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